Passoires thermiques : Quels sont les logements énergivores ?

Passoires thermiques : Quels sont les logements énergivores ?

Les passoires thermiques représentent encore plus de 5 millions de logements en France. Le gouvernement souhaite les abolir et incite les Français à rénover leurs biens. Dans ce contexte, l’agence de location en ligne Flatlooker, a mené une étude afin d’identifier les types de logements les plus énergivores.

Nouvel espace web

Le petit logement est plus énergivore

D’ici 2028, il ne sera plus possible de louer un logement trop énergivore. En effet, désormais, la loi énergie-climat oblige les Français à rénover les passoires thermiques. Aussi, ils doivent réaliser les travaux permettant d’améliorer les performances énergétiques.

passoires thermiques

 

Contrairement à ce que l’on pense, plus le logement est petit, plus il est énergivore. C’est ce que démonte les résultats de l’étude de Flatlooker réalisée sur 1.718 logements à Paris :

  • 35,2% des 1 pièce dépassent le DPE « E »,
  • 22,3% pour un 2 pièces,
  • 6,1% pour un 3 pièces
  • 8,3% pour un 4 pièces et plus.

Comment expliquer cette situation ? Ce sont les équipements électriques qui font la différence. Car tous les logements possèdent des appareils ménagers nécessaires à leur fonctionnement : frigo, micro-ondes ou plaques de cuisson…

“ Ces équipements constituent une dépense d’énergie importante pour les petites surfaces dont les factures électriques sont plus élevées proportionnellement. Ainsi les DPE des petites surfaces sont naturellement plus élevés que les grandes.” – Nicolas Goyet, co-fondateur de Flatlooker.

Les passoires thermiques se trouvent dans les premiers étages

Flatlooker compare la performance énergétique des biens selon les étages. Il s’avère que 40,5% des logements en rez-de-chaussée ont un DPE supérieur à E.

 

Plus on monte dans les étages, plus ce pourcentage diminue. Pour les logements au premier étage, ce chiffre tombe à 29,4%. Au deuxième, il dégringole encore à 26,2%. Au troisième étage, seul 20% des biens dépassent un DPE « E ». C’est 17,9% pour les biens situés au quatrième étage.

C’est simple à comprendre, les logements en étage bénéficient de l’apport de chaleur du logement du dessus ainsi que de celui du dessous. Ce qui n’est pas le cas des logements situés en rez-de-chaussée. Ces derniers produisent donc des factures de chauffage souvent plus élevées influençant fortement le score DPE.

Le type de vitrage n’influence pas la performance énergétique d’un bien

Cela paraît contre-intuitif et pourtant c’est ce que nous livre les résultats de cette étude. En effet, 26,5% des habitations à simple vitrage dépassent le DPE « E ». Alors que le score est comparable pour les logements à double vitrage (25%).

“ On s’attendait à une bien meilleure performance énergétique des logements avec double-vitrage. Cependant, les fenêtres ne représentent en moyenne que 15% de la déperdition thermique totale d’un logement. Leur influence est donc limitée au global.” – Nicolas Goyet.

Pas de passoires thermiques pour les logements récents

Flatlooker a analysé les biens selon leur période de construction. Ainsi, 25,5% des logements construits avant 1930 dépassent l’étiquette DPE « E ». Les pourcentages sont les suivants :

  • Entre 1930 et 1970 : 22,9%,
  • Entre 1970 et 1990 : 31,7%,
  • Après 1990 : quasiment aucune passoire thermique.

 

Les logements récents construits après 1990 intègrent des enjeux de performance énergétique dès leur construction. Ce n’était pas le cas auparavant. Toutefois, les constructions d’avant 1970 présentent proportionnellement moins de passoires thermiques. Elles ont mieux vieilli que les constructions d’après 1970.

La méthode de chauffage a un fort impact sur la performance énergétique

Le type de chauffage du logement influe énormément sur la qualité du DPE. Ainsi, 10,7% des biens chauffés au gaz sont des passoires thermiques. C’est 16,7% lorsque le logement est chauffé au fioul, et 36,7% lorsque le propriétaire a opté pour un chauffage électrique.

 

Par ailleurs, l’étude compare la performance énergétique des logements meublés et des non meublés. Il s’avère que cela n’a pas d’incidence. En effet, 25,4% des logements meublés dépassent le DPE E. Pour les non meublés, ce taux s’élève à 24,5%.

Guide des Pros 2021 (728×150)
Boutique en ligne – nouveauté vidéo et support (728×150)
Chaîne Youtube (728×150)