Aller au contenu

Achat-Vente

Vente immobilière entre particuliers : l’étude iad révèle les pièges

Vente immobilière entre particuliers : l’étude iad révèle les pièges

Vendre seul son bien immobilier pour économiser les frais d’agence ? L’idée séduit un Français sur trois. Mais la réalité rattrape vite les vendeurs. Selon une étude exclusive iad/Selvitys publiée le 12 février 2026, 85 % des particuliers ayant vendu en PAP ont rencontré des difficultés imprévues. Pire : 98 % expriment des regrets. Estimation hasardeuse, stress des négociations, complexité juridique… Les pièges de la vente immobilière entre particuliers sont nombreux. Cette enquête menée auprès de 1 000 Français révèle l’écart entre les attentes et le vécu réel. Décryptage.


Sommaire :


À retenir – Vente immobilière entre particuliers : les enseignements de l’étude iad

  • 85% des vendeurs en PAP rencontrent au moins une difficulté imprévue.
  • 98% des vendeurs autonomes expriment des regrets après leur vente.
  • 9 vendeurs accompagnés sur 10 n’éprouvent aucun regret.
  • 74% des Français privilégient la tranquillité d’esprit apportée par un professionnel.
  • 46% estiment le juste niveau d’honoraires entre 3 et 5% du prix de vente.

Pourquoi la vente immobilière entre particuliers attire-t-elle encore les Français ?

L’économie des frais d’agence : motivation numéro un

La vente immobilière entre particuliers séduit d’abord pour des raisons financières. En effet, l’étude iad/Selvitys publiée le 12 février 2026 le confirme. 60% des vendeurs en PAP souhaitent avant tout économiser les honoraires d’agence. Cette motivation domine largement les autres considérations.

Concrètement, les commissions des agences traditionnelles représentent en moyenne 5 à 7% du prix de vente. Ainsi, sur un bien à 300 000 euros, l’économie potentielle atteint 15 000 à 21 000 euros. Ce calcul pousse donc un tiers des Français (32%) à tenter l’aventure en solo.

Pourquoi les Français choisissent la vente immobilière entre particuliers

Une confiance excessive dans ses propres capacités

Au-delà de l’aspect financier, d’autres motivations apparaissent. L’enquête a interrogé 1 000 Français ayant vendu un bien au cours des cinq dernières années. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

Une part significative des vendeurs — 35% — considère que la transaction entre particuliers reste réalisable sans intermédiaire. Près de 29% souhaitent conserver la maîtrise de chaque étape du processus. De leur côté, 15% jugent les outils en ligne suffisants pour conduire leur projet, tandis que 24% déclarent disposer déjà d’un acquéreur potentiel dans leur entourage. La multiplication des plateformes d’annonces nourrit cette confiance. Toutefois, elle masque la complexité réelle d’une transaction immobilière.

Des expériences passées qui pèsent dans la balance

L’étude révèle également d’autres facteurs. Ainsi, 14% des vendeurs ont été influencés par une mauvaise expérience passée avec un professionnel. De plus, 15% expriment un manque de confiance envers les agents immobiliers. Ces facteurs émotionnels alimentent une vision simplifiée du processus de vente.

Olivier Descamps, Directeur Général d’iad France, analyse la situation : « L’intention est souvent rationnelle : économiser, mais le vécu est profondément émotionnel : incertitudes, peur de se tromper, charge mentale. »

Quelles difficultés rencontrent les vendeurs en PAP ?

L’estimation du prix : premier obstacle majeur

La vente immobilière entre particuliers achoppe souvent dès la première étape. En effet, l’étude iad révèle un chiffre significatif. 37% des vendeurs ont eu du mal à évaluer le juste prix de leur bien.

Sans expertise du marché local, fixer un prix cohérent relève du défi. De même, les vendeurs n’accèdent pas aux données de transactions comparables. Par conséquent, un bien surévalué reste des mois sans acquéreur. À l’inverse, un prix trop bas entraîne une perte financière significative. Cette difficulté a des conséquences directes. Ainsi, 59% des vendeurs en PAP se disent finalement insatisfaits du prix final obtenu.

Les obstacles majeurs des vendeurs en PAP
Les obstacles majeurs des vendeurs en PAP

La gestion administrative et juridique : un parcours semé d’embûches

Les aspects réglementaires constituent le deuxième écueil majeur. En effet, 28% des vendeurs peinent à rassembler les documents obligatoires. De même, 27% éprouvent des difficultés à gérer les diagnostics techniques ou les aspects juridiques.

La liste des diagnostics obligatoires s’allonge régulièrement. Elle comprend notamment le DPE, le diagnostic amiante, l’état de l’installation électrique et le contrôle de l’assainissement. Or, toute erreur ou omission peut entraîner l’annulation de la vente. Elle peut également exposer le vendeur à des poursuites ultérieures. C’est pourquoi 68% des Français accordent une forte valeur à la sécurisation juridique. Un professionnel leur apporte cette garantie.

La négociation et les visites : sources de stress

La vente immobilière entre particuliers génère également une charge mentale importante. L’étude le démontre clairement. D’une part, 23% des vendeurs subissent stress et pression lors des négociations avec les acquéreurs. D’autre part, le même pourcentage (23%) peine à organiser les visites de manière efficace. Par ailleurs, 19% déclarent avoir consacré beaucoup plus de temps que prévu à leur vente. Ces difficultés s’accumulent. Elles expliquent pourquoi 85% des vendeurs en PAP rencontrent au moins un obstacle imprévu.

Claudine, vendeuse ayant finalement fait appel à un conseiller iad, témoigne : « Des visites qui s’enchaînent, des questions toujours plus techniques… Très vite, je réalise n’avoir pas les bonnes réponses ou compétences alors la vente devient source de stress plutôt qu’un projet de vie. »

Quels regrets expriment les vendeurs ayant choisi l’autonomie ?

Un bilan quasi unanimement négatif

Le verdict est sévère. 98% des vendeurs en PAP déclarent avoir été confrontés à des difficultés ou des insatisfactions. La vente immobilière entre particuliers laisse donc des traces durables. Avec le recul, la quasi-totalité exprime au moins un regret. Cette expérience sans accompagnement professionnel marque les esprits.

Olivier Descamps souligne ce constat : « L’étude révèle très clairement qu’il existe un écart profond entre ce que les Français imaginent lorsqu’ils choisissent de vendre seuls et ce qu’ils vivent réellement. »

Les principaux regrets après une vente immobilière entre particuliers
Les principaux regrets après une vente immobilière entre particuliers

Stress, temps perdu et prix décevant

Les regrets se concentrent sur quatre aspects principaux. L’institut Selvitys les a mesurés avec précision.

Tout d’abord, le stress généré arrive en tête. Il concerne 73% des vendeurs. Ensuite, 63% regrettent le temps consacré à leur vente. Par ailleurs, 59% se montrent insatisfaits du prix final obtenu. Enfin, 58% déplorent une durée de vente trop longue. Ces chiffres illustrent l’écart entre les attentes initiales et la réalité vécue.

Sébastien Palcani, conseiller immobilier iad à Vitry-sur-Orne (57), confirme cette analyse : « Beaucoup de clients commencent seuls, avec l’envie de maîtriser leur vente et de simplifier les choses. Mais très vite, les questions s’accumulent, le stress monte et la charge mentale devient lourde. »

Un contraste frappant avec les vendeurs accompagnés

À l’inverse, les vendeurs ayant fait appel à un professionnel affichent un bilan radicalement différent. Les chiffres le prouvent. Parmi les 68% de Français accompagnés ces cinq dernières années, près de 9 sur 10 n’éprouvent aucun regret. Mieux encore, plus de 8 sur 10 confieraient une prochaine vente à leur conseiller. La vente immobilière entre particuliers souffre donc de la comparaison.

Olivier Descamps précise : « La différence n’est pas seulement dans le résultat final, mais dans la façon dont les vendeurs vivent leur parcours. Vendre un bien immobilier est un moment charnière, un projet de vie. »

Quelle valeur les Français accordent-ils à l’accompagnement professionnel ?

La tranquillité d’esprit plébiscitée

L’étude iad met en lumière les attentes des Français concernant l’accompagnement lors d’une transaction. Les résultats sont éloquents. En premier lieu, la tranquillité et l’allègement de la charge mentale arrivent en tête. 74% des Français y accordent une forte ou très forte valeur. En second lieu, la sécurisation juridique convainc 68% des répondants. Ces deux critères correspondent précisément aux difficultés rencontrées lors d’une vente immobilière entre particuliers.

Olivier Descamps résume cette attente : « Être accompagné, c’est être sécurisé sur le prix, la négociation, le juridique, le profil des acquéreurs potentiels visitant le bien mais aussi sur tout ce que l’on ne voit pas : le stress, les doutes, les imprévus. »

Ce que les Français attendent d'un professionnel de l'immobilier
Ce que les Français attendent d’un professionnel de l’immobilier

L’expertise et l’accompagnement humain recherchés

Les Français valorisent également d’autres critères. Ainsi, l’accès à un réseau d’acquéreurs séduit 67% d’entre eux. De plus, 65% apprécient la qualité des visites et le tri des acquéreurs. Également, 63% recherchent un accompagnement humain. La qualité de la négociation convainc 60% des répondants. La justesse du prix compte pour 59%. La rapidité de vente et le gain de temps importent à 58% des Français. Ces attentes dessinent le portrait d’un accompagnement global. Les vendeurs recherchent bien plus qu’une simple mise en relation.

L’étude souligne un autre point important. 70% des Français basent leur choix sur les expériences passées et les recommandations de leur entourage.

Des conditions claires pour accepter un professionnel

Pour recourir à un conseiller, les Français posent des conditions précises. L’étude les identifie clairement. La démonstration d’une réelle efficacité, tant sur le délai de vente que sur le prix obtenu, constitue l’argument le plus convaincant pour 63% d’entre eux. Une estimation rigoureuse, étayée et pédagogique, emporte l’adhésion de 44% des vendeurs. Enfin, 38% se déclarent sensibles au niveau d’expertise certifiée apporté par le professionnel.

Par ailleurs, l’accompagnement juridique renforcé importe à 37 % des répondants. Une rémunération claire et transparente convainc 35% d’entre eux. Enfin, 31% recherchent une relation plus humaine et de proximité.

Les critères décisifs pour faire appel à un conseiller immobilier
Les critères décisifs pour faire appel à un conseiller immobilier

Comment les professionnels répondent-ils aux attentes des vendeurs ?

Un modèle d’honoraires ajustés

Face aux réticences liées au coût, les professionnels adaptent leur offre. L’étude révèle une donnée clé. 46% des Français situent le juste niveau d’honoraires entre 3 et 5% du prix de vente. Iad répond à cette attente. Le réseau propose des honoraires moyens de 3,45 %. Ce taux se situe 12 à 15% en dessous des agences traditionnelles selon les données communiquées par le réseau. Ce positionnement répond directement aux freins identifiés lors de la vente immobilière entre particuliers.

Olivier Descamps affirme : « Grâce à notre modèle, nous sommes en mesure de proposer des honoraires ajustés tout en offrant un haut niveau de service, de sécurisation juridique et de suivi personnalisé. »

Proximité et expertise locale

Le modèle iad mise sur la proximité géographique. Les chiffres l’illustrent concrètement. 80% des Français disposent d’un mandataire immobilier iad à moins de 4 kilomètres de leur domicile. Cette implantation territoriale offre plusieurs avantages. Elle assure une compréhension précise des dynamiques du marché local. Elle offre aussi une plus grande disponibilité au quotidien. Ce positionnement de proximité contribue, enfin, à instaurer une relation de confiance durable avec les vendeurs. Le réseau compte 18 290 conseillers répartis sur l’ensemble du territoire français. Créé en 2008, iad affiche un chiffre d’affaires annuel de 520 millions d’euros pour l’exercice 2024/2025.

Des résultats mesurables

Les indicateurs de performance confirment l’efficacité de l’accompagnement professionnel. Plusieurs chiffres le démontrent. Iad sécurise 100% des transactions chez le notaire. Le réseau affiche l’un des taux de sinistralité les plus faibles du marché. La satisfaction clients atteint 4,9/5 sur 233 000 avis certifiés par Immodvisor. En 2025, 63 000 transactions ont été accompagnées par les conseillers du réseau. Ces chiffres contrastent avec les difficultés de la vente immobilière entre particuliers.

Sébastien Palcani conclut : « L’accompagnement immobilier ne se résume pas à une annonce ou à une signature. C’est un parcours humain, souvent émotionnel qui mérite d’être vécu avec calme et clarté. »

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

Laisser un commentaire