Deux résidences franciliennes sur trois sont énergivores

résidences énergivores
Le parc des logements franciliens présente les plus mauvaises performances énergétiques de France.

Le parc des logements franciliens présente les plus mauvaises performances énergétiques de France. S’agissant du Diagnostic de performance énergétique (DPE), plus d’une résidence principale sur trois est considérée comme « très énergivore » – étiquette « F » ou « G ».

 

Un parc de logements ancien et vieillissant

 

En Île-de-France, une résidence principale sur cinq date de plus d’un siècle. Cette proportion s’élève à un logement sur deux à Paris. Les territoires où la part des logements très énergivores, est la plus élevée, sont empreints de constructions anciennes.

S’agissant du Diagnostic de performance énergétique (DPE), plus d’une résidence principale francilienne sur trois est considérée comme « très énergivore » (étiquette « F » ou « G »), contre une sur quatre à l’échelle nationale.

Paris concentre 29% des logements très énergivores.

Ces quelques 1,7 millions de logements très énergivores sont principalement des logements anciens n’ayant pas fait l’objet de rénovation énergétique. En y ajoutant les logements étiquetés « E », près de deux logements sur trois affichent de mauvaises performances énergétiques.

 

Deux principaux modes de chauffage : gaz et électricité

 

Les deux principaux modes de chauffage des Franciliens sont le gaz de ville, à 44%, et l’électricité à 31%.

À Paris, la quasi-totalité des logements sont collectifs et l’électricité est la première source d’énergie utilisée : 39% contre 36% pour le gaz de ville.

En s’éloignant de la capitale, la proportion de logements collectifs décroît. Au sein de la métropole du Grand Paris (MGP), le collectif représente 88% de l’habitat contre 51% en grande couronne.

Le chauffage urbain est aussi très présent sur le territoire de la métropole où il équipe 17% des logements (19% à Paris), alors qu’il ne concerne en moyenne qu’un logement sur dix sur le reste du territoire francilien. La part du fioul est significative dans les territoires très énergivores (« F » et « G ») hors Paris, avec 13% des logements contre 8% pour la région entière.

Hormis la capitale, les zones très énergivores sont celles qui abritent de grands logements : 26% des habitations de ces zones dépassent 100 m², alors que ce pourcentage est de 19% pour l’Île-de-France hors Paris.

 

Une facture de chauffage qui varie du simple au double entre intercommunalités

 

Alors que le parc francilien présente les plus mauvaises performances énergétiques, le montant annuel moyen de la dépense de chauffage par logement est l’un des plus faibles de France.

Estimé à 1270 €, ce coût moyen est inférieur de 200 € à la moyenne nationale. La densité urbaine et la taille des logements expliquent pour beaucoup cette différence.

Ainsi, les habitants de grande couronne règlent la plus forte facture, les facteurs tirant la dépense à la hausse étant un habitat individuel dispersé, de plus grandes surfaces, des modes de chauffage au fioul ou à l’électricité et l’ancienneté du logement.

Face à l’augmentation des coûts énergétiques depuis 2008, de plus en plus de ménages sont contraints de réduire leur confort thermique. Certains dispositifs visant à réduire la facture énergétique des ménages aux revenus les plus faibles se mettent en place progressivement, comme le « Chèque énergie » lancé en 2018.

 

Près des deux tiers des ménages vulnérables sont sous le seuil de pauvreté

 

La vulnérabilité énergétique frappe surtout les ménages aux faibles revenus. Pour ces ménages la facture de chauffage représente plus de 8% du revenu.

En Île-de-France, 358.000 ménages sont vulnérables, soit 7,5% des ménages franciliens. C’est deux fois moins qu’au niveau national.

Si la part de ménages franciliens éprouvant des difficultés à s’acquitter de leurs factures de chauffage est plus faible, c’est aussi parce que leurs revenus disponibles sont, enr moyenne, plus élevés.

Au sein de l’Île-de-France, la part des ménages vulnérables varie de 5,3% dans les Hauts-de-Seine à près du double en Seine-et-Marne (9,9 %) et en Seine-Saint-Denis (9,3 %).

La part de ménages touchés par la vulnérabilité énergétique en Île-de-France varie de 5,3% dans les logements aux étiquettes « A » et « B » à 8,5% dans les logements aux étiquettes « F » et « G ».