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Compteurs individuels en copropriété : Multimat Comptage, mesurer pour mieux économiser

Compteurs individuels en copropriété : Multimat Comptage, mesurer pour mieux économiser

​Dans cette interview, Stéphane Giacomoni, directeur commercial de Multimat Comptage, présente les solutions d’individualisation des charges d’eau et de chauffage proposées aux syndics et gestionnaires de copropriété. Acteur historique du comptage et de la mesure, Multimat Comptage accompagne les professionnels de l’immobilier depuis plusieurs décennies, depuis son siège de Clamart jusqu’à ses agences de Paris, Lille, Lyon et Chambéry. Découvrez comment cette entreprise de 50 collaborateurs aide les copropriétés à maîtriser leurs consommations grâce aux compteurs individuels connectés et à la télérelève.


Sommaire


Pouvez-vous nous présenter Multimat Comptage et votre positionnement sur le marché ?

Stéphane Giacomoni. Multimat Comptage est présent sur le marché du comptage et de la mesure depuis plusieurs décennies. Nous avons construit une offre spécifique, qui reflète notre histoire, notre culture d’entreprise et surtout une écoute active des professionnels du secteur.

Comme j’aime à le dire : nous n’avons pas réinventé la roue. En revanche, nous avons su, au fil des années, identifier précisément les besoins des gestionnaires de copropriété, des comptables de syndic et des présidents de conseils syndicaux. C’est à partir de leurs retours terrain que nous avons structuré notre offre autour des compteurs individuels.

Aujourd’hui, notre siège social et nos entrepôts sont basés à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Nous disposons également d’agences à Paris intra-muros, à Lille — qui couvre la région Nord et la Normandie —, ainsi qu’à Lyon et à Chambéry pour la région Rhône-Alpes et Savoie. En tout, notre structure compte environ 50 collaborateurs.

Quelle est la mission de l’entreprise auprès des syndics et des copropriétés ?

Stéphane Giacomoni. Notre mission principale consiste à individualiser les charges d’eau et de chauffage. Pour ce faire, nous installons des compteurs d’eau individuels, des répartiteurs de frais de chauffage ou des compteurs d’énergie thermique selon la configuration de chaque immeuble.

​Installer, collecter, analyser : un accompagnement en trois temps

Mais notre rôle va bien au-delà de la simple pose d’équipements. Nous collectons ensuite toutes les données relevées par nos systèmes ou nos agents de terrain. Ces données sont analysées, puis transmises aux syndics et aux conseils syndicaux pour vérifier que les charges sont correctement réparties.

Par ailleurs, notre métier comprend également la maintenance régulière de ces équipements — réparations, détection de fuites, remplacement de compteurs défectueux. C’est une composante essentielle de notre activité, souvent sous-estimée.

« On n’a pas réinventé la roue, mais on a su écouter les gestionnaires, voir quels étaient leurs besoins, ce qu’ils souhaitaient, quels étaient les écueils dans ce métier. Et on a réussi à construire une offre à partir de toutes ces questions. »

Intervenir au bon moment pour les bons équipements

Concrètement, les syndics nous sollicitent dès qu’ils se posent la question de réduire les charges de chauffage ou d’eau. Certains immeubles n’ont tout simplement pas encore de compteurs individuels. D’autres en ont, mais ces équipements sont anciens et ne permettent pas la télérelève ni la détection de fuites. C’est à ce moment-là que nous intervenons : bureaux d’études, architectes et syndics nous consultent pour évaluer la faisabilité et chiffrer les travaux.

Tous les immeubles sont-ils éligibles au comptage individuel ?

Stéphane Giacomoni. Oui, absolument tous les immeubles sont éligibles aux compteurs individuels — quelle que soit leur taille ou leur ancienneté. Nous avons équipé une petite copropriété de trois logements à Bagneux, comme nous intervenons sur des immeubles de plusieurs centaines de lots. Un immeuble construit au siècle dernier ou il y a dix ans peut tout à fait être équipé.

Compteurs individuels en copropriété

Des petites opérations de plomberie suffisent généralement à rendre l’installation possible. Il n’existe donc pas de limite liée au type de bâtiment.

Toutefois, il faut savoir que le marché évolue. La majorité des grandes copropriétés est déjà équipée en France. Selon les estimations des organismes professionnels comme la FNAIM ou l’UNIS, environ 15 % des copropriétés ne disposent pas encore de compteurs individuels. Le marché est désormais, pour une large part, un marché de renouvellement : beaucoup d’immeubles possèdent d’anciens compteurs non connectés, incapables de détecter les fuites ou d’effectuer des relevés à distance. Rappelons que depuis 2006, tout immeuble neuf est obligatoirement équipé de compteurs d’eau individuels.

Comment fonctionne le modèle contractuel ?

Stéphane Giacomoni. Pour motiver les copropriétés à franchir le pas, il est essentiel de minimiser le coût d’entrée. C’est pourquoi nous prenons en charge l’installation des équipements, et le coût est ensuite lissé sur la durée du contrat, un peu comme un abonnement téléphonique où l’opérateur finance l’appareil.

En pratique, les contrats sont conclus sur 10 ans. Ce modèle nous permet d’amortir l’investissement tout en rendant les mensualités les plus légères possible pour les copropriétaires. Ainsi, l’équipement est transparent financièrement parlant : il ne pèse pas sur le budget de la copropriété de façon brutale.

Quelle place occupent le digital, la télérelève et la data dans votre offre ?

De la relève annuelle à la télérelève hebdomadaire

Stéphane Giacomoni. C’est un axe majeur de notre développement. Historiquement, les compteurs d’eau individuels étaient relevés une ou deux fois par an — juste pour répartir les charges. Aujourd’hui, ce rythme est insuffisant. Nous investissons dans des solutions qui permettent une relève hebdomadaire, voire bi-hebdomadaire.

Télérelève des compteurs individuels en copropriété
Multimat Comptage installe un compteur équipé d’un émetteur-récepteur qui transmet les informations de consommation d’eau ou de chauffage à un module terminal.

Ce mouvement suit une tendance plus large : EDF l’a fait avec le compteur Linky, le gaz également. Pour les compteurs d’eau en copropriété, c’est la même dynamique. Grâce à la télérelève, nous pouvons détecter des anomalies en temps quasi-réel : fuites, surconsommations, sous-consommations, logements inhabités, etc.

Cependant, relever plus souvent signifie traiter beaucoup plus de données. Nos opérateurs, analystes s’appuient désormais sur des logiciels puissants et, de plus en plus, sur l’intelligence artificielle pour identifier rapidement ce qui se passe dans un immeuble. L’enjeu est de restituer une information simple et concise aux clients — qu’il s’agisse du comptable, du gestionnaire ou du copropriétaire lui-même.

Un espace client pour accéder à ses données à tout moment

Car la demande existe bel et bien. Les copropriétaires souhaitent aujourd’hui accéder à leurs données de consommation directement depuis leur téléphone ou leur ordinateur. Un bailleur qui gère un logement à l’autre bout de la France veut pouvoir suivre la consommation d’eau à distance. Un occupant souhaite recevoir une alerte en cas de surconsommation suspecte.

Ainsi, nous avons développé un espace extranet qui centralise ces informations. Les clients nous demandent d’y intégrer de plus en plus d’éléments : historiques de consommation, suivi des factures, accès aux données multi-périodes.

Quelles sont vos ambitions de développement pour les prochaines années ?

Stéphane Giacomoni. Nous continuons à investir fortement dans notre outil digital. Une importante mise à jour de notre plateforme est prévue pour fin 2026, avec pour objectif de proposer une interface très ergonomique, intuitive et visuellement claire. L’idée est que les syndics, les copropriétaires et les conseillers syndicaux aient envie de se connecter — et non l’impression que c’est une contrainte.

Pour y parvenir, nous avons renforcé nos équipes en interne sur la partie data et développement. Nous travaillons également avec plusieurs prestataires informatiques dont nous avons intensifié la collaboration. En septembre dernier, nous avons recruté un alternant pour accompagner ce chantier numérique et maintenir un lien direct avec les copropriétaires et les syndics.

En somme, le défi de demain est de continuer à enrichir cet espace client pour répondre à des attentes croissantes en matière d’accessibilité et de transparence des données.

Quel conseil donneriez-vous aux syndics et copropriétaires ?

Ne laissez pas vos compteurs dans l’oubli

Stéphane Giacomoni. Mon conseil est simple : regardez vos compteurs. Ces équipements se trouvent souvent dans des placards, sous les éviers ou dans les salles de bains — des endroits qu’on n’inspecte guère. Résultat : ils deviennent les grands oubliés des contrats d’immeuble.

Pourtant, un compteur poussiéreux ou d’apparence ancienne est un signal d’alerte. Il peut indiquer que le contrat en cours n’est plus adapté au marché, que les tarifs pratiqués ne reflètent plus les offres actuelles, ou que l’équipement n’est plus capable de remplir ses fonctions correctement.

Comparer les offres pour réduire ses charges

La bonne démarche est donc de vérifier l’état de ses équipements, d’interroger son syndic sur la date du dernier renouvellement, puis, le cas échéant, de faire jouer la concurrence. Renégocier ou changer de prestataire peut représenter des économies substantielles sur les charges de la copropriété.

« En France, beaucoup de compteurs commencent à dater. Et, dans les immeubles, les compteurs d’eau passent souvent un peu à la trappe dans les contrats. On ne les regarde plus vraiment… jusqu’au jour où un problème surgit. Pourtant, prendre le temps d’aller vérifier ces équipements un peu oubliés peut permettre de renégocier le contrat et de réaliser des économies non négligeables pour la copropriété. »


En somme, Multimat Comptage se positionne comme un partenaire de long terme pour les copropriétés qui souhaitent maîtriser leurs charges grâce aux compteurs individuels connectés. De l’installation à l’analyse des données, en passant par la maintenance et le conseil, l’entreprise propose une approche globale, centrée sur la simplicité et l’efficacité. N’hésitez pas à les contacter pour bénéficier d’un audit personnalisé.

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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