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Achat-Vente

Transactions immobilières 2025 : que révèle le bilan CENTURY 21 ?

Transactions immobilières 2025 : que révèle le bilan CENTURY 21 ?

Le marché immobilier ancien retrouve des couleurs en 2025. Selon le bilan annuel publié par CENTURY 21 France le 5 janvier 2026, les transactions immobilières 2025 atteignent près de 945 000 ventes, contre 845 000 en 2024. Cette hausse de 11,6% marque un tournant après plusieurs années de crise. Pourtant, le niveau reste inférieur de 13,5% à celui de 2019, dernière année « normale » avant les chocs successifs du Covid, de la guerre en Ukraine et de l’inflation. Les prix augmentent légèrement (+1,4%), les délais de vente s’allongent et la résidence principale domine désormais les acquisitions. Comment expliquer ce retour à l’équilibre ? Quelles sont les perspectives pour 2026 ?


Sommaire :


À retenir – Transactions immobilières 2025

  • 945 000 ventes en 2025, soit +11,6 % par rapport à 2024.
  • Les prix progressent de seulement 1,4 % et restent maîtrisés.
  • La résidence principale représente 68,3 % des acquisitions.
  • Le DPE impacte fortement les prix : jusqu’à +36 % ou -21 % selon l’étiquette.
  • Toutes les régions françaises affichent une hausse des volumes.

Pourquoi les transactions immobilières 2025 repartent-elles à la hausse ?

Un rebond net après deux années difficiles

Le marché immobilier de l’ancien retrouve de la vigueur en 2025. Ainsi, le réseau CENTURY 21 enregistre une progression de 11,6% des volumes de vente sur l’ensemble du territoire national. Les transactions de maisons augmentent de 11,7% et celles d’appartements de 11,4%. À l’échelle nationale, le nombre de transactions passe d’environ 845 000 en 2024 à près de 945 000 en 2025. Ce redémarrage intervient après une séquence de chocs successifs : pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, explosion des prix de l’énergie et remontée brutale des taux d’intérêt.

Charles Marinakis, Président de CENTURY 21 France, souligne que « ce marché a encore fait la preuve de sa capacité à s’autoréguler ». Par rapport à 2019, dernière année « normale » avec 1 087 000 transactions, le marché reste en retrait d’environ 13,5%. Toutefois, au regard de la hausse des taux et des prix depuis 2019, cet écart aurait pu être bien plus important.

Le PTZ, un levier de solvabilisation décisif

Le Prêt à Taux Zéro a joué un rôle majeur dans cette reprise des transactions immobilières 2025. Selon CENTURY 21, plus de 12 milliards d’euros de PTZ ont accompagné les achats de logements par rapport à 2019. Ce dispositif a véritablement solvabilisé les ménages primo-accédants. Les Français ont également mobilisé leur épargne personnelle pour réaliser leurs projets immobiliers, compensant ainsi en partie la hausse des taux d’emprunt.

Comment évoluent les prix et les délais de vente en 2025 ?

Des prix en légère hausse mais maîtrisés

Les prix du marché immobilier ancien progressent modérément en 2025. Le prix moyen au mètre carré s’établit à 2 510 € pour les maisons (+1,4% sur 12 mois) et à 4 192 € pour les appartements (+1,4% sur 12 mois). Le montant moyen d’une acquisition atteint 273 530 € pour une maison (+3,5 %) et 230 915 € pour un appartement (+2,6 %).

Par rapport à 2019, les hausses de prix sont significatives. Le prix moyen au m² des appartements était de 3 639 € en 2019 contre 4 192 € en 2025, soit +15,2%. Pour les maisons, on passe de 2 106 € en 2019 à 2 510 € en 2025, soit +19,2%. Cette progression reste néanmoins contenue et témoigne d’un marché qui s’autorégule sans emballement spéculatif.

Évolution des prix et délais de vente en France (2025 vs 2019)
Évolution des prix et délais de vente en France (2025 vs 2019)

Des délais de vente plus longs qu’avant la crise

Les transactions immobilières 2025 prennent plus de temps à se conclure. Les maisons se vendent en moyenne en 101 jours (+3 jours sur un an) et les appartements en 97 jours (stable). La superficie moyenne achetée est de 113,9 m² pour les maisons (+0,9 m²) et 57,5 m² pour les appartements (+0,1 m²).

En 2019, les délais de vente étaient nettement plus courts : 90 jours pour les maisons et 87 jours pour les appartements. Cet allongement traduit un changement de comportement. Désormais, les acheteurs prennent davantage le temps de comparer les biens et de négocier les prix. Le financement par emprunt concerne 81,3% des acquisitions (+0,6%) avec une durée moyenne de crédit de 21,8 ans.

Quelles tendances observe-t-on à Paris et en Île-de-France ?

Paris : une reprise modérée mais rationnelle

À Paris, où le marché est exclusivement composé d’appartements, les transactions immobilières 2025 progressent de 3,9% sur un an. Le prix moyen atteint 9 557 €/m² (+2,6%), un niveau inférieur de 5% à celui de 2019 où il s’établissait à 10 062 €/m². Les délais de vente s’allongent significativement : 95 jours aujourd’hui contre 61 jours en 2019, soit +34 jours supplémentaires.

La structure des acquisitions parisiennes évolue profondément. La résidence principale représente désormais 68,3% des achats (+9,6%), tandis que la résidence secondaire chute à 7,6% (-31,5%) et l’investissement locatif recule à 23,9% (-9,8%). En 2019, l’investissement locatif représentait 31% des ventes. Cette baisse de 22,9% constitue un signal fort pour un marché locatif parisien déjà en très forte pénurie.

Île-de-France : des écarts entre maisons et appartements

En région parisienne, la reprise des transactions immobilières 2025 est franche avec +12,9% pour les maisons et +11,4% pour les appartements. Toutefois, les dynamiques divergent nettement entre les deux segments. Le prix moyen au m² des maisons s’établit à 3 478 € (-0,2%) tandis que celui des appartements atteint 4 582 € (+3,8%).

Les délais de vente confirment cet écart. Les appartements franciliens gagnent en fluidité avec 94 jours de délai moyen (-6 jours). Les maisons, elles, se vendent plus lentement en 102 jours (+7 jours). Le marché de la maison devient plus exigeant en termes de niveau de prix, de travaux à prévoir, de localisation et de performance énergétique. La résidence principale représente 77,8% des acquisitions franciliennes (+2%), tandis que l’investissement locatif recule à 20,8% (-7,1%).

Quelles régions tirent les transactions immobilières 2025 ?

Toutes les régions en progression

L’année 2025 se distingue par un signal particulièrement positif : toutes les régions françaises affichent une hausse des volumes de transactions. Les locomotives du marché sont les Hauts-de-France (+15,2%), les Pays de la Loire (+12,8%), l’Île-de-France (+12%) et la Nouvelle-Aquitaine (+11,1%).

Progression des transactions immobilières 2025 par région
Progression des transactions immobilières 2025 par région

Un second groupe dynamique suit avec le Centre-Val de Loire (+9,5%), Auvergne-Rhône-Alpes (+9%), Bourgogne-Franche-Comté (+8,3%), PACA (+7,9%), Normandie (+6,2%), Bretagne (+6%) et Occitanie (+5,5%). Le Grand Est (+3,6%) progresse également, à un rythme plus modéré.

Des disparités départementales marquées

Au sein de l’Île-de-France, les écarts entre départements sont significatifs. Les Hauts-de-Seine (+29,7%) et la Seine-et-Marne (+16,7%) sont les plus dynamiques en volume. À l’inverse, la Seine-Saint-Denis affiche une reprise plus modeste avec seulement +4,3%.

Sur les prix, les évolutions divergent fortement. Dans l’Essonne, les prix reculent tant sur les maisons (3 143 €/m², -1,8%) que sur les appartements (3 016 €/m², -3,1%). Les Yvelines progressent sur les deux segments : 4 020 €/m² pour les maisons (+1,9%) et 4 520 €/m² pour les appartements (+5,5%). Dans les Hauts-de-Seine, le marché se dédouble : les maisons corrigent (5 708 €/m², -8,6%) tandis que les appartements poursuivent leur hausse (6 990 €/m², +2,9%).

Quel est l’impact du DPE sur les transactions immobilières 2025 ?

Une surcote pour les logements performants

Le Diagnostic de Performance Énergétique pèse désormais directement sur les prix de vente. Selon CENTURY 21, plus un logement est performant énergétiquement, plus sa valeur augmente. Par rapport à une étiquette D prise comme référence, les logements classés A ou B affichent une surcote de +34% pour les maisons et +36% pour les appartements. Les biens classés C conservent un avantage marqué de +16% pour les maisons et +15% pour les appartements.

Une décote croissante pour les passoires thermiques

À l’inverse, les logements énergivores subissent une décote qui s’accentue. Dès l’étiquette E, les maisons perdent 10% de leur valeur et les appartements 6%. Pour les étiquettes F et G, qualifiées de « passoires thermiques », la décote atteint -21% sur les maisons et -9% sur les appartements.

Cette différenciation s’explique par deux facteurs : le coût des travaux de rénovation énergétique que l’acheteur devra engager, et les contraintes réglementaires qui pèsent sur la mise en location de ces biens. La performance énergétique devient ainsi un facteur de valorisation à part entière dans les transactions immobilières 2025.

Quelles perspectives pour le marché immobilier en 2026 ?

Un scénario de stabilité privilégié

Pour 2026, CENTURY 21 anticipe une poursuite du rythme actuel avec un niveau de transactions élevé et stable. Selon le réseau, un marché qui tourne de façon régulière est plus sain pour l’ensemble des acteurs et plus lisible pour les ménages. L’activité a repris en 2025 malgré un contexte politique instable. Ce qui confirme que le moteur principal du marché reste la demande des ménages et les conditions de financement.

Deux conditions déterminantes

Deux facteurs conditionneront la dynamique de 2026. D’abord, la stabilité de l’inflation. Puisqu’une inflation qui repartirait à la hausse entraînerait mécaniquement une remontée des taux de crédit immobilier. Le premier facteur susceptible d’enrayer la reprise. Ensuite, la maîtrise de la hausse des prix : la reprise de 2025 a tenu au fait que les prix sont restés contenus.

En revanche, le bilan met en lumière un point d’alerte majeur. La baisse de l’investissement locatif, combinée à l’effondrement de la production de logements neufs, renforce la tension sur l’offre locative.

Charles Marinakis avertit : « Sans mesures favorables des pouvoirs publics au retour des investisseurs, la sortie de la crise locative s’éloigne, pénalisant durement les ménages et leur mobilité professionnelle. »

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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