Le marché de l’immobilier neuf continue de se corriger. Le baromètre des prix de septembre 2026, publié par le portail Trouver-un-logement-neuf.com sur 79 villes françaises, est sans ambiguïté : 68,4 % des villes analysées affichent un recul du prix moyen d’un trois-pièces neuf. Le prix moyen national tombe à 318 014 €, contre 326 137 € six mois plus tôt. Pourtant, derrière cette tendance baissière se cache une réalité bien plus nuancée. Les prix restent extrêmement volatils d’une ville à l’autre, capables de plonger ou de s’envoler de plus de 15 % en seulement six mois. Entre PACA en première ligne des corrections et quelques villes en forte résistance, le marché du neuf dessine une carte fragmentée. Acheteurs et investisseurs ont tout intérêt à la décrypter.
Sommaire :
- La correction des prix immobilier neuf s’accélère à l’échelle nationale
- Pourquoi les prix du neuf restent-ils si volatils d’une ville à l’autre ?
- Quelles régions concentrent les baisses les plus fortes ?
- Prix du neuf : quels sont les marchés les plus et les moins accessibles ?
À retenir — Prix immobilier neuf septembre 2026
- En septembre 2026, 68,4 % des villes analysées affichent un recul du prix moyen d’un T3 neuf.
- Le prix moyen national d’un T3 neuf chute à 318 014 €, soit -2,49 % en six mois.
- En PACA, la baisse moyenne atteint -6,77 %, avec La Ciotat en tête à -18,37 %.
- L’écart entre Paris (878 000 €) et Bourg-en-Bresse (190 400 €) atteint 687 600 € en septembre 2026.
- Bihorel (+32,90 %) et Brest (+17,12 %) progressent fortement malgré la tendance nationale baissière.

La correction des prix immobilier neuf s’accélère à l’échelle nationale
Un recul qui s’amplifie depuis le printemps
La rentrée 2026 ne marque aucun rebond. Au contraire, le mouvement baissier s’accélère. Le baromètre de Trouver-un-logement-neuf.com le confirme : 54 villes sur 79 affichent une baisse du prix moyen d’un T3 neuf, contre seulement 25 en progression.
Les chiffres sont clairs. Le prix moyen national s’établit à 318 014 € en septembre 2026, contre 326 137 € en mars. C’est une baisse de 2,49 % en six mois. Le prix médian suit la même pente, reculant de 1,69 % pour atteindre 290 000 €. Ce mouvement prolonge la dynamique déjà visible au printemps, lorsque 63 % des villes du précédent baromètre enregistraient déjà un recul.
Moins d’offre, mais des prix qui baissent quand même
On pourrait s’attendre à ce que la rareté de l’offre soutienne les prix. C’est pourtant l’inverse qui se produit. L’offre disponible reste limitée, mais les promoteurs ajustent malgré tout leurs tarifs — notamment sur les dernières disponibilités des programmes en fin de commercialisation. Objectif : relancer des ventes freinées par des taux d’emprunt encore élevés.
Dans ce contexte, le PTZ (prêt à taux zéro) joue un rôle clé. Prolongé et élargi depuis 2024, il reste le principal levier d’accession au logement neuf pour les primo-accédants éligibles. Son impact varie toutefois fortement selon les territoires, en particulier dans les villes de taille moyenne où les prix du neuf restent sous les seuils d’éligibilité.
Prix immobilier neuf — Évolution nationale en six mois (mars → septembre 2026)
| Indicateur | Mars 2026 | Septembre 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Prix moyen T3 neuf | 326 137 € | 318 014 € | -2,49 % |
| Prix médian T3 neuf | ~294 900 € | 290 000 € | -1,69 % |
| Villes en baisse | 63 % | 68,4 % | ↑ en hausse |
| Villes en hausse | 37 % | 31,6 % | ↓ en recul |
Source : Baromètre Trouver-un-logement-neuf.com — Prix relevés le 28/09/2026 sur 79 villes
Pourquoi les prix du neuf restent-ils si volatils d’une ville à l’autre ?
Nice perd 14 %, Brest gagne 17 % : la même période, des résultats opposés
La moyenne nationale ne dit pas tout. Derrière elle se cachent des mouvements parfois spectaculaires. Nice en est l’exemple le plus frappant. Au printemps, la capitale de la Côte d’Azur affichait +24,25 %, avec un T3 moyen à 607 600 €. Six mois plus tard, elle enregistre -14,43 %, à 522 400 €. Un retournement de près de 40 points en un semestre.
À l’opposé, Brest réalise le chemin inverse. La ville reculait de 7,90 % au printemps. Elle progresse désormais de +17,12 %, à 305 300 €. La Rochelle passe de +6,35 % à -3,15 %. Saint-Laurent-du-Var de +7,13 % à -7,44 %.
Comment expliquer de tels écarts ? Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com, apporte la réponse : « Ces retournements en seulement six mois montrent à quel point le prix moyen du neuf peut être volatil lorsque l’offre est réduite. À Nice comme à Brest, quelques opérations peuvent modifier sensiblement le niveau de prix observé. Il ne faut donc pas nécessairement y voir un retournement brutal du marché, mais plutôt le reflet d’une offre qui évolue rapidement, avec des programmes aux positionnements et aux prix très différents. »
Pourquoi si peu de programmes suffisent à tout changer
Le mécanisme est simple. Dans de nombreuses villes, seuls cinq ou six programmes neufs sont actifs simultanément. L’arrivée d’une résidence haut de gamme tire la moyenne vers le haut. À l’inverse, la mise en vente de logements plus abordables — ou les remises sur les derniers lots disponibles — la fait plonger.
Résultat : les évolutions du baromètre de septembre 2026 s’échelonnent entre -18,37 % à La Ciotat et +32,90 % à Bihorel, dans la Seine-Maritime. Un écart de plus de 50 points de pourcentage. Cette amplitude témoigne de la fragmentation croissante du marché immobilier neuf en France.
Top 10 des plus fortes hausses de prix immobilier neuf en France — Septembre 2026
| Rang | Localité | Prix T3 mars 2026 | Prix T3 sept. 2026 | Variation 6 mois |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Bihorel (76) | 220 400 € | 294 700 € | +32,90 % |
| 2 | Brest (29) | 260 600 € | 305 300 € | +17,12 % |
| 3 | Agde (34) | 257 200 € | 283 600 € | +10,21 % |
| 4 | Dijon (21) | 324 800 € | 354 000 € | +8,95 % |
| 5 | Bordeaux (33) | 375 600 € | 391 700 € | +4,24 % |
| 6 | Aix-en-Provence (13) | 412 300 € | 426 000 € | +3,51 % |
| 7 | Dunkerque (59) | 243 700 € | 251 600 € | +3,20 % |
| 8 | Lyon (69) | 444 800 € | 459 200 € | +3,20 % |
| 9 | Bezons (95) | 272 600 € | 280 000 € | +2,76 % |
| 10 | Paris (75) | 858 500 € | 878 000 € | +2,16 % |
Quelles régions concentrent les baisses les plus fortes ?
PACA : une correction deux fois plus forte que la moyenne nationale
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’impose comme l’épicentre de la correction. Trois villes sur quatre enregistrent une baisse, pour une évolution moyenne de -6,77 % — soit plus du double de la moyenne nationale.
Top 10 des plus fortes baisses de prix immobilier neuf en France — Septembre 2026
| Rang | Localité | Prix T3 mars 2026 | Prix T3 sept. 2026 | Variation 6 mois |
|---|---|---|---|---|
| 1 | La Ciotat (13) | 471 300 € | 384 700 € | -18,37 % |
| 2 | Nice (06) | 607 600 € | 522 400 € | -14,43 % |
| 3 | Bruges (33) | 388 900 € | 333 000 € | -14,30 % |
| 4 | Le Mans (72) | 315 400 € | 271 800 € | -13,62 % |
| 5 | Villeurbanne (69) | 339 100 € | 301 400 € | -11,53 % |
| 6 | Metz (57) | 300 700 € | 267 900 € | -10,86 % |
| 7 | Saint-Julien-en-Genevois (74) | 585 200 € | 522 300 € | -10,66 % |
| 8 | Biscarrosse (40) | 344 600 € | 309 200 € | -10,09 % |
| 9 | Marseille (13) | 393 600 € | 355 800 € | -9,58 % |
| 10 | Rouen (76) | 292 800 € | 265 600 € | -9,42 % |
Source : Baromètre Trouver-un-logement-neuf.com — Prix moyens d’un trois-pièces calculés le 28/09/2026 parmi les localités ayant au moins 5 programmes neufs en commercialisation
Le littoral méditerranéen concentre les corrections les plus sévères de France :
- La Ciotat (13) : -18,37 %, de 471 300 € à 384 700 €
- Nice (06) : -14,43 %, à 522 400 €
- Marseille (13) : -9,58 %, à 355 800 €
- Toulon (83) : -8,44 %
- Saint-Laurent-du-Var (06) : -7,44 %
La situation n’est toutefois pas uniforme. Aix-en-Provence progresse de +3,51 % et Vitrolles de +1,61 %. La preuve que la composition locale de l’offre peut, dans certains cas, inverser la tendance régionale.
Rhône-Alpes et Pays de la Loire : la vague gagne le nord
La correction ne se limite pas au Sud. En Rhône-Alpes, 14 villes sur 16 sont en recul — soit 87,5 % de l’échantillon. La baisse moyenne régionale atteint -2,97 %. Les chutes les plus marquées :
- Villeurbanne : -11,53 %, à 301 400 €
- Saint-Julien-en-Genevois : -10,64 %, à 522 300 €
- Annecy : -6,17 %
- Vaulx-en-Velin : -6,14 %
Seul Lyon intra-muros résiste, avec +3,20 %, à 459 200 €. En Pays de la Loire, quatre villes sur cinq sont en baisse, pour une évolution moyenne de -5,07 %. Le Mans chute de -13,62 % et Angers recule encore de -6,89 %, après -7,7 % au printemps.
Île-de-France : Paris résiste, mais la majorité recule
La région capitale n’échappe pas au mouvement. En Île-de-France, 16 communes sur 24 sont orientées à la baisse. Les corrections les plus fortes touchent :
- Sartrouville : -8,92 %
- Nanterre : -8,05 %
- Issy-les-Moulineaux : -6,43 %
Paris, en revanche, progresse légèrement (+2,16 %), à 878 000 €. Puteaux aussi (+0,78 %), à 630 900 €. Ces exceptions confirment la règle : la tendance est baissière, mais son intensité dépend avant tout des marchés locaux et des programmes disponibles.
Prix immobilier neuf par région — Tableau comparatif, septembre 2026
| Région | Villes en baisse | Évolution moyenne | Ville la plus touchée | Baisse max. |
|---|---|---|---|---|
| PACA | 75 % | -6,77 % | La Ciotat | -18,37 % |
| Pays de la Loire | 4/5 (80 %) | -5,07 % | Le Mans | -13,62 % |
| Rhône-Alpes | 14/16 (87,5 %) | -2,97 % | Villeurbanne | -11,53 % |
| Île-de-France | 16/24 (67 %) | Variable | Sartrouville | -8,92 % |
| National | 54/79 (68,4 %) | -2,49 % | La Ciotat | -18,37 % |
Prix du neuf : quels sont les marchés les plus et les moins accessibles ?
878 000 € à Paris, 190 400 € à Bourg-en-Bresse : une France à deux vitesses
La baisse générale des prix ne gomme pas les disparités. Bien au contraire. Paris reste de loin la ville la plus chère du baromètre, avec un T3 neuf à 878 000 € en moyenne. Elle est suivie par Puteaux (630 900 €), Issy-les-Moulineaux (550 000 €), Nice (522 400 €) et Antibes (441 800 €).
À l’opposé, Bourg-en-Bresse (01) affiche le prix le plus accessible : 190 400 €. Devant La Roche-sur-Yon (203 900 €), Angers (210 900 €), Le Havre (216 500 €) et Le Mans (217 500 €).
L’écart entre les deux extrêmes atteint 687 600 €. Autrement dit, avec le budget d’un seul T3 parisien, on peut en acheter plus de quatre à Bourg-en-Bresse.
Le territoire, premier déterminant du prix immobilier neuf
Cette réalité illustre une vérité fondamentale : le prix immobilier neuf dépend avant tout de la localisation. Dans un contexte où le marché du logement neuf reste sous pression, la géographie du prix devient un critère décisif. Pour un même type de logement — un trois-pièces neuf — le prix au m² neuf peut varier de plusieurs centaines de milliers d’euros d’une ville à l’autre. Cette disparité pose la question des dispositifs d’aide à l’accession dans les zones tendues, et ouvre des opportunités d’investissement locatif dans les marchés où la correction crée des points d’entrée attractifs.
Par ailleurs, le PTZ (prêt à taux zéro) reste un levier essentiel pour les primo-accédants. Prolongé jusqu’en 2027 et élargi à l’ensemble du territoire pour les logements neufs collectifs, il permet de financer jusqu’à 50 % de l’achat selon les revenus.
Top 5 des villes les plus chères et les moins chères — Prix immobilier neuf (T3, septembre 2026)
| Rang | Villes les plus chères | Prix T3 sept. 2026 | Villes les moins chères | Prix T3 sept. 2026 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Paris (75) | 878 000 € | Bourg-en-Bresse (01) | 190 400 € |
| 2 | Puteaux (92) | 630 900 € | La Roche-sur-Yon (85) | 203 900 € |
| 3 | Issy-les-Moulineaux (92) | 550 000 € | Angers (49) | 210 900 € |
| 4 | Nice (06) | 522 400 € | Le Havre (76) | 216 500 € |
| 5 | Antibes (06) | 441 800 € | Le Mans (72) | 217 500 € |
Source : Baromètre Trouver-un-logement-neuf.com — Prix moyens d’un trois-pièces calculés le 28/09/2026
Conclusion
En septembre 2026, le marché immobilier neuf confirme une tendance de fond : il n’existe plus un marché national homogène, mais une mosaïque de marchés locaux. Si la baisse domine, parfois fortement en PACA ou dans les Pays de la Loire, certaines villes résistent quand d’autres affichent encore de nettes hausses. Dans ce contexte, la moyenne nationale ne suffit plus : acheteurs comme investisseurs doivent désormais raisonner territoire par territoire pour identifier les vraies opportunités… et éviter les marchés les plus exposés.

