Taux de crédit : une hausse de 0,30% pendant le confinement

Taux de crédit : une hausse de 0,30% pendant le confinement

C’est confirmé, 90% des banques ont revu leurs tarifs à la hausse. Ce n’est pas de chance pour les Français qui ont dû, contraints et forcés, laisser leur achat immobilier en suspens. Les taux de crédit ont augmenté de +0,30% en moyenne début mai.

Est-ce le début d’un cycle de hausse des taux de crédit ?

En y regardant de plus près, on remarque que l’OAT 10 ans est toujours au plus bas. Il a baissé de – 0.03% en mai, après – 0.02% en mars, avant le confinement. Un mouvement des plus légers.

URMET 2020 – Bannière 1

On pouvait donc légitimement espérer que les taux de crédit restent, eux aussi, inchangés… Or c’est tout l’inverse qui se produit avec cette hausse soudaine. Pour résumer la situation, si le prix du baril a à peine bougé, les taux « à la pompe », eux, ont augmenté de + 0.30%…

Serait-ce alors le début d’un cycle de hausse ? C’est, en tout cas, un très mauvais signal pour le marché immobilier. Il reste suspendu aux taux de crédit et au bon vouloir des établissements prêteurs.

Crédit immobilier : un faux départ avec le Covid 19

La saison du crédit immobilier, qui débute traditionnellement au mois de février, a déjà pris un faux départ avec le Covid 19. Deux mois ont été perdus… Elle se remet maintenant sur la ligne en trébuchant, avec de mauvaises conditions pour les emprunteurs. On ne pouvait pas imaginer pire scenario.

Reste à savoir si les établissements prêteurs vont repartir à la conquête de nouveaux clients dans les mois qui viennent. Car ils sont contraints de rémunérer leur risque en adoptant le comportement prudentiel conforté par les recommandations du HCSF. Il est probable qu’ils préfèreront rester en mode survie !

Pour l’heure, ce bond des taux de crédit en un mois, certes inquiétant, est seulement le premier du genre, en période de marché atone. La hausse des taux, si elle s’installe, marquera le début d’un retournement durable de tendance pour l’ensemble des acteurs de l’immobilier.

La Banque de France doit remonter le taux d’usure

Pour assurer une meilleure reprise, nous préconisons de cesser l’application au sens strict des recommandations de l’HCSF. C’est-à-dire ne pas dépasser les 33% d’endettement, ni dépasser la durée des crédits à 25 ans. De crainte que ce dispositif n’exclut de facto une bonne partie des emprunteurs notamment les primo-accédants.

Aussi nous demandons à la Banque de France de remonter le taux d’usure, aujourd’hui trop proche des taux pratiqués, et qui éjecte mécaniquement les candidats à l’emprunt les plus fragiles.

Il ne faudrait pas renforcer l’effet d’hystérèse lié au choc du Covid-19 avec un resserrement des conditions d’octroi de crédit et des hausses de taux de crédit qui accroîtraient considérablement les effets négatifs de la crise.

À ce jour, les emprunteurs peuvent toujours prétendre à des taux de crédit moyens de 1.10% sur 15 ans, 1.30% sur 20 ans et de 1.50% sur 25 ans. Des taux encore attractifs… Pour combien de temps ?


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