Prix immobiliers : Paris passe le seuil des 9500 €/m2 en mars

Prix immobiliers en mars 2019
Les prix à Paris intra-muros ont enregistré une forte poussée en mars.

Selon le baromètre MeilleursAgents du marché immobilier résidentiel, les prix à Paris intra-muros ont enregistré une forte poussée en mars (+0,8%) au point d’atteindre les 9.500 €/m².

9.500 €/m² : Paris passe un nouveau seuil au cours du mois de mars

 

Avec une nouvelle hausse de 0,8%, la capitale s’affiche désormais à 9.539 €/m² tous arrondissements confondus. Et aucun type de bien ne semble échapper à ce mouvement haussier. Alors que les petites surfaces ont en effet enregistré une croissance de 1,1% depuis janvier, les 3-pièces et plus ont pour leur part progressé de 1,4%.

Le marché ne devrait néanmoins pas s’arrêter là en 2019. Côté demande en effet, le nombre d’acquéreurs est toujours nettement supérieur à l’offre actuelle avec un ratio de 5 acheteurs pour 4 vendeurs.

Quant aux taux de crédit, ils continuent à reculer avec des taux moyens qui oscillent entre 1,35% sur 15 ans, 1,55% sur 20 ans et 1,75% sur 25 ans.

Pour autant, si la hausse apparaît comme quasi-certaine dans les mois à venir, le seuil des 10.000 €/m² ne devrait toutefois pas être atteint en 2019.

Car, le marché commence à se stabiliser avec des délais de commercialisation dans Paris intra-muros qui ne diminuent plus (42 jours en moyenne) et une demande, bien que toujours positive, qui semble vouer à se tasser du fait de la situation économique et sociale.

Un manque d’acheteurs dans les quatre grandes métropoles : Marseille, Nice, Montpellier et Bordeaux

 

Alors que les grandes métropoles régionales font preuve d’un beau dynamisme depuis janvier avec, notamment des prix en forte progression à Nantes (+3,6%), Lyon (+2,8%), Lille et Rennes (+1,3%), ces quatre communes apparaissent pour leur part un peu à la traîne.

En mars, leurs prix ont reculé de 0,1% dans la cité phocéenne et de 0,3% dans les trois autres.

S’il est encore trop tôt pour constater une tendance baissière, il semble cependant désormais certain que les vendeurs n’ont ici plus les cartes en main. Il n’y a plus que 7% d’acheteurs de plus que de vendeurs à Marseille, 5% à Nice et seulement 4% à Bordeaux. Des chiffres particulièrement bas qui laissent anticiper un nouveau tassement des prix à court terme.

D’autant que les questions du pouvoir d’achat immobilier à Bordeaux et Nice et du chômage à Marseille et Montpellier posent aujourd’hui un problème de taille. D’où, des délais de vente qui s’allongent notamment à Nice où il faut désormais compter plus de trois mois (94 jours) pour trouver un acheteur.

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