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Energie

Énergies renouvelables (EnR) : quelle est l’opinion des Français ?

Énergies renouvelables (EnR) : quelle est l’opinion des Français ? cover

Dans ce contexte de crise énergétique, l’ADEME dévoile son baromètre d’opinion sur la qualité de l’air et l’énergie en 2022. La notoriété des énergies renouvelables est en forte augmentation. Mais, les Français sont toujours préoccupés par la qualité de l’air extérieur. Cependant, sont-ils favorables à des mesures règlementaires contraignantes pour limiter la pollution ?

Énergies renouvelables : une solution pour l’indépendance énergétique de la France ?

C’est l’opinion de 73% des Français qui plébiscitent les énergies renouvelables pour assurer l’indépendance énergétique de la France. En effet, plusieurs filières d’énergies renouvelables voient leur niveau de notoriété augmenter par rapport à l’année dernière.

L’hydraulique et le solaire thermique ont connu une hausse de notoriété de 8 points (84% et 78%, respectivement). Tandis que le photovoltaïque a augmenté de 3 points (90%).

De même, les Français privilégient principalement l’énergie solaire photovoltaïque. Son image s’améliore nettement quant à sa capacité à assurer l’indépendance énergétique de la France (26%, + 9 pts). Autre avantage : le solaire permet de lutter contre l’effet de serre (25%, + 9 pts). De plus, cette énergie est considérée comme moins polluante et moins chère à produire.

Notons que le soutien des Français à l’énergie nucléaire se renforce de +13 pts par rapport à 2021. Ils souhaitent, en effet, “développer le parc nucléaire grâce à une nouvelle génération de réacteurs nucléaires”pour plus de performance et d’indépendance. Toutefois, une majorité se positionne encore pour une réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français (53%, -7 pts).

Les avantages de l’investissement dans les énergies renouvelables

51% des Français seraient prêts à soutenir financièrement le développement de projets d’énergies renouvelables dans leur région. Par ailleurs, face à l’incertitude pesant sur les prix et l’approvisionnement en énergie, l’intérêt pour investir dans les ENR pour son domicile est au plus haut (69%, +5pts). L’objectif est avant tout de faire baisser sa facture énergétique (64%, +8pts) mais aussi de sécuriser l’approvisionnement : 61% citent le fait d’être autonome dans sa consommation d’énergie. L’augmentation du prix de l’énergie est beaucoup plus citée que l’an dernier en tant que déclic pour investir (25%, +8pts).

investissement dans les énergies renouvelables

Une solution pour l’indépendance énergétique de la France ?

Un soutien financier des projets d’énergies renouvelables

Selon l’étude de l’ADEME, 51% des Français seraient disposés à soutenir financièrement le développement de projets d’énergies renouvelables dans leur région. De plus, en raison de l’incertitude entourant les prix et la disponibilité de l’énergie, l’intérêt pour investir dans les ENR pour son domicile est à son plus haut niveau (69%, +5 points).

Les principaux objectifs sont principalement de :

  • réduire la facture énergétique (64%, +8 points),
  • garantir un approvisionnement fiable. 61% citent le fait d’être autonome dans sa consommation d’énergie.

L’augmentation des coûts de l’énergie est plus souvent citée comme moteur d’investissement (25%, +8 points) par rapport à l’année précédente. Cependant, les obstacles financiers persistent. Seules 26% des personnes interrogées envisagent d’investir dans les 12 prochains mois dans des énergies renouvelables pour leur domicile, en raison du coût trop élevé de l’investissement nécessaire.

Les Français s’engagent pour économiser l’énergie

Les Français sont de plus en plus conscients des écogestes de sobriété énergétique et les intègrent dans leur quotidien. En grande majorité, ils affirment :

  • Éteindre les lumières en quittant une pièce (72%, +9pts),
  • Privilégier les ampoules basse consommation (58%, +4pts),
  • Baisser ou éteindre le chauffage en cas d’absence prolongée (51%, +5pts).

Il y a eu une augmentation notable concernant le port de vêtements chauds afin de pouvoir baisser la température du logement (47%) et la limitation de la consommation d’eau chaude (40%). Les motivations associées aux gestes d’économie d’énergie sont le reflet de la période actuelle de crise : les motivations économiques (hausse de la facture énergétique, baisse du pouvoir d’achat).

Par ailleurs, on a constaté une augmentation significative de l’utilisation de vêtements chauds pour réduire la température intérieure (47%) et la limitation de la consommation d’eau chaude (40%). Les raisons qui motivent ces mesures d’économie énergétique sont liées à la situation actuelle de crise. Ce sont des considérations financières : hausse des factures énergétiques, diminution du pouvoir d’achat.

Une dégradation perçue de la qualité de l’air

La dégradation de la qualité de l’air, observée en 2021, se poursuit en 2022. Selon cette enquête, 30% des Français considèrent que l’air extérieur est une source de pollution pour l’air intérieur des habitations. De même, 44% des Français affirment ressentir des gènes dues à la pollution atmosphérique. La circulation routière (70%) et les activités industrielles (58%) sont toujours perçues comme les principales causes de pollution. Tandis que les activités agricoles sont moins souvent identifiées comme telles (23%).

Approbation des mesures limitant la pollution

En réponse à la dégradation de la qualité de l’air, des mesures visant à limiter la pollution sont généralement approuvées. Ainsi, les initiatives favorisant l’utilisation des transports en commun, la mobilité douce et le télétravail ont obtenu un soutien supérieur à 80%.

Toutefois, les propositions ayant un impact sur le budget des ménages ont connu une baisse du taux d’approbation, mais restent majoritaires :

  • obligation de livraison des marchandises en ville par des véhicules propres (64%, -1 point) ,
  • interdiction toute l’année de la circulation des véhicules les plus polluants sur une partie de la ville ou de l’agglomération en fonction de leur vignette CRIT’Air (53%, -4 points).

Prise de conscience de l’impact du chauffage au bois sur la qualité de l’air

Moins d’un tiers des Français déclare utiliser le chauffage au bois (30%, – 4pts). Mais, cette baisse provient quasi exclusivement de la baisse de ce mode de chauffage comme agrément. Car, pour les Français, le chauffage au bois n’a aucun effet sur la qualité de l’air. Il ne représente pas une source de pollution.

Le chauffage au bois est, en effet, un mode de chauffage très économique et respectueux de l’environnement. Il permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air intérieur. De plus, il offre une source d’énergie renouvelable et durable qui peut être produite localement. Le bois peut être utilisé pour alimenter des chaudières ou des poêles à bois, ce qui permet aux ménages français d’avoir accès à une source d’énergie abordable.

Le chauffage au bois est donc une solution intéressante pour améliorer la qualité de l’air intérieur tout en réalisant des économies. De plus, le chauffage au bois permet d’utiliser des combustibles moins polluants que les combustibles fossiles, ce qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air intérieur.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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