Logements en France : les chiffres de l’Insee au 1er janvier 2021

Logements en France : les chiffres de l’Insee au 1er janvier 2021

L’Insee a publié les résultats de ses estimations annuelles du parc des logements au 1er janvier 2021. Ces études ont été réalisées avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et le SDES (Service de la donnée et des études statistiques). Elles ont permis de relever l’évolution des logements entre 1982 et 2020 en France hors Mayotte. Retrouvez dans cet article les enseignements et les chiffres clés à retenir.

Une évolution lente du parc des logements entre 1982 et 2021

Au 1er janvier 2021, l’Insee recense 36,2 millions de logements en France métropolitaine (37,2 millions en France hors Mayotte). Environ 12,6 millions de logements supplémentaires s’ajoutent, en effet, au parc depuis 1982. Cette évolution est liée à de nombreux facteurs, notamment :

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  • le développement de la construction neuve ;
  • les réaffectations des bâtiments tertiaires en locaux d’habitation.

À l’inverse, les désaffectations et les démolitions réduisent le parc. Depuis les années 1980, le parc a seulement augmenté de +1,1 % par an en moyenne en France métropolitaine. Sur l’ensemble de la période (entre 1982 et 2021), le taux de croissance du nombre de logements est d’ailleurs faible. Entre 2016 et 2021, un ralentissement est constaté (+0,8 % seulement).

Par ailleurs, ce taux de croissance descend à +0,7 % en 2021, contre +1,0 % en 2019 et +0,9 % en 2020. Ce chiffre s’explique par le recul de la construction neuve à cause de la crise sanitaire.

Logements en France selon les catégories

 

Aujourd’hui, les logements sont répartis à :

  • 82 % pour les résidences principales
  • 10 % pour les résidences secondaires ou logements occasionnels.

Selon les études de l’Insee, le parc se compose aussi à 8 % de logements vacants.

Une croissance de +52 % des résidences principales depuis 1982

Entre 1982 et 2021, le nombre de résidences principales a augmenté de 52 %. Cette évolution est le résultat de la croissance démographique (+20 %) et de la réduction de la taille des ménages (divorce, mise en couple tardive, vieillissement démographique…).

Entre 1990 et 2006, il a progressé plus rapidement que l’ensemble du parc. Depuis 2006, ce taux de croissance ralentit toutefois en comparaison à l’ensemble du parc. De ce fait, une légère baisse de la part des résidences principales est enregistrée sur l’ensemble de la période étudiée (81,8 % en 2021, contre 82,6 % en 1982).

Depuis 2011, le nombre de résidences secondaires ou logements occasionnels s’est accru à un rythme soutenu (en relation avec l’ensemble du parc). Toutefois, la croissance est particulièrement faible entre 1991 et 2000 (+0,4 %, contre +1,0 % pour l’ensemble du parc).

L’habitat individuel, quant à lui, représente plus de la moitié des logements en 2021, tout comme en 1982. Cependant, sa proportion recule légèrement depuis 2008, du fait d’une hausse rapide du nombre de logements collectifs. Par ailleurs, le taux de croissance de l’habitat collectif a doublé sur la période de 2016 à 2021.

Concentration des logements dans les unités urbaines hors Paris

Depuis 1982, l’évolution de la répartition du parc de logements selon la taille de l’unité urbaine s’est effectuée de manière hétérogène. Celle-ci a également été influencée par le phénomène d’extension urbaine. De nouvelles unités urbaines apparaissent et des unités urbaines déjà existantes s’agrandissent.

Au 1er janvier 2021, la répartition des résidences principales se présente comme suit :

  • 16 % dans l’unité urbaine de Paris ;
  • 31,5 % dans les unités urbaines de 100 000 habitants ou plus (hors Paris) ;
  • 32,2 % dans les unités urbaines de moins de 100 000 habitants ;
  • 20 % dans les communes hors unité urbaine.

Depuis 1982, la part des résidences principales dans l’unité urbaine de Paris a connu une légère baisse. Par contre, le nombre de résidences principales dans les autres unités urbaines a augmenté. Pour les résidences secondaires ou logements occasionnels, ils sont souvent situés en dehors des unités urbaines de 100 000 habitants ou plus (y compris Paris). En effet, 37 % d’entre eux sont localisés dans les communes hors unité urbaine. 39,8 % sont construits dans des unités urbaines de moins de 100 000 habitants.

Dans les communes hors unité urbaine, une baisse significative de la proportion de ce type de logement est toutefois constatée. Celle-ci passe de 52 % en 1982 à 37 % en 2021. En revanche, dans les unités urbaines de moins de 100 000 habitants, une hausse de 9 % est enregistrée (de 31 % en 1982 à 39,8 % en 2021). Ces faits sont liés en partie à la transformation des communes hors unité urbaine en espace urbain.

Une augmentation significative de la vacance

Depuis 2006, le nombre de logements vacants progresse grandement en comparaison à l’ensemble du parc. Cependant, il est bon de noter qu’il avait connu une augmentation négligeable auparavant, voire un recul. Cette augmentation s’atténue entre 2016 et 2021.

En pratique, l’offre ne parvient pas à satisfaire la demande (prix, localisation, taille, qualité…), entraînant ainsi cette vacance. Par ailleurs, certains logements inoccupés ne sont pas encore habitables. D’autres ont été abandonnés par leurs propriétaires partis en maison de retraite des personnes âgées. En attente de règlement de succession ou d’occupation, ils peuvent être mis en location ou en vente.

Concernant l’emplacement, 35,5 % des logements vacants sont localisés dans les unités urbaines de moins de 100 000 habitants. 24,5 % sont dans les communes hors unité urbaine. La part de ce type de logement hors unité urbaine recule ainsi de 30 % en 1982 à 25 % en 2021. Celle dans l’unité urbaine de Paris passe de 17 % à 13 %. Contrairement à cela, celle dans les unités urbaines de 100 000 habitants a progressé de 29 % à 35 %.

Une part plus importante des propriétaires de leur résidence principale

En 2021, la part des ménages propriétaires de leur résidence principale est de 58 %. Celle-ci s’est stabilisée depuis 2010, suite à une progression continue depuis 1982. La proportion des propriétaires sans charges de remboursement augmente de 27 % en 1982 à 38 % en 2010. Cette hausse est liée en partie au vieillissement de la population. Elle devient cependant stable en 2021 (38 %).

Quant à la part des propriétaires accédants, elle est conservée à 20 % depuis 2006. Cela est dû éventuellement à l’allongement des durées d’emprunts immobiliers.

Par contre, la proportion des ménages locataires de leur résidence principale est maintenue aux alentours de 40 % depuis 1990. Une légère diminution est constatée par rapport à 1982 (41 %). Les logements à louer sont détenus par des bailleurs privés (23 %) et des bailleurs publics (17 %). Depuis le milieu des années 1990, la proportion des bailleurs publics s’est stabilisée, alors qu’elle a significativement progressé auparavant. Enfin, la baisse de la part des ménages logés à titre gratuit se poursuit depuis 1982.

Une croissance plus rapide du nombre de logements dans les DOM

La croissance du parc des logements dans les départements d’outre-mer hors Mayotte est plus rapide qu’en France métropolitaine. Cette évolution est la conséquence d’une forte croissance démographique dans les DOM. Toutefois, la hausse du nombre de logements ultramarins s’avère plus lente ces dernières années (+1,6 % par an entre 2011 et 2021, contre +2,8 % entre 1982 et 2010).

En 2021, les résidences principales représentent 82 % du parc de logements dans les DOM. En revanche, les résidences secondaires ou logements occasionnels sont à 6 % seulement. Les logements vacants sont à 12 %. Depuis 2008, l’augmentation du nombre de résidences principales ralentit par rapport à l’ensemble du parc. De ce fait, la part de cette catégorie de logement est moins importante qu’en 1982.

Par ailleurs, les deux tiers du parc des logements dans les DOM sont des maisons individuelles. Cette proportion est largement plus élevée qu’en France métropolitaine. Depuis 1982 cependant, elle recule lentement. Néanmoins, ce type d’habitat demeure majoritaire pour les résidences principales, les résidences secondaires ou logements occasionnels et les logements vacants.

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