Logements neufs : Une contraction préoccupante de l’offre

Logements neufs
Les ventes de logements neufs sont en légère baisse .

Les promoteurs immobiliers confirment que pour le marché des logements neufs, la demande des ménages est bien présente et dynamique au premier trimestre 2019 mais l’offre insuffisante. Pour répondre à la demande, les promoteurs ont donc puisé dans le stock, qui baisse de plus de 11%.

La demande de logements neufs reste dynamique

 

Les ventes de logements neufs sont en légère baisse (-2,5%), mais cette baisse globale s’applique à un volume qui reste élevé (35.598 logements). En effet, on observe, une stabilité des ventes au détail autour de -1,2 %, pour les investisseurs comme pour les accédants.

Ces chiffres, même s’ils sont contrastés selon les régions, confirment donc que la demande des ménages est bien présente et dynamique, et que nous faisons d’abord face à un problème d’offre.

La pierre reste attractive pour les ménages, qu’ils souhaitent se loger ou investir pour louer. Leurs conditions d’emprunt sont très favorables, et devraient durablement le rester. Et les logements que nous mettons sur le marché – plus respectueux de l’environnement, plus connectés, plus riches en services – répondent à leurs attentes. Encore faut-il réussir à les produire !

Alexandra François-Cuxac, Présidente de la FPI France.

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Une forte contraction des mises en vente

 

La tendance à la baisse des mises en vente, déjà constatée lors des derniers trimestres, atteint début 2019 un niveau très préoccupant : -36,9% par rapport au 1er trimestre 2018, soit près de 13.000 logements de moins. Avec 21.685 mises en vente, c’est le premier trimestre le plus faible enregistré depuis 2014.

L’offre commerciale de logements collectifs du 1er trimestre 2019 est composée de :

  • 46% de logements en projet, un volume en net recul par rapport au 1er trimestre 2018 avec -25%,
  • 49% de logements en cours de construction,
  • 5% de logements livrés.

Pour répondre à la demande, les promoteurs ont donc puisé dans le stock, qui baisse de plus de 11% et représente désormais moins de 10 mois de ventes au niveau national.

Le stock est même tombé à près de 8 mois dans plusieurs métropoles comme en Ile de France, Lyon, Rennes et Nantes. Il en résulte une tension sur les prix moyens, voisine de 2% sur un an. Cette hausse reste imputable à l’Ile de France avec +1,9% alors que celle de la Province se situe à +0,9%.

On constate, en effet, que depuis un an, les maires accordent moins de permis de construire, du fait des élections municipales de 2020 et de l’élaboration des PLUi. De plus, lorsque les permis sont obtenus, les projets sont plus difficiles à faire aboutir, pour des raisons liées aux coûts de travaux, à la disponibilité des entreprises ou aux recours contentieux.

L’essoufflement du marché du neuf tient moins à des décisions budgétaires de l’Etat qu’à des problèmes d’offre : nous manquons moins de clients que de produits. Avec la loi ELAN, le Gouvernement a commencé à desserrer les contraintes de l’offre, mais il faut aller plus loin, et parler foncier, permis, coûts de travaux, etc.

Alexandra François-Cuxac