Parcours du logement des Français : Ecarts entre aspirations et réalités

Parcours du logement des Français : Ecarts entre aspirations et réalités

À la demande de Procivis, Harris Interactive a interrogé les Français pour mieux comprendre leurs trajectoires d’habitation. Quel est l’impact de la crise sanitaire sur leurs aspirations et leurs comportements ? En savoir plus sur le parcours du logement des Français…

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Une démarche révélatrice sur le parcours du logement des Français

Procivis, est un acteur complet de l’habitat dont l’expertise porte sur toute la « chaîne du logement ». Le logement est au cœur de l’existence des Français. Il représente des enjeux considérables. Ils touchent à l’économie, au social, à la famille, à l’aménagement, à l’écologie…

Après plusieurs mois de confinement, l’ensemble de la population française, a dû s’adapter. C’est pourquoi Procivis et Immo de France se sont associés pour réaliser une grande enquête en collaboration avec l’Institut Harris Interactive. Elle vise principalement à cibler le parcours du logement des Français.

Cette étude de grande envergure porte sur un échantillon de 7000 personnes interrogées à travers une cinquantaine de questions. Harris Interactive a recueilli leurs réponses et dressé une cartographie de leurs conditions de logement, de leurs parcours et de leurs aspirations. Ce travail très riche met en lumière un certain nombre d’évolutions et quelques « paradoxes » ou contrastes.

“ Ce baromètre confirme des intuitions que nous avions comme professionnels du logement, mais il nous surprend aussi par endroits. Il montre à quel point un débat public sur la question du logement est nécessaire tant les écarts sont grands entre ce que vivent les Français et ce qu’ils disent vouloir vivre.” – Yannick Borde, Président de Procivis.

Les paradoxes du parcours du logement des Français

En France, l’aspiration à la propriété reste une valeur largement répandue. En effet, quelles que soient les catégories de population, 63% des non-propriétaires voudraient le devenir. Pourtant, seuls 56% des Français sont effectivement propriétaires avec de fortes inégalités sociales.

Mobilité et ancrage : quelles sont les aspirations ?

Notre société valorise la mobilité géographique. Toutefois, cette étude confirme que 56% des Français habitent dans la même commune depuis plus de 10 ans. De même, on constate que 75 % résident aujourd’hui dans un environnement comparable à celui de leur enfance. Il existe donc une inertie notable en la matière.

Une majorité de la population vit au cœur des métropoles. Pourtant, plus de la moitié des Français préfèreraient vivre à la campagne ou dans une petite ville. Est-ce que cette aspiration est confortée par le contexte sanitaire inédit de l’année 2020 ? L’obligation d’être « confinés » a-t-il bousculé les pratiques ?

Il semble que les attentes s’orientent vers un accès plus libre au parcours du logement français. Nul doute que pour de nombreux Français, la vision idéale du logement s’articule autour de la propriété et de la maison. Pourtant, le mouvement des urbains vers de plus petites villes n’est pas majoritaire, mais pourrait représenter des déplacements inédits.

parcours du logement des Français
Source : Procivis et Immo de France

Les nouvelles tendances

Suite au premier confinement, ce sont près de 22% des citadins qui ont engagés une démarche pour déménager. Le souhait de vivre à la campagne, en pleine nature est alors évoqué, par de nombreux français en manque d’espace chez eux ! Sans doute que la vie en dehors des métropoles peut-être plus agréable. Certes, la qualité de vie n’est pas la même, et tous les goûts en matières de logements y sont réunis. En effet, entre territoire moins dense et aisance de vie, la campagne a son charme !

Aussi, dans les faits, on observe bel et bien un infléchissement. Mais à 60 % les urbains attachés à leur emploi actuel envisagent plutôt un déplacement vers une grande ville. On observe quand même des départs vers des villes moyennes (19%), voire vers des petites villes ou villages (21%). Bien que minoritaires, ces nouveaux habitants pourraient représenter un volume conséquent dans des agglomérations de taille plus réduite.

“ Cette tendance n’est pas apparue avec la crise sanitaire mais sans doute que cette crise l’a révélée et amplifiée. Le mouvement n’est pas massif mais réel. Il est sans doute le signe que la métropolisation a atteint ses limites. Les Français cherchent une qualité de vie qu’offrent d’autres territoires, moins denses…” – Yannick Borde.

Les effets de la normalisation du télétravail

Depuis le début de l’année, de plus en plus de Français se sont retrouvés confinés, certes mais surtout en télétravail. On voit dans l’enquête que le temps de trajet « domicile-travail » est un critère important de localisation. Si on n’est plus tenu de se rendre sur son lieu de travail que 2 ou 3 jours par semaine, la donne change !

De sorte que l’avènement du télétravail pourrait accélérer la transition de certains profils. Les personnes qui déclarent télétravailler aujourd’hui sont 64% à vivre dans une grande agglomération. Alors que seulement 47% d’entre elles considèrent qu’il s’agit du cadre de vie idéal. Une bascule vers un autre cadre de vie est donc envisageable.

Le télétravail pourrait aussi constituer une solution aux temps de transports excessifs entre domicile et travail. Car ils dépassent le plus souvent 30 minutes par trajet pour une majorité des Parisiens.

Pour autant, la question des revenus reste déterminante en matière de trajectoires résidentielles. Notons, à ce propos que 61% des Français abandonnent leur projet de d’accession à la propriété pour des raisons financières. On peut craindre que la crise économique conséquente à la crise sanitaire aggrave encore cette inégalité dans le parcours du logement des Français.

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