Chaudière collective en panne : quelles sont les démarches ?

Chaudière collective en panne : quelles sont les démarches ?

Une chaudière collective est un équipement approvisionnant l’eau chaude dans plusieurs logements, d’une copropriété. Alors en cas de panne, les réparations doivent être effectuées dans les plus brefs délais. Et ce, pour profiter du confort, mais surtout pour pallier le problème et éviter qu’il ne s’aggrave…

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Chaudière collective : les causes de la panne

Vous avez remarqué un dysfonctionnement récurrent dans l’approvisionnement en eau chaude de votre logement ? C’est sûrement la chaudière collective qui est en panne. En effet, une panne peut se manifester sous différentes formes telles que :

  • Fuites d’eau. Une pression anormale (supérieure à 2.5 Bar) ou une pièce défectueuse peut être à l’origine de fuites d’eau.
  • Bruits inhabituels. Par exemples, ces bruits peuvent être produits par un échangeur entartré, une circulation d’eau à débit rapide ou par une mauvaise combustion…
  • Sifflements aigus. C’est généralement un problème de pression et de débit dans les tuyaux.
  • Problème de démarrage. C’est souvent un problème électrique, soit de surtension, de mauvais branchements ou dû à des câbles défectueux.
  • Arrêts automatiques fréquents. Ils surviennent généralement quand la sécurité de la chaudière est engagée. Il peut s’agir d’un problème d’encrassement dans le conduit d’évacuation, d’une surchauffe ou d’un souci au niveau du boitier électrique, du gicleur ou du brûleur.
  • Fumées noires. Ces fumées indiquent généralement un problème au niveau du brûleur ou du gicleur. Un mauvais réglage ou tout simplement un encrassement dû à un mauvais entretien.

Les causes de la panne sont nombreuses. Votre chaudière collective peut être en surchauffe, présenter des fuites, une obstruction ou un encrassement dans le conduit d’évacuation. Seul un chauffagiste expérimenté pourra définir la source du problème.

Quelle que soit la panne, l’intervention dans les plus brefs délais d’un chauffagiste certifié est recommandée.

Comment agir face à une panne en copropriété ?

En cas d’urgence, vous devez réagir rapidement. En effet, un retard d’alerte en cas de panne dans le système de chauffage collectif peut avoir des conséquences dramatiques comme une explosion de l’installation. Contactez votre syndic de copropriété. Il fera intervenir un expert en chauffage ou un plombier compétent pour débrancher la chaudière collective. Une telle réactivité est importante et se doit d’être réalisée en urgence.

Les décisions à prendre en copropriété

Que la chaudière collective fonctionne au charbon, gaz, au bois ou au fioul, elle devra obligatoirement faire l’objet d’un entretien périodique. À cet effet, la copropriétaire doit souscrire un contrat de maintenance avec un professionnel certifié pour d’une part garantir son bon fonctionnement, et d’autre part, assurer une bonne performance énergétique.

Aussi, l’entretien de votre chaudière annuel devra être réalisé et attesté par un professionnel certifié selon les dispositions de l’arrêté du 15 septembre 2009.

Le contrat de maintenance du chauffage

C’est un contrat d’entretien réalisé entre un chauffagiste qualifié et le syndicat des copropriétaires. Outre l’obligation d’assurer l’entretien annuel obligatoire de la chaudière collective, le professionnel peut également effectuer des dépannages : ramonage, remplacement de pièces… Selon ce qu’il sera convenu entre les deux parties, il réalisera également les interventions d’urgence, en cas de surchauffe, baisse de pression…

Dans le cadre d’une maintenance de chaudière collective, les frais seront partagés entre les copropriétaires selon leur quote-part.

De plus, chaque intervention par le professionnel doit donner lieu à une attestation et une mention dans le carnet d’entretien.

En cas d’usure constatée de la chaudière collective, le chauffagiste pourra également procéder à son remplacement selon ce qui sera décidé par le syndicat des copropriétaires de l’immeuble.

Remplacement de la chaudière collective

Remplacer une vieille chaudière peut être bénéfique pour une copropriété. Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’elle tombe définitivement en panne pour envisager son remplacement.

En effet, les performances d’une installation vétuste s’amenuisent et vous consommer toujours plus de combustible. Avec une chaudière collective neuve, vous obtiendrez un meilleur rendement et vous réaliserez rapidement des économies d’énergie.

Notons que certaines copropriétés disposent encore d’un chauffage collectif sans individualisation des frais. Aussi, le changement de chaudière peut permettre la mise en place de compteurs individuels.

Un remplacement qui nécessite avant tout de réaliser un audit énergétique. D’ailleurs, il est obligatoire depuis le 1er juillet 2017 pour toutes les copropriétés de plus de 50 lots construits avant 2001 et équipées d’un chauffage collectif.

Cet audit permettra de déterminer les besoins en chauffage de l’ensemble des copropriétaires et de choisir par la suite le système de chauffage adapté pour améliorer la performance énergétique de l’immeuble.

Un vote en assemblée générale des copropriétaires

Le choix de changer la chaudière collective sera soumis au vote au cours d’une assemblée générale des copropriétaires. On rencontrera alors deux cas de figure en fonction de la nécessité du changement.

En effet, on retiendra la majorité simple de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965 si la chaudière est vétuste. Car son changement est alors assimilé à l’entretien indispensable de l’immeuble. Toutefois, si le changement est plus de l’ordre d’une amélioration que d’un simple entretien alors le vote se fera à la majorité absolue de l’article 25.

Depuis la loi ALUR, il est possible de voter le changement de chaudière collective à la majorité simple de l’article 24 même en cas de transformation ou d’amélioration.

Il faut souligner que le changement dans ce cas doit permettre une amélioration de l’efficacité énergétique de l’immeuble, ce qui sera bien souvent le cas. Ensuite, un deuxième vote en assemblée générale doit venir valider le choix du prestataire en charge des travaux.

C’est le syndic qui s’occupe de collecter des devis et de les joindre à la convocation envoyée aux copropriétaires afin que ces derniers puissent faire un choix éclairé lors du vote.

Un choix entre trois types de chaudière collective

L’intervention d’un thermicien peut s’avérer très utile pour déterminer quel type de chaudière installer. Son avis est essentiel pour déterminer la puissance de chauffe nécessaire ou tout simplement vous conseiller sur le choix de l’énergie à adopter.

Notons que la chaudière à gaz est le système de chauffage le plus largement utilisé. Ce sont des équipements dont la résistance est estimée autour de 20 ans. Il en existe différents modèles : les classiques, celles à basse température ou encore à condensation.

  • Classique. Cette chaudière vient chauffer l’eau grâce au brûleur et peut nécessiter un volume élevé de combustible en fonction des besoins et de la quantité d’eau.
  • Basse température. L’eau est chauffée à température plus réduite que celle de la chaudière classique. Elle est donc moins onéreuse en termes de dépenses en combustible. Une installation qui nécessite néanmoins soit l’utilisation de radiateurs soit d’un plancher chauffant.
  • Condensation. C’est la chaudière la plus économique. Elle utilise en appui du brûleur, l’énergie issue des gaz de combustion pour chauffer l’eau.

Le choix du modèle reposera donc sur la consommation d’énergie et les besoins de l’ensemble des copropriétaires. N’oubliez pas que même avec une chaudière collective neuve, vous n’êtes pas exonéré de l’entretien annuel obligatoire !

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