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Logement

Logement senior : quels sont les besoins en matière d’habitat ?

Logement senior : quels sont les besoins en matière d’habitat ?

Une enquête de Xerfi s’intéresse au logement senior pour mieux décrypter les besoins s’agissant de l’habitat. Quels sont les besoins liés à la mobilité résidentielle ? Quelles sont les offres pertinentes pour y répondre ?

Sommaire

­Logement senior : quelles sont les attentes ?

­Les personnes âgées n’expriment pas forcément les mêmes besoins. C’est pourquoi il est complexe de répondre aux besoins liés à l’habitat des seniors. C’est ce que confirme cette enquête réalisée par l’observatoire Xerfi auprès de 901 personnes âgées de 60 ans et plus vivant à domicile.

Logement senior : quelles sont les attentes ?

Renforcer la connaissance du logement senior

 

Toutefois, il en ressort le souhait de rester vivre le plus longtemps à son domicile. Dans tous les cas, le logement senior doit pouvoir s’adapter à la vieillesse. Il faut donc s’attendre à ce que les besoins en matière d’adaptation de l’habitat existant se renforcent. De même, vont se développer de nouveaux formats d’habitats intermédiaires.

Pour autant, aujourd’hui, de nombreux besoins sont non satisfaits. De toute évidence, il est urgent de diversifier les solutions selon les profils. À cet égard, l’enquête met l’accent sur cinq grandes attentes communes que sont :

  • la sécurité,
  • le confort,
  • l’accessibilité aux commodités,
  • l’adaptation du logement,
  • le lien social renforcé.

Aujourd’hui, une large partie de la demande de logement senior intermédiaire reste sans réponse. Faute notamment d’information suffisante et d’absence d’offre dans certains territoires très ruraux et périurbains.

“ Les résidences autonomie et les résidences services senior dominent l’offre de logements pour personnes âgées. On assiste à l’émergence d’une offre destinée aux territoires moins denses et aux aînés plus modestes.” – Jean-Christophe Briant, Directeur d’études Xerfi-Precepta.­

Les plus de 60 ans n’envisagent pas de quitter leur logement

À une écrasante majorité (plus de 90%), les seniors souhaitent rester à domicile. D’ailleurs, ils indiquent la méconnaissance d’offres alternatives ou encore d’autres solutions.

À l’inverse, les moteurs susceptibles de favoriser la mobilité résidentielle des seniors sont :

  • la volonté de changer d’environnement,
  • l’inadaptation du logement,
  • le souhait de se rapprocher des enfants,
  • l’isolement social (et en particulier celui des femmes).

Par ailleurs, on observe que le niveau de vie et de patrimoine influence également le parcours résidentiel. En d’autres termes, un fort taux de détention de patrimoine et sa liquidification potentielle favorisent la réalisation de projets résidentiels.

Or, l’avancée en âge de la génération nombreuse des baby-boomers n’est pas sans conséquences. Puisque le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie puis de dépendance sévère va fortement augmenter à l’horizon 2035.

Dans ces conditions, les besoins d’accompagnement vont progresser à un rythme soutenu. Le défi s’annonce immense et les perspectives exceptionnelles pour les acteurs des marchés du logement senior et des services à la personne. De fait, les acteurs de l’immobilier, mais aussi ceux de l’habitat senior devront mieux cibler la demande et calibrer une offre pertinente.

De sorte que les promoteurs, les bailleurs sociaux, les copropriétés et les pouvoirs publics ont aussi une responsabilité dans l’adaptation du logement senior. le “bien vieillir chez soi” est une priorité pour tout un chacun. Aussi, il est important que tous les acteurs concernés s’engagent dans la mise en place de stratégies seniors et de plans d’accessibilité.

­Renforcer la connaissance du logement senior

Les plus grandes enseignes de résidences services seniors comme Les Senioriales ou Domitys sont connues des seniors âgés de 60 ans et plus. Toutefois, les autres solutions d’habitat partagé souvent issues des territoires souffrent d’un déficit de reconnaissance.

Pourtant, outre les maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie, les initiatives se multiplient. En effet, nous avons déjà exposé dans d’autres articles la colocation seniors, l’habitat intergénérationnel, ou d’autres propositions d’habitat accompagné, partagé et associatif.

Citons, par exemple, la création en mars 2022 du “Collectif 150 000” dédié à l’habitat partagé. C’est un vecteur de communication commun à douze acteurs privés ou associatifs. Par ailleurs, les bailleurs sociaux se préoccupent désormais de la problématique senior. Ils ambitionnent à présent de “s’occuper des résidents plutôt que des résidences”.

“ Le manque d’information et d’orientation des personnes âgées constitue à l’évidence un frein considérable au développement des marchés du logement senior intermédiaire.” – Jean-Christophe Briant.

Aussi, pour y remédier, les experts de Xerfi proposent d’actionner trois grands leviers. En premier lieu, il serait bon de s’inspirer des stratégies commerciales et de communication des grandes enseignes de résidences services seniors. Ensuite, il faut se former à de nouveaux métiers comme celui de “care manager”.

En effet, ce nouveau métier de la santé consiste à orienter les seniors et leurs aidants vers les solutions les plus adaptées. Il intervient le plus souvent pour soutenir les proches en cas de perte d’autonomie. Aussi, il s’adapte à votre situation pour vous présenter les meilleures alternatives. Ce modèle BtoBtoC permet une massification de la réponse à la demande.

Enfin, la création d’organes de représentation, à l’instar du “Collectif 150 000”, est une piste à creuser.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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