Peintures des parties communes : comment procéder à la rénovation des murs ?

peintures des parties communess
Quelle peinture choisir pour les parties communes en intérieur ?

Les parties communes de votre copropriété se détériorent un peu chaque jour, au fils des passages quotidiens des occupants, des déménagements, des petits incidents et autres dégâts… Alors il est important de réaliser des travaux de peintures des parties communes régulièrement, afin de garantir le confort de chacun et de préserver la valeur de l’immeuble. Quels sont les points clés d’une rénovation réussie ?

Origine de la dégradation des peintures des parties communes

 

Les halls d’entrée des immeubles et les cages d’escalier sont soumis à la fréquentation quotidienne des occupants. Mais la plus grosse source de dégradation des parties communes reste l’usure du temps et l’on n’y peut rien !

En effet, les peintures subissent au quotidien de nombreuses agressions : traces de mains et de pieds, taches, trous, coups et rayures…

Certaines situations peuvent aussi accélérer les détériorations comme le choc des meubles lors des déménagements, l’humidité ou les dégâts des eaux mal réparés, parfois les graffitis…

Autre phénomène auquel on ne pense pas forcément : la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle, détériore également les revêtements.

Dans tous les cas, il vaut mieux ne pas attendre que de grosses dégradations surviennent, au risque de voir le mur lui-même être endommagé.

D’une part, car l’escalier, les paliers et l’entrée de l’immeuble reflètent l’image de votre copropriété. D’autre part, parce que plus la dégradation des murs est importante, plus les travaux de réparations et de remise en état seront longs et coûteux pour la copropriété !

Comment prendre la décision en copropriété ?

 

En copropriété, il appartient au syndic de veiller à la conservation et à l’entretien de l’immeuble, en faisant préalablement voter les travaux par l’assemblée générale des copropriétaires.

Lorsque les travaux peuvent être assimilés à une opération d’entretien de l’existant, sans transformation ou ajout d’un équipement nouveau, la décision se prend à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965.

En clair, dans le cas d’une rénovation à l’identique des peintures des parties communes de l’immeuble, la décision pourra être prise à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents ou représentés lors de l’assemblée de copropriété, sans tenir compte des abstentionnistes.

A noter, les frais liés aux travaux de peintures des parties communes relèvent des charges générales, supportées par tous les copropriétaires au prorata de leurs tantièmes de copropriété.

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La prudence s’impose avec des diagnostics avant travaux

 

Selon la date de construction de l’immeuble, il peut être nécessaire de procéder à un diagnostic plomb avant de réaliser les travaux.

En effet, les peintures au plomb, qui étaient utilisées jusqu’à la moitié du 20ème siècle, se retrouvent souvent dans les cages d’escaliers des bâtiments construits avant le 1er janvier 1949.

La réalisation du diagnostic plomb avant travaux permet de déceler la présence éventuelle de plomb dans les revêtements, et d’en mesurer la teneur afin d’éviter tout risque d’intoxication. Le CREP, constat de risque d’exposition au plomb, attestera de la présence ou non de revêtements dégradés contenant du plomb à des concentrations supérieures au seuil réglementaire.

Si du plomb a bien été détecté, les travaux doivent supprimer le risque d’exposition et garantir la sécurité des occupants.

L’entreprise retenue devra respecter des préconisations spécifiques pour décaper la peinture existante, bien protéger les sols, nettoyer en profondeur et enfin évacuer les déchets vers la filière de recyclage appropriée.

Dans certains cas, et si le bâtiment a été construit avant 1997, un diagnostic amiante doit également être engagé avant tous travaux.

Généralement, lorsque du plomb et/ou de l’amiante ont été détectés dans l’immeuble, il est préconisé par sécurité d’appliquer une toile de verre ou autre revêtement à peindre sur les surfaces concernées, pour éviter tout contact de la nouvelle peinture avec l’ancien support.

La reprise des supports avant de commencer les peintures

 

Il est important d’appliquer la peinture sur des supports propres et sains. Un travail de préparation est donc nécessaire, en préalable à la mise en œuvre du nouveau revêtement. Selon l’état des murs, il s’agira de lessiver, de combler les trous, de passer un enduit…

Dans les cages d’escaliers, il n’est pas rare de rencontrer un revêtement en papier peint. Il devra le plus souvent être déposé avant d’appliquer une couche de peinture. Parfois, s’il est bien lisse et bien adhérent, il est possible de peindre par-dessus (même si cela n’est pas conseillé).

Dans un premier temps, il faut bien sûr enlever ou poncer le revêtement existant. Ensuite, il faudra reboucher les trous et les fissures, et même parfois reprendre les maçonneries. Enfin, on pourra enduire les murs, passer une sous-couche et enfin appliquer le nouveau revêtement.

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Quelle peinture choisir pour les parties communes en intérieur ?

 

Le choix de la peinture des parties communes prendra en compte la durabilité, le rendement, la capacité de garnissage pour masquer les anciens supports, mais aussi le confort d’utilisation.

Ainsi, certains copropriétaires seront plus sensibles aux odeurs dégagées, aux délais de séchage, aux respects des normes environnementales, sans oublier la facilité de nettoyage et le prix…

Le choix n’est pas toujours simple entre la peinture glycéro, reconnue pour sa meilleure tenue et sa résistance, et la peinture acrylique, moins odorante et plus écologique.

Dans tous les cas, la peinture retenue devra respecter la réglementation sur la qualité de l’air et notamment la directive européenne 2004/42/CE sur la teneur maximale en COV.

Par ailleurs, privilégier dès le départ une peinture facile à nettoyer est judicieux. Il faut savoir que certaines peintures peuvent être imperméables ou intégrer des composants anti-traces.

Mais au-delà des critères techniques, il faut aussi savoir se faire plaisir, et créer une ambiance chaleureuse et accueillante, avec le choix des finitions et des couleurs qui apporteront une touche « déco » à l’ensemble. Pour cela, il peut être utile de suivre les conseils d’un décorateur ou d’un architecte d’intérieur.

Si vous hésitez entre une peinture brillante, mate ou satinée, voilà ce qu’il faut retenir :

La peinture brillante réfléchit fortement la lumière, et agrandit les espaces grâce à son effet miroir. Elle rend les couleurs éclatantes. Elle est idéale pour souligner les détails (baguettes, moulures, portes, meubles, …). C’est la peinture la plus lessivable, mais elle exige des murs impeccables et sans la moindre aspérité.

La peinture mate ne renvoie pas la lumière, ce qui permet de masquer les défauts du support et de minimiser les traces de reprise. On la réserve donc généralement aux murs et pièces les moins exposés, et avant tout aux plafonds. Elle est généralement lavable avec de l’eau et une éponge.

La peinture satinée réfléchit légèrement la lumière et apporte une finition de qualité. Elle est aussi très facile d’entretien, elle résiste aux chocs et aux tâches et ne craint pas le savon. Elle est idéale pour les espaces à fort passage.

Concernant le choix des couleurs, aucune réglementation ne s’applique à l’intérieur de l’immeuble : il dépendra donc entièrement des goûts des copropriétaires.

Toutefois, la destination de l’immeuble ainsi que son standing, doivent être préservés.

En général, les couleurs claires et neutres qui agrandissent visuellement l’espace et apportent de la luminosité prédominent. Mais dans les parties communes, lieux de passage, il vaut mieux privilégier un ton ivoire, beige ou un gris clair plutôt qu’un blanc très salissant !

Dans les copropriétés contemporaines, la tendance est aujourd’hui d’apporter un peu de gaieté et de fantaisie, avec quelques touches de couleurs habilement choisies. Dans tous les cas, il est essentiel de rendre les parties communes attractives et confortables pour tous les occupants.

Et n’oubliez pas que l’escalier, les paliers et l’entrée de l’immeuble vont renvoyer une certaine image de votre copropriété, de son état, de la qualité du voisinage…L’entretien régulier de vos parties communes donne donc aussi de la valeur à chacun des appartements de la copropriété !