Transactions immobilières : des perspectives de reprise hypothétiques

Transactions immobilières : des perspectives de reprise hypothétiques

L’arrêt quasi instantané des transactions immobilières marque une situation tout à fait inédite. Les perspectives de reprise sont hypothétiques et dépendent de l’issue de la lutte contre le virus. Analyse et scenarii des Notaires de France.

Quelles sont les perspectives à court terme, moyen terme et long terme ?

Pour la première fois, la machine s’est brutalement mise en pause, alors qu’elle affichait des progressions à deux chiffres en fin d’année 2019 et début 2020 ! Dans l’ancien, le volume de transactions immobilières affichait +11 % pour l’année 2019. Les prix étaient globalement orientés à la hausse, en Île-de-France comme en province.

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Jusqu’à ce que la crise du Covid-19 et les mesures de confinement fassent leur apparition avec des conséquences immédiates sur le marché des transactions immobilières.

À court terme, l’annonce de la fin des mesures de confinement devrait sans doute provoquer une mécanique de rattrapage dû à un effet de report. L’ensemble des actes concernés, dont le cours a été stoppé, devront être régularisés. Une hypothèse qui reste conditionnée à une remise en marche simultanée de tous les acteurs de la chaîne immobilière.

À moyen terme, ce rebond « technique » du marché n’effacera pas les séquelles de l’arrêt quasi-total de l’activité immobilière pendant de longues semaines. L’été à venir devrait donc refléter une tendance plus faible en volumes de transactions immobilières.

À long terme, s’il faut s’attendre à une forte récession économique, le marché immobilier pourrait commencer à repartir en fin d’année 2020. L’immobilier répond à un besoin réel. Paradoxalement, ce besoin est exacerbé par ce que nous sommes en train de traverser.

L’immobilier reste une valeur refuge face aux autres placements, notamment les marchés boursiers, qui ont connu depuis le début de l’année 2020 une chute extrêmement brutale. Notons que le CAC 40 est passé en trois semaines de 6000 à 4000 points.

Comment mesurer les premiers effets d’une crise économique sur les transactions immobilières ?

Que vaudra la confiance des ménages et des institutionnels dans l’immobilier, face à une crise sanitaire qui sera d’autant plus anxiogène que durable ? C’est la question que se posent les Notaires de France et l’ensemble des professionnels de l’immobilier. Compte tenu de la situation, il est déjà probable que des candidats à l’acquisition sortent du marché immobilier.

D’autant plus que les défaillances d’entreprises s’annoncent nombreuses, ce qui induira des pertes d’emplois. Certains territoires risquent également de voir leur tissu socio-économique totalement bouleversé. Certaines catégories professionnelles (évènementiel, tourisme, restauration, commerces…), auront du mal à revenir sur le marché immobilier avant plusieurs mois.

Il faut donc espérer que l’épisode que nous traversons demeure relativement contenu dans le temps et dans son ampleur. Espérons qu’une réponse médicale soit apportée à court terme et que le virus puisse ainsi être neutralisé. Alors, les transactions immobilières pourraient assez vite reprendre un rythme de croisière. Certes Affaibli, mais en restant relativement dynamique.

D’ailleurs, ces ajustements pourraient apporter quelque apaisement, dans les secteurs particulièrement tendus ces derniers mois/années. Des effets de corrections géographiques ne sont pas à exclure.

Conjugué à l’accélération opportune du télétravail, certains citadins pourraient, à terme, opter pour un immobilier vert, de protection. Toutefois, ces besoins sont décorrélés des circonstances macroéconomiques actuelles.

Plus la crise sanitaire s’étalera dans le temps, plus l’économie sera mise à mal. Malgré cela, restons positifs, car il n’est aucune difficulté dont nous ne pourrons venir à bout…

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