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Logement

Logement : le comportement des jeunes Français de 18 à 30 ans

logement des jeunes

La FNAIM a présenté son sondage exclusif sur le rapport des jeunes adultes de 18-30 ans au logement. La plupart des interrogés souhaitent devenir propriétaires de leur logement (une maison située en zone périurbaine de préférence). Ils ont cependant peur de ne pas avoir les moyens pour sauter le pas, à cause des prix immobiliers trop chers. Aussi, les difficultés de financement comptent parmi les freins à l’accession à la propriété.

Quelles sont les solutions de logement privilégiées par les jeunes ?

En France, les jeunes de 18-30 ans sont majoritairement indépendants. En effet, près de deux jeunes sur trois ne vivent plus avec leurs parents. Pour 68 % d’entre eux, le départ s’est effectué avant leurs 21 ans (en deçà de la moyenne européenne).

Par ailleurs, 81 % des jeunes ayant déjà quitté le toit familial seraient des actifs. Cette indépendance s’accompagne d’une grande mobilité. Plus de la moitié des interrogés ont changé d’adresse au moins trois fois depuis leur départ de chez leurs parents.

Pour les jeunes qui n’ont pas encore quitté le giron familial : 50 % jouent les « Tanguy » et 50 % font ce choix pour des raisons économiques. Parmi eux, 62 % sont sans emploi.

Statut du logement actuel

Quel statut pour le logement actuel ?

Parmi les jeunes qui ne vivent plus avec leurs parents, seuls 14 % sont propriétaires. Ainsi, 43 % sont locataires et 43 %, logés gratuitement. Les jeunes locataires choisissent leur logement selon la proximité du lieu de travail ou d’étude et le rapport qualité/prix.

Pour trouver leur location, près de 37 % des jeunes locataires ont utilisé l’annonce d’un professionnel. Plus de la moitié des locataires estiment qu’il est difficile de trouver une location. Du fait de la crise sanitaire, 23 % d’entre eux déclarent avoir des difficultés pour payer leur loyer.

Selon Jean-Marc Torrollion, Président de la Fédération Nationale de l’Immobilier, la mobilité des jeunes est bien palpable. Ce fait concerne aussi bien les étudiants que les actifs. C’est pourquoi il est essentiel de préserver une offre locative variée et importante.




Quels sont les « vœux immobiliers » des jeunes adultes ?

Les jeunes adultes de 18-30 ans semblent avoir des rêves immobiliers assez semblables à ceux de leurs parents. 70 % d’entre eux souhaitent ainsi vivre dans une maison individuelle. 44 % des interrogés préfèrent les villes moyennes, tandis que 28 % choisissent les grandes métropoles et les communes rurales.

Les principaux critères de choix d’un bien sont notamment :

  • la sécurité (96 % des interrogés) ;
  • la proximité des services et des équipements (87 %) ;
  • le respect de l’environnement en privilégiant un logement écologique (86 %).

 

Près d’un jeune sur deux confie que la crise sanitaire a changé ses souhaits en matière d’immobilier. Désormais, 80 % des sondés se tournent vers un bien doté d’un jardin privatif. En revanche, 65 % souhaitent avoir un logement comprenant un espace adapté au télétravail.

L’accession à la propriété est-elle une priorité pour les jeunes ?

85 % des jeunes adultes pensent que posséder leur résidence principale est plus économique. 80 % des non-propriétaires rêvent donc d’acheter ou de construire leur logement un jour. Plus de 60 % d’entre eux espèrent réaliser leur souhait immobilier d’ici dix ans, contre cinq ans pour 47 %. Par ailleurs, 35 % des interrogés prévoient de constituer un investissement locatif. Chez les jeunes actifs, ce taux remonte à 40 %. C’est un véritable signe de maturité.

Néanmoins, les jeunes adultes sont réalistes. Bien que la plupart des interrogés souhaitent devenir propriétaire, nombreux d’entre eux sont conscients de la difficulté à y parvenir. Un jeune sur trois pense pouvoir profiter d’une aide financière de leurs parents. En revanche, 75 % des sondés affirment être préoccupés par le niveau trop élevé des prix de l’immobilier. De plus, plus d’un jeune sur deux estime qu’il est difficile d’obtenir un crédit bancaire.

68 % des jeunes adultes pensent appartenir à une génération défavorisée. Aussi, ils pensent que pour les générations précédentes l’effort financier pour se loger n’était pas aussi important (49%). Par ailleurs, plus de 80 % d’entre eux craignent l’impact de la crise sanitaire, en particulier sur leur emploi et leur économie.

Un message à transmettre aux candidats à la prochaine élection présidentielle ?

Concernant la politique du logement, pour les jeunes actifs la priorité est de favoriser l’accession à la propriété (47 %). Pour les étudiants, la baisse des loyers vient en premier (44 %). Par ailleurs, seulement 12 % des 18-30 ans ont reçu de l’argent dans le cadre d’une donation parents-enfant. Parmi eux, 78 % ont reçu un somme inférieur à 50K €.

Politique du logement pour les jeunes

 

“ On ne peut que constater le défi immense que représente, pour les pouvoirs publics, les attentes des jeunes concernant le logement. Entre l’inquiétude immédiate, le prix de l’immobilier, la diminution du reste à charge qui conditionne leurs attentes.” – Jean-Marc TORROLLION.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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