Les taux d’emprunt immobilier se stabilisent enfin. Selon Vousfinancer, deux banques nationales ont même baissé leurs barèmes en février 2026. Dans un contexte de forte concurrence, les établissements préparent le “Printemps de l’Immobilier” avec des taux négociés proches de 3%. Autre bonne nouvelle : le dispositif fiscal Jeanbrun relance l’investissement locatif. C’est le moment d’agir.
Sommaire :
- Pourquoi les taux d’emprunt immobilier se stabilisent-ils en février 2026 ?
- Quels sont les taux d’emprunt immobilier actuels ?
- Comment se porte le marché de l’emprunt immobilier début 2026 ?
- Pourquoi les banques préparent-elles le « Printemps de l’Immobilier » ?
- Qu’est-ce que le dispositif Jeanbrun pour l’emprunt immobilier locatif ?
À retenir – Emprunt immobilier février 2026
- Les taux se stabilisent après les hausses de janvier.
- Deux banques nationales baissent leurs barèmes de 0,10 à 0,25 point.
- Les demandes de crédit progressent de 15% sur un an.
- Le dispositif Jeanbrun relance l’investissement locatif.
- Les banques préparent le “Printemps de l’Immobilier” avec des taux attractifs.
Pourquoi les taux d’emprunt immobilier se stabilisent-ils en février 2026 ?
Une tendance à la stabilisation après les hausses de janvier
En janvier, la plupart des banques ont relevé leurs barèmes. En février 2026, la tendance s’inverse. Certes, quelques banques régionales augmentent encore leurs taux de 0,10%. Cependant, la majorité des établissements stabilisent leurs conditions. Cette accalmie rassure donc les candidats à l’emprunt immobilier.
Deux banques nationales baissent leurs taux
Bonne nouvelle : deux banques nationales réduisent leurs taux en février. La première les diminue de 0,10 point. La seconde les abaisse de 0,25 point. Ces baisses traduisent une stratégie de conquête de clientèle.
Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, explique : « En ce mois de février, on voit clairement se dessiner les différentes stratégies des banques… Celles qui sont en conquête active de clientèle répercutent d’ores et déjà la baisse du taux d’emprunt d’État à 10 ans, passé de 3,6% début janvier à 3,45% début février, un plus bas depuis le mois de novembre. »
Par conséquent, les banques préparent activement le “Printemps de l’Immobilier”. Cette période reste en effet clé pour atteindre leurs objectifs de production de crédits au premier semestre.
Quels sont les taux d’emprunt immobilier actuels ?
Les taux moyens en février 2026
En février 2026, les taux moyens d’emprunt immobilier restent stables. Vousfinancer relève 3,20% sur 15 ans, 3,40% sur 20 ans et 3,60% sur 25 ans. Ces niveaux demeurent ainsi attractifs pour les acquéreurs. Ils permettent notamment de financer une résidence principale dans de bonnes conditions.
Des taux négociés proches de 3% pour les meilleurs dossiers
Les emprunteurs avec d’excellents profils obtiennent des conditions encore plus favorables. En effet, selon Vousfinancer, les taux négociés atteignent 2,8% sur 15 ans. Sur 20 et 25 ans, ils descendent à 3%. Autrement dit, les meilleurs dossiers bénéficient de taux proches de 3% sur toutes les durées.
Julie Bachet précise : « Pour ceux qui ont un projet immobilier, c’est donc le moment de le concrétiser, d’autant que, pour les très bons dossiers, les banques proposent des taux encore proches de 3% sur toutes les durées ! »

Comment se porte le marché de l’emprunt immobilier début 2026 ?
Une activité en hausse malgré le contexte budgétaire
En janvier 2026, les demandes de crédit restent soutenues chez Vousfinancer. Les mandats de recherche en financement progressent de 15% par rapport à janvier 2025. Par rapport à 2024, la hausse atteint même 45%. De plus, les montants financés augmentent fortement. L’encours progresse de 20% sur un an. Il bondit de 50% sur deux ans.
Ces chiffres confirment donc une reprise solide du marché de l’emprunt immobilier. Les incertitudes économiques ne freinent pas les acquéreurs.
Les primo et secundo-accédants poursuivent leurs projets
Malgré le contexte politique et budgétaire, les acquéreurs maintiennent leurs projets. Primo-accédants et secundo-accédants veulent profiter des bonnes conditions actuelles. Ils anticipent par ailleurs une possible remontée des taux au second semestre.
Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer, analyse : « On constate qu’en ce début d’année, en dépit du contexte politique et budgétaire, ceux qui ont la volonté d’acheter leur résidence principale, qu’ils soient primo ou secundo-accédants, poursuivent leur projet, afin de bénéficier de bonnes conditions d’emprunt… avant une éventuelle remontée des taux au second semestre. La reprise que nous avons constatée en 2025 semble se poursuivre en 2026 ! »
Pourquoi les banques préparent-elles le « Printemps de l’Immobilier » ?
Une période clé pour la production de crédits
Le printemps représente une période stratégique pour les banques. Elles doivent en effet atteindre leurs objectifs de production de crédits au premier semestre. La concurrence interbancaire s’intensifie donc dès février. Cette compétition profite directement aux candidats à l’emprunt immobilier. Ils peuvent ainsi négocier de meilleures conditions.
Une fenêtre d’opportunité pour les emprunteurs
Pour les porteurs de projet immobilier, le moment s’avère propice. Les banques proposent des taux attractifs pour capter de nouveaux clients. De surcroît, le taux d’emprunt d’État à 10 ans a baissé. Il atteint 3,45% début février contre 3,6% début janvier.
Toutefois, cette fenêtre d’opportunité pourrait se refermer. Les taux risquent en effet de remonter au second semestre. Les emprunteurs ont donc intérêt à concrétiser rapidement leur projet.
Qu’est-ce que le dispositif Jeanbrun pour l’emprunt immobilier locatif ?
Un nouveau cadre fiscal pour relancer l’investissement locatif
Le Budget 2026 a définitivement adopté le dispositif Jeanbrun. Ce nouveau cadre fiscal vise à relancer l’investissement locatif en France. Contrairement à l’ancienne loi Pinel, il ne repose pas sur une réduction d’impôt. Il s’appuie en revanche sur une déduction des revenus imposables.
Concrètement, trois leviers fiscaux entrent en jeu :
- l’investisseur bénéficie de l’amortissement fiscal du bien.
- il déduit 100 % des charges locatives.
- il déduit la totalité des intérêts d’emprunt.
Un mécanisme compatible avec le déficit foncier
Le dispositif Jeanbrun s’applique à toutes les zones géographiques en France. Il s’articule également avec le mécanisme du déficit foncier. Ainsi, l’investisseur réduit son revenu foncier net imposable. En cas de déficit, il peut imputer jusqu’à 10 700 € sur son revenu global.
Ce cadre renforce donc l’attractivité de l’emprunt immobilier locatif. Il reste intéressant même en cas de hausse des taux en 2026. Néanmoins, la question de la rentabilité demeure centrale. En effet, les loyers sont plafonnés. De plus, le niveau de travaux exigé dans l’ancien atteint 30% du montant de l’opération.
Les investisseurs de retour sur le marché ?
La part des investisseurs parmi les emprunteurs a chuté ces dernières années. Chez Vousfinancer, elle est passée de 15% en 2021 à 11% en 2025. Le dispositif Jeanbrun pourrait inverser cette tendance.
Julie Bachet détaille : « Toute mesure visant à relancer l’investissement locatif est aujourd’hui la bienvenue. Dans un contexte marqué par une baisse continue des investisseurs, le dispositif Jeanbrun pourrait inverser la tendance et permettre un retour vers les 15% en 2026, d’autant que les banques financent ce type d’emprunteurs, sous certaines conditions bien sûr, notamment d’endettement. »
Les banques acceptent en effet de financer les investisseurs locatifs. Elles imposent toutefois certaines conditions, notamment en matière d’endettement.

