Augmentation de la taxe sur les résidences secondaires : les dérives d’une fiscalité discriminante

Taxe sur les résidences secondaires
En France il y a 3 millions de résidences secondaires

Nice et Bordeaux après Paris et d’autres villes attractives vont gonfler cette année leur taxe sur les résidences secondaires pour dissuader les meublés touristiques type Airbnb. Cette taxe devrait passer de 20% à 60% à Nice ou à Saint-Nazaire, de 20 à 50% à Bordeaux, et devrait même doubler à Saint-Jean-de-Luz pour atteindre 40% cette année.

Taxe sur les résidences secondaires : décourager les sites de location courte durée

 

L’objectif de cette taxe est de décourager les offres sur les sites de location de courte durée dans les villes attractives. C’est pourtant un nouveau coup de massue asséné aux propriétaires.

La surtaxation vient frapper la résidence secondaire et la discrimine au profit de la lutte contre la location de courte durée au travers des plateformes.

Depuis l’année dernière, les propriétaires de logements à Paris qui ne les habitent pas à l’année et ne les louent pas par le biais d’un bail classique payent une majoration de 60% sur leur taxe d’habitation.

Dans les zones dites tendues, les communes peuvent en effet appliquer un taux de majoration allant de 5% à 60% sur le montant de cette taxe.

Il est important de rappeler qu’en France il y a 3 millions de résidences secondaires, qu’elles ont pour 3/4 d’entre elles été achetées et ne sont pas le fruit d’un héritage.

On sait aussi qu’elles sont détenues à 35% par des retraités qui disposent, suite à la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée), de moyens non extensibles. C’est auprès de personnes qui ne sont en rien des spéculateurs que l’on vient de nouveau alourdir la note en augmentant leur pression fiscale.

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Il s’agit là d’une erreur qui masque la cécité des élus par rapport à la réalité d’un phénomène qui trouve sa source ailleurs : le fait d’avoir en France, trop longtemps sacrifié la rentabilité des locations classiques

Jean-Marc TORROLLION, Président de la FNAIM.

On attaque en réalité un secteur productif très important qui est celui de la location touristique. Secteur pourtant évidemment porteur dans un pays qui est la première destination mondiale du tourisme

Comment justifier auprès de ceux qui mettent des biens en location à la montagne ou à la mer qu’on leur demande d’une main de faire marcher le tourisme par la mise en location, tandis que de l’autre main, on leur augmente la taxe d’habitation? L’État veut limiter la location urbaine de courte durée, mais s’attaque maladroitement au secteur du tourisme. Cette confusion est une faute grave

Jean-Marc TORROLLION.

 

Cette volonté de taxer toujours plus les propriétaires est absolument scandaleuse !

Jean PERRIN, Président de l’UNPI

Au-delà d’une nouvelle attaque du droit de propriété, les propriétaires ne veulent plus payer pour boucler les budgets des communes incapables de faire des économies, et combler le désengagement financier de l’Etat auprès d’elles.

Les propriétaires ont déjà vu leur fiscalité exploser : CSG, IFI, Taxes Foncières, taxe GEMAPI, etc. La coupe est pleine ! Chacun doit demeurer libre de posséder une résidence secondaire, souvent fruit du travail d’une vie, et d’en jouir paisiblement sans être taxé de manière confiscatoire

Jean PERRIN, Président de l’UNPI