Logements intermédiaires : réactions des professionnels de l’immobilier

Logements intermédiaires : réactions des professionnels de l'immobilier

Lors des Assises du financement qui se tenaient à l’Elysée, le 15 septembre, le président de la République, François Hollande, a confirmé le nombre de 25.000 nouveaux logements intermédiaires dans les 5 ans, financés par l’Etat et la CDC. Les professionnels de l’immobilier réagissent à cette annonce.

L’Etat et la Caisse des dépôts vont investir près de 2 milliards d’euros pour 25.000 logements intermédiaires. L’Etat devrait investir un milliard d’euros issu du produit des cessions d’entreprises dont il est actionnaire, la Caisse des dépôts apportera pour sa part 900 millions d’euros.

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Rappelons qu’en  juillet dernier, la ministre du Logement Sylvia Pinel avait présenté un projet de loi ratifiant l’ordonnance du 20 février 2014 afin de développer le logement intermédiaire. Les logements intermédiaires sont destinés à couvrir le segment de marché entre les HLM et le parc privé, qualifié aujourd’hui de chaînon manquant de l’offre locative, pour répondre aux besoins des ménages.

Jean-François Buet, Président de la FNAIM

« C’est bien de retrouver le chemin de l’investissement pour le logement. Mais, une fois de plus, nous ne sommes que dans l’effet d’annonce. On reste dans l’attente de savoir où ces logements seront construits, sur quels terrains et dans combien de temps ils seront livrés. Pour résoudre immédiatement le manque de logements à louer, la FNAIM propose depuis des années une mobilisation du parc existant. La relance de la construction neuve n’interdit pas le recours à l’immobilier ancien. Les deux marchés sont complémentaires. »

Hervé Puybouffat, Président de Tagerim Promotion

« C’est une très bonne nouvelle sur le principe, qu’il faut toutefois relativiser. 5.000 habitations supplémentaires par an, cela représente une augmentation de seulement 1,7% du nombre de logements construits en France. De plus, le financement envisagé, de 1,9 milliard d’euros, devra être complété. Car même avec une TVA réduite, on ne construit pas, aujourd’hui, un logement avec 76.000 euros, surtout en zone tendue ! »

Norbert Fanchon, Président du Directoire du Groupe Gambetta

« Il s’agit d’une excellente nouvelle, notamment parce que les logements à loyers maitrisés sont en nombre très insuffisant dans le parc locatif français. Il reste au Chef de l’Etat à jouer une autre carte, celle de l’accession à la propriété. Consentir une TVA réduite sur l’acquisition de leur résidence principale par les primo-accédants provoquerait, quasi immédiatement, la construction d’au moins 20.000 logements supplémentaires en une année seulement, sans qu’il en coûte un euro à l’Etat. Au contraire, il percevrait une TVA à 10% sur ces constructions qui, sans ce coup de pouce fiscal, ne seraient pas sorties de terre. »

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