Marché de l’immobilier : Vers un mouvement de stabilisation des prix

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Vers un assagissement du marché de l’immobilier...

Le cap symbolique du million de transactions n’a pas été franchi en 2018. En matière de prix, les tendances haussières de l’Île-de-France et de quelques métropoles régionales ne résument pas, à elles seules, le marché de l’immobilier national. Les Notaires de France annonce même un mouvement de stabilisation des prix.

Un assagissement du marché de l’immobilier

 

L’immobilier demeure une valeur refuge, qui ne connaît que peu d’équivalents. La confiance des particuliers dans ce marché ne semble pas atteinte par les mouvements sociaux touchant chroniquement la France depuis plusieurs mois.

Bien que trop souvent annoncés comme en forte hausse, les prix demeurent généralement stables voire en baisse selon les derniers chiffres des Notaires de France.

Ainsi, les tendances haussières de l’Île-de-France et de quelques métropoles régionales (Nantes, Rennes, Lyon et Bordeaux) ne résument pas, à elles seules, le marché national.

Il est, à ce titre, intéressant de noter, qu’au global et depuis mi-2018, la tendance haussière des prix des appartements ne concerne même pas la moitié des départements : 45% en hausse, contre 40% en baisse et 15% stables.

Selon les Notaires de France, on se dirige vers un mouvement de stabilisation des prix et, par conséquent, un assagissement du marché. La stabilisation générale des prix est en effet de nature à préserver des volumes de transactions élevés et donc, un marché dynamique et en bonne santé.

La situation géographique et le bassin d’emploi sont déterminants

 

La corrélation entre la vigueur du marché immobilier et l’évolution du marché du travail se vérifie. Les écarts continuent de se creuser entre les secteurs très recherchés parce que très dynamiques au niveau de l’emploi et les autres.

Plus on s’éloigne des zones économiques, et plus la situation devient compliquée au niveau du marché immobilier de l’ancien.

La fracture entre deux France s’affirme un peu plus sur un marché qui ne reste dynamique que dans les zones économiquement fortes. Depuis le deuxième trimestre 2017, l’évolution annuelle des prix des logements anciens en France oscille autour de 3%.

Au niveau des plus grandes villes de province en appartements anciens, même si la majorité des villes connaissent des hausses de prix, Grenoble et Saint-Etienne, comme le trimestre précédent, affichent des baisses de prix.

Nancy, Orléans et Reims les rejoignent, avec des baisses entre 2% et 7% sur un an. À Rennes et Lyon, les prix continuent de progresser significativement (respectivement 6% et 8%). Les prix se stabilisent à Marseille.

Les prix dans la capitale devraient atteindre 9790 € en mai 2019

 

D’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats des Notaires du Grand Paris, les prix dans la capitale devraient atteindre 9790 € en mai 2019, soit +6,3% en un an.

A fin mai, au niveau des plus grandes villes, en appartements, les prix à Toulouse, Bordeaux, Rennes, Nantes et Lyon continueraient de progresser entre 5% et 10%. À Marseille et Montpellier, les prix se stabiliseraient.

Le marché immobilier reste corrélé à la conjoncture économique. Le maintien des taux bas constitue un facteur de soutien naturel. Ces deux facteurs sont essentiels pour la confiance des ménages, toujours prompte à un revirement.

Ainsi, des mesures fiscales ciblant l’immobilier, mais aussi le retour de l’encadrement des loyers pourraient avoir des effets négatifs sur le dynamisme du marché lui-même.

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