Le diagnostic technique global (DTG) copropriété est l’un des outils les plus stratégiques pour anticiper les travaux et piloter la rénovation des immeubles collectifs. Pourtant, pendant des années, une barrière réglementaire a fermé l’accès à ces missions à une grande partie des diagnostiqueurs. GLOBAL’COPRO, réseau d’expertise bâtiment en copropriété, vient de changer la donne avec le lancement de GLOBAL’CONTRÔLE. Ce dispositif permet aux professionnels sans Bac+3 en bâtiment de réaliser des DTG et des projets de plan pluriannuel de travaux (PPPT), grâce à un mécanisme de co-signature avec un expert référencé et une assurance RC Pro dédiée. Une avancée majeure pour un marché en pleine structuration.
Sommaire :
- Qu’est-ce que le DTG en copropriété et qui peut le réaliser ?
- Pourquoi l’accès aux missions de DTG copropriété était-il limité ?
- Comment GLOBAL’CONTRÔLE élargit-il le marché du DTG ?
- Quels bénéfices concrets pour les copropriétés et les syndics ?
À retenir — DTG copropriété et le dispositif GLOBAL’CONTRÔLE
- La loi ALUR du 24 mars 2014 impose le DTG copropriété lors de la mise en copropriété de tout immeuble de plus de 10 ans.
- Seul un professionnel titulaire d’un Bac+3 en bâtiment peut légalement réaliser un DTG (art. L.731-2 CCH).
- GLOBAL’COPRO lance GLOBAL’CONTRÔLE : un diagnostiqueur sans Bac+3 réalise désormais un DTG via co-signature d’un expert référencé.
- Depuis le 1er janvier 2025, le PPPT est obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans (loi Climat et Résilience 2021).
- GLOBAL’CONTRÔLE élargit le vivier de professionnels qualifiés face à la forte croissance de la demande de DTG.
Qu’est-ce que le DTG en copropriété et qui peut le réaliser ?
Le Diagnostic Technique Global (DTG) est un audit complet de l’état d’un immeuble en copropriété. Instauré par la loi ALUR du 24 mars 2014, il est codifié aux articles L.731-1 à L.731-5 du Code de la construction et de l’habitation. Concrètement, ce document évalue l’état apparent des parties communes et des équipements collectifs. Il analyse les pathologies du bâtiment, la vétusté des installations et la performance énergétique. À partir de ces constats, il formule des préconisations de travaux chiffrées sur dix ans. Il constitue ainsi la base d’un diagnostic immobilier complet, indispensable pour orienter les décisions du syndicat des copropriétaires en assemblée générale.
Quand le DTG est-il obligatoire ?
Le DTG s’impose dans deux situations réglementaires précises :
- Lors de la mise en copropriété de tout immeuble construit depuis plus de 10 ans. Il doit alors être réalisé avant l’établissement du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division.
- Lorsqu’un immeuble est visé par une procédure d’insalubrité ou de péril, l’autorité administrative peut l’exiger.
En dehors de ces situations, les copropriétaires votent en assemblée générale pour décider de sa réalisation — une délibération devenue obligatoire depuis 2017 pour toutes les copropriétés françaises.
Quelles compétences sont exigées pour réaliser un DTG ?
La réglementation est stricte sur le profil du professionnel habilité. Il doit justifier d’un Bac+3 en bâtiment ou d’une certification équivalente, conformément à l’article L.731-2 du Code de la construction et de l’habitation. Il doit également souscrire une assurance RC Pro pour couvrir d’éventuelles erreurs, fautes ou omissions. Conséquence : de nombreux diagnostiqueurs immobiliers, malgré une solide expérience dans d’autres domaines d’expertise, ne pouvaient jusqu’à présent réaliser ces audits.
🁢 Comparatif DTG, PPPT et DPE collectif en copropriété
| Outil | Objet | Obligation | Qualification requise | Base légale |
|---|---|---|---|---|
| DTG — Diagnostic Technique Global | Audit technique global de l’immeuble | Obligatoire lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans ; vote en AG pour les autres cas | Bac+3 bâtiment ou certification équivalente + RC Pro | Loi ALUR du 24 mars 2014 — art. L.731-1 à L.731-5 CCH |
| PPPT — Projet de Plan Pluriannuel de Travaux | Programme de travaux planifié sur 10 ans | Obligatoire depuis le 1er janvier 2025 pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans | Bac+3 bâtiment ou certification équivalente + RC Pro | Loi Climat et Résilience du 22 août 2021, art. 171 |
| DPE collectif — Diagnostic de Performance Énergétique | Évaluation de la performance énergétique du bâtiment | Obligatoire pour les copropriétés de 50 lots et plus | Certification DPE | Décret n°2022-510 du 8 avril 2022 |
DTG, PPPT et DPE collectif : trois outils complémentaires pour la gestion patrimoniale d’une copropriété.
Pourquoi l’accès aux missions de DTG copropriété était-il limité ?
Le marché du DTG copropriété souffre d’un déséquilibre structurel. D’un côté, une demande en forte croissance. De l’autre, une offre de professionnels qualifiés insuffisante. La raison est simple : depuis le 1er janvier 2025, le plan pluriannuel de travaux (PPPT) est obligatoire pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans (loi Climat et Résilience du 22 août 2021, article 171). Or, le PPPT s’appuie largement sur les données issues du DTG. Sa généralisation a donc considérablement stimulé la demande pour ces missions.
Une barrière académique réelle
Nombreux sont les opérateurs de diagnostic immobilier parfaitement rompus aux réalités du terrain, mais qui ne possèdent pas le Bac+3 en bâtiment exigé par la réglementation. Un professionnel certifié DPE, habilité amiante ou plomb, ne peut légalement pas co-signer un DTG copropriété sans ce diplôme spécifique. Autrement dit, des techniciens aguerris se retrouvent exclus de missions qu’ils seraient, dans les faits, parfaitement capables de mener.
Un marché sous tension tarifaire et calendaire
Le coût d’un DTG varie de 900 € pour les petites copropriétés (moins de 3 lots) à plus de 3 000 € pour les ensembles de plus de 20 lots. La raréfaction des praticiens habilités alimente à la fois une pression sur les prix et des délais d’attente qui s’allongent. Pour les syndics souhaitant programmer ces missions avant une assemblée générale, la situation est souvent tendue. C’est précisément ce déséquilibre que GLOBAL’COPRO a décidé de corriger.
🁢 Accès aux missions de DTG copropriété selon le profil du diagnostiqueur
| Profil du diagnostiqueur | Avant GLOBAL’CONTRÔLE | Avec GLOBAL’CONTRÔLE |
|---|---|---|
| Titulaire d’un Bac+3 bâtiment + RC Pro | ✓ Mission DTG autorisée en autonomie | ✓ Mission DTG autorisée en autonomie |
| Certification de qualification professionnelle équivalente + RC Pro | ✓ Mission DTG autorisée en autonomie | ✓ Mission DTG autorisée en autonomie |
| Diagnostiqueur expérimenté sans Bac+3 bâtiment | ✗ Mission DTG interdite | ✓ Mission DTG autorisée via co-signature d’un expert référencé |
| Diagnostiqueur certifié DPE uniquement | ✗ Mission DTG interdite | ✓ Mission DTG autorisée via co-signature d’un expert référencé |
GLOBAL’CONTRÔLE élargit l’accès aux missions de DTG copropriété grâce à un mécanisme de co-signature encadré par une assurance RC Pro dédiée.
Comment GLOBAL’CONTRÔLE élargit-il le marché du DTG en copropriété ?
C’est pour répondre à ce déséquilibre que GLOBAL’COPRO lance GLOBAL’CONTRÔLE. Le dispositif repose sur deux piliers indissociables : la co-signature par un expert référencé du réseau, et une assurance RC Pro entièrement dédiée à ces missions.
Le mécanisme de co-signature entre expert et diagnostiqueur
Concrètement, un diagnostiqueur immobilier ne disposant pas d’un diplôme de niveau Bac+3 peut désormais intervenir sur le terrain. Il réalise les visites, effectue les relevés et examine l’état apparent des parties communes et des équipements collectifs. Pour mener à bien sa mission, il collabore avec un expert référencé par GLOBAL’COPRO, qui possède les qualifications requises et assure la validation ainsi que la cosignature du rapport final. Cette organisation permet d’élargir l’accès à ces missions à davantage de professionnels, tout en maintenant un cadre de contrôle destiné à garantir la qualité technique et le respect des obligations déontologiques.
Une assurance dédiée, gage de sécurité pour tous
Second pilier, tout aussi essentiel : une assurance RC Pro spécialement conçue pour ces missions en co-signature. Elle couvre l’expert référencé et le diagnostiqueur partenaire en cas de sinistre ou de contentieux. Pour les syndicats des copropriétaires, c’est une garantie supplémentaire sur la qualité des DTG et PPPT produits dans ce cadre.

Quels bénéfices concrets pour les copropriétés et les syndics ?
L’impact de GLOBAL’CONTRÔLE dépasse le seul cercle des diagnostiqueurs immobiliers. Syndics, conseils syndicaux et copropriétaires bénéficient tous de cet élargissement du marché.
Plus de professionnels disponibles, des délais réduits
En élargissant le nombre de praticiens habilités, GLOBAL’CONTRÔLE contribue à fluidifier le marché. Les copropriétés en attente d’un audit — notamment celles qui doivent constituer un PPPT avant leur prochaine assemblée générale — pourront être prises en charge plus rapidement. À terme, la concurrence élargie devrait aussi faire baisser la pression tarifaire.
Une montée en compétences du secteur diagnostic
Pour les diagnostiqueurs partenaires, le bénéfice est double. D’abord, une montée en compétences concrète : travailler aux côtés d’un expert, c’est acquérir un savoir-faire en réhabilitation du bâti et en gestion patrimoniale que la formation initiale ne procure pas toujours. Ensuite, un véritable tremplin vers l’autonomie complète pour ceux qui souhaitent obtenir la qualification requise.
Un carnet d’entretien de l’immeuble mieux alimenté
Le DTG produit dans ce cadre alimente directement le carnet d’entretien de l’immeuble. Couplé au PPPT obligatoire depuis 2025, il offre aux copropriétaires une feuille de route structurée pour prioriser rénovation thermique et transition énergétique. En parallèle, il oriente l’utilisation du fonds de travaux, outil de financement obligatoire depuis la loi ALUR — préservant ainsi la valeur vénale du patrimoine immobilier collectif.
Le lancement de GLOBAL’CONTRÔLE marque un tournant dans l’organisation du marché du DTG copropriété. En associant co-signature experte et assurance dédiée, ce dispositif concilie mise en conformité réglementaire et élargissement de l’offre de techniciens qualifiés. Pour les syndics et les copropriétaires, c’est la promesse d’audits techniques plus accessibles — sans compromis sur la rigueur ni sur la traçabilité des expertises.

