Froid à domicile : Une montée en puissance de la précarité énergétique

Froid à domicile : Une montée en puissance de la précarité énergétique
www.fondation-abbe-pierre.fr

Selon le rapport 2016 sur l’état du mal-logement en France réalisé par la Fondation Abbé Pierre, la précarité énergétique touche des millions de personnes qui subissent des dépenses énergétiques excessives ou ont froid à leur domicile.

Le noyau dur de la précarité énergétique, composé des ménages modestes ayant eu froid pour des raisons liées à la précarité s’élève à 3.558.000 personnes (1.443.000 ménages). Le pourcentage des ménages déclarant avoir eu froid au cours de l’année est en hausse très marquée depuis des années. Alors que seuls 10,9% des ménages s’en plaignaient en 1996, ce taux est monté à 14,8% en 2002 puis 18,8% en 2013.

La sensibilité au froid étant traditionnellement plus forte parmi les personnes âgées et les chômeurs, l’accroissement de ces catégories ces dernières années est aussi une clé d’explication.

Froid pour trois raisons liées à la précarité : +25% (2006-2013)

Le nombre de ménages déclarant avoir eu froid au cours de l’année pour des raisons liées à la précarité (mauvaise isolation, installation de chauffage insuffisante ou privation financière) est passé de 2.682.000 en 2006 à 3.388.000 en 2013, soit une hausse de 25% du nombre de personnes affectées.

Froid à cause de privations financières : +44% (2006-2013)

Si l’on s’intéresse au seul critère de la privation de chauffage pour raisons financières, il a été avancé comme explication des épisodes de froid à son domicile par 1.070.000 ménages. En 2006, cela ne concernait que 761.000 ménages soit une hausse de pas moins de 44% du nombre de personnes en seulement sept ans.

Froid des personnes modestes pour trois raisons liées à la précarité : +22% (2006-2013)

Le nombre de ménages modestes, appartenant aux trois premiers déciles de niveau de vie, déclarant avoir eu froid au cours de l’année pour des raisons liées à la précarité (mauvaise isolation, installation de chauffage insuffisante ou privation financière) est passé de 1.199.000 en 2006 à 1.443.000 en 2013, soit une hausse de 25% du nombre de personnes affectées.

Source : www.fondation-abbe-pierre.fr