Situation de handicap : quelles sont les aides existantes ?

Situation de handicap : quelles sont les aides existantes ?

Les personnes en situation de handicap ou d’invalidité font face à des situations compliquées au quotidien. Pour leur faciliter la vie, il existe un certain nombre de dispositifs d’État leur permettant de bénéficier daides financières non négligeables. Focus sur les dispositifs existants.

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Obtenir l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)

L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est une aide financière qui permet l’obtention d’un minimum de ressources. Cette aide est délivrée aux personnes handicapées reconnues par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH), ou ex COTOREP.

Cette aide peut aller jusqu’à 902,70 € par mois. Cependant, elle dépend du niveau de ressources du demandeur. Elle est versée par la CAF pour une durée d’un an renouvelable. À savoir que, l’AAH peut être attribuée à vie, selon la situation du demandeur.

Pour en bénéficier, il faut avoir entre 20 ans (16 ans si le demandeur n’est pas considéré à charge) et l’âge légal minimum de départ à la retraite. De plus, il convient de vivre en France (métropole ou DROM). Aussi, la CDAPH doit vous reconnaître comme une personne handicapée.

Enfin, vous devez disposer d’un revenu de moins de 10 832 € par an pour une personne seule ou 19 607 € pour un couple. Aussi, ce plafond augmente de 5 416 € pour chaque enfant à charge.

Malheureusement, depuis le 1er décembre 2019, le complément de ressources aux personnes en situation de handicap n’existe plus. Néanmoins, si vous disposiez de cette aide, vous continuerez de la toucher.

Bénéficier de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) est une aide régionale versée par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Cette prestation est versée aux personnes en perte d’autonomie, reconnues grâces aux critères du Code des actions sociales et des familles. De plus, elle permet aux personnes en situation de handicap de rembourser les dépenses liées à la perte d’autonomie.

Aussi, la PCH est attribuée à vie si l’état de santé ne peut pas s’arranger. Même si la PCH ne dépend pas des ressources du demandeur, les revenus sont comptabilisés afin d’établir le taux de prise en charge. En effet, celle-ci est de 100 % si le revenu du demandeur est inférieur à 27 007,02 € par an. Sinon elle est à hauteur de 80 %.

Enfin, pour l’obtenir, il faut avoir moins de 60 ans et habiter de manière permanente en France (métropole ou DROM).

La majoration Vie Autonome pour les personnes en situation de handicap

La Majoration Vie Autonome (MVA) est un dispositif complémentaire de l’AAH versé automatiquement par la CAF (ou la MSA). Il soutient les personnes handicapées résidant dans un logement indépendant. Ce complément permet ainsi de financer les dépenses sujettes à leur handicap.

Pour l’obtenir, vous devrez percevoir l’AAH, avec un taux d’incapacité permanent d’au moins 80 %. De même que pour les aides précédentes : résidez en France de façon permanente est nécessaire. De même, vous devrez aussi percevoir une aide au logement et habiter seul ou avec un conjoint sans revenus professionnels.

Les aides d’aménagement au logement

En France, les logements s’adaptent peu aux personnes en situation de handicap. Pourtant, les travaux d’adaptation à l’habitation sont souvent onéreux.

C’est pourquoi le programme Habiter Facile est une aide de l’Agence Nationale de l’Habitat permettant de financer 50 % des travaux, avec un plafond de 10 000 €.

Notons que l’Anah propose d’autres aides au logement comme la Prime Rénov’. Que ce soit pour vos travaux de rénovation énergétique, d’accessibilité ou bien de rénovation de copropriété, n’hésitez pas à vous renseigner.

Vous pouvez également vous tourner vers le Prêt pour l’Amélioration de l’Habitat (PAH) de la CAF. Ce prêt dispose d’un taux d’intérêt de 1 % pour financer jusqu’à 80 % du coût des travaux dans la limite des 1 067,14 €

Les aides pour les enfants en situation de handicap

Quant aux parents d’enfants handicapés de moins de 20 ans, l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) les aident à financer les frais liés à la situation de handicap.

De plus, il est possible de profiter d’un complément à cette aide selon la catégorie dont l’enfant fait partie. Cette catégorisation s’obtient par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées, elle donne donc droit aux majorations suivantes :

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La demande d’Allocation Journalière de Présence Parentale

Enfin, l’Allocation Journalière de Présence Parentale (AJPP) est à destination des parents qui doivent cesser leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant de moins de 20 ans handicapé ou victime d’un accident grave.

Cette allocation s’élève à 43,83 € par parent pour les couples et 52,08 € pour les parents isolés. Cette allocation est disponible durant 22 jours par mois maximum, et ce avec un plafond de 310 jours maximum pour 3 ans.

Recevoir la pension d’invalidité

Dissocier une personne en situation de handicap (physique ou psychologique) et celle en situation d’invalidité est important. Effectivement, cette notion s’utilise uniquement au niveau professionnel (incapacité permanente de travail d’au moins deux tiers).

Ce dispositif d’aide, cumulable avec l’AAH se réclame à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Ce dernier repose sur trois catégories d’invalidité déterminées par le médecin de la CPAM :

  • Personne invalide capable d’exercer une activité professionnelle : catégorie 1.
  • Invalide incapable d’exercer une profession : catégorie 2.
  • Invalide incapable d’exercer une profession et obligé de compter sur un tiers pour effectuer les tâches de la vie quotidienne : catégorie 3.

Ainsi, la CPAM peut instituer une demande de pension d’invalidité. Cependant, il est possible de la demander soi-même en passant par son médecin traitant.

Percevoir l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI)

Lorsqu’on est en situation d’invalidité, il peut être compliqué de réussir à s’assurer un minimum de revenus. En effet, privés d’une activité professionnelle (même partielle), certains ne peuvent compter que sur la pension d’Invalidité.

Cette aide varie selon la composition du ménage, l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI) peut atteindre 831,97 € mensuellement.

Toutefois, ce complément est sous conditions de ressources, et s’adresse uniquement aux bénéficiaires de la pension d’invalidité. Et ce, uniquement pour les personnes seules qui perçoivent 8 679,01 € par an ou 15 201,92 € en couple.

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