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Rénovation

Performance globale des bâtiments : découvrez la méthode QSE

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Le projet QUARTET a été lancé par les équipes du CSTB dans le cadre du programme PROFEEL. Il vise à poursuivre les travaux initiés par le projet QSE en élaborant une méthode d’évaluation de la performance globale des bâtiments rénovés sur le plan énergétique. L’objectif ultime de ces projets est de garantir cette performance en réponse à la nécessité actuelle de réduire la consommation d’énergie et de promouvoir la rénovation énergétique des bâtiments.

Comment évaluer la performance globale des bâtiments grâce à la méthode QSE ?

Le projet QSE est lancé en 2019 dans le cadre du programme PROFEEL. Il ambitionne de fournir aux acteurs du secteur immobilier, une méthode simple et peu coûteuse d’évaluation de la performance globale des bâtiments.

Cette méthode, nommée “méthode QSE”, permet d’évaluer la performance “énergie-santé-confort” des bâtiments résidentiels. Mais, elle porte aussi sur des écoles primaires et des bureaux avant et/ou après leur rénovation.

Ainsi, pour évaluer la performance globale des bâtiments, un enquêteur formé à la méthode QSE mène une enquête “in situ”. La période d’étude sera variable selon la typologie de bâtiment. Ainsi, elle consiste en :

  • l’installation d’appareils de mesure et de prélèvement,
  • la réalisation de mesures acoustiques ponctuelles,
  • la collecte d’informations relatives au bâtiment, à ses équipements, à ses systèmes et à ses occupants.

Les données collectées permettent de calculer un indicateur de performance globale fondé sur trois indices : la qualité de l’air intérieur, le confort d’ambiance et l’énergie.

Focus sur les 3 indices de la méthode QSE

L’indice Qualité de l’Air Intérieur (QAI)

Un indice crucial pour évaluer la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments est l’Indice Qualité de l’Air Intérieur (QAI). Pour le calculer, les concentrations de différents critères tels que le CO2 et les polluants comme le PM2.5 ou le formaldéhyde sont comparées à des seuils de référence.

En outre, le risque potentiel d’un excès d’humidité qui pourrait entraîner la prolifération de moisissures est également considéré. Par exemple, on recherchera des traces d’infiltration d’eau. La mesure de l’indice QAI est ainsi essentielle pour garantir la santé et le bien-être des occupants des bâtiments.

L’indice Confort “thermique – acoustique – visuel – olfactif”

L’indice Confort, intégré à la méthode QSE, est un indicateur complexe qui comprend 4 sous-indices. Le premier est le confort thermique. Il repose sur des mesures précises de température et d’humidité de l’air ainsi que sur une évaluation de la perception du confort thermique par les occupants.

Quant au sous-indice confort acoustique, il se base sur une évaluation minutieuse du niveau d’isolation de la façade. Ainsi, il tient compte du bruit émis par les équipements tels que le chauffage, la pompe à chaleur, la climatisation ou encore la ventilation mécanique contrôlée.

Les deux autres sous-indices, confort visuel et confort olfactif, sont relatifs à la présence ou à l’absence de gêne liée à l’ambiance visuelle ou olfactive. Le plus souvent, ces incommodités s’expriment par les occupants. Grâce à cette approche exhaustive, l’indice Confort permet de mesurer de manière précise et détaillée la qualité de vie à l’intérieur d’un bâtiment rénové.

L’indice Énergie

Dans le cadre de la méthode QSE pour évaluer la performance globale des bâtiments, l’indice Énergie joue un rôle clé. Celui-ci se calcule à partir de sous-indices basés sur les données de consommation d’énergie relevées sur les factures.

Présentation de l’indicateur de performance globale des bâtiments

Présentation de l’indicateur de performance globale des bâtiments

Ainsi, le résultat de l’indice Énergie permet de comparer ces indicateurs avec deux seuils de consommation préalablement définis. Notamment de données représentatives du parc immobilier. Cette approche permet alors d’évaluer de manière précise et fiable la performance énergétique des bâtiments. De plus, elle identifie les potentiels leviers d’optimisation en vue de réduire leur empreinte environnementale.

Pour chaque enquête, et après exploitation des données, l’indicateur de performance globale ainsi que les trois indices sont mesurés.

Performance globale des bâtiments : déploiement de la méthode QSE

Le projet QSE a permis d’évaluer l’impact des travaux de rénovation énergétique sur la performance globale de bâtiments résidentiels. Et, cela pour des bâtiments rénovés depuis 1 à 3 ans. Dans le prolongement de ce projet, l’équipe de recherche souhaite continuer l’expérimentation dans les écoles et les bâtiments de bureaux. Dans ce cadre, ils recherchent une vingtaine de bâtiments de bureaux supplémentaires pour participer à l’étude.

Le projet QUARTET est donc une opportunité pour les opérateurs de mesurer l’impact des travaux de rénovation énergétique sur la performance globale des bâtiments et ainsi de contribuer à la recherche dans le domaine de la construction durable.

En parallèle, l’équipe du projet QUARTET est en quête de cinq volontaires, allant des gestionnaires de parcs aux bureaux d’études. Ils seront formés gratuitement à la méthode QSE. Notons que cette formation s’accompagne de l’octroi d’un kit QSE qui comprend des protocoles et des appareils de mesure.

Les volontaires auront ainsi la chance de bénéficier d’un accompagnement personnalisé de l’équipe projet QUARTET du CSTB. À l’occasion des enquêtes “in situ” avant ou après leurs travaux de rénovation. Par la suite, les données collectées permettront d’évaluer l’indicateur de performance globale des bâtiments. Toutefois, les opérateurs intéressés devront disposer d’un ou plusieurs projets de rénovation énergétique. Ils devront porter sur des travaux de bâtiments à usage d’habitation, de bureaux ou des écoles primaires ou élémentaires, en cours ou réalisés depuis 1 à 3 ans.

Créer un centre de ressources sur la performance globale des bâtiments

Une première version de la méthode d’évaluation de la performance globale des bâtiments (Méthode QSE) est disponible sur le site du programme Profeel.

Par ailleurs, un centre de ressources numériques accessible à tous les acteurs de la filière et en cours de développement. Il permettra de :

  • Découvrir la méthode QSE grâce à la vidéo de présentation,
  • Consulter son guide méthodologique et ses annexes,
  • Se former grâce à la mise à disposition de tutoriels vidéo synthétiques.

De plus, les données collectées par les utilisateurs de la méthode QSE permettront de comparer la performance des bâtiments entre eux. de fait, il sera possible de calculer automatiquement l’indicateur de performance globale des bâtiments.

Toutefois, pour garantir la confidentialité, les données seront anonymisées avant d’être stockées dans une base de données. Ainsi, le déploiement de la méthode QSE auprès des utilisateurs cibles facilitera le recueil de leurs retours d’expérience sur le terrain. D’ici la fin de l’année 2024, la méthode QSE sera enrichie et améliorée.

“ Le déploiement de la “méthode QSE” qui prend en compte les notions de confort et de santé, apporte des garanties sur la performance globale des bâtiments. Nous souhaitons qu’elle puisse encourager les gestionnaires de bâtiments et parcs à engager de manière massive des travaux de rénovation énergétique.” – Driss SAMRI, Directeur de la direction Santé-Confort du CSTB.

En conclusion,

La performance globale des bâtiments est devenue un enjeu majeur dans la transition énergétique. Cette démarche vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments existants et neufs, en réduisant leur empreinte carbone.

Pour atteindre cet objectif, il est crucial d’optimiser l’utilisation des composants performants et de respecter la réglementation en vigueur, comme le CPE (contrat de performance énergétique) ou la certification Haute Performance Énergétique. Les acteurs du secteur doivent donc collaborer pour mettre en place des solutions performantes et respectueuses de l’environnement.

Pour cela, des analyses précises doivent être effectuées afin de déterminer les points à améliorer pour optimiser la performance globale du bâtiment. Les propriétaires de bâtiments collectifs, tertiaires et publics doivent donc considérer ces enjeux pour réaliser des travaux d’amélioration énergétique. La transition énergétique est un enjeu majeur pour les entreprises. Mais, elle peut également être une opportunité de se démarquer en proposant des solutions innovantes.

La mise en place de cette démarche permettra d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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