Les villes françaises face aux nouveaux enjeux de la société

Les villes françaises face aux nouveaux enjeux de la société

Les villes françaises incarnent les enjeux fondamentaux de la société. Qualité de vie, inclusion, mobilité, travail, environnement… Autant de sujets qui sont au cœur des débats publics en cette période d’élections municipales.

Les villes françaises et leurs enjeux

Les élections municipales sont passées et voilà que les questions urbaines deviennent centrales ! À l’occasion, l’organisation Mazars en partenariat avec OpinionWay dévoile l’avis des citadins sur les villes françaises d’aujourd’hui, et les enjeux attendus demain. Une analyse tirée du Baromètre « Immobilier & société : vivre et travailler en ville », qui a pour ambition de révéler les enjeux communs.

Nécessité de préservation de l’environnement, développement du numérique et des services, amélioration de la qualité de vie personnelle et professionnelle… Ces enjeux doivent faire face à un contexte social difficile où le pouvoir d’achat est une véritable corde sensible.

En effet, plus des deux tiers des habitants jugent que l’immobilier contribue efficacement à leur qualité de vie. 86% des sondés sont satisfaits de leur quartier et 78% de la proximité des espaces verts.

Néanmoins, un quart des citadins pensent que leur quartier n’est plus adapté aux enjeux du 21e siècle.

Des équilibres sociaux et environnementaux

Plus généralement, la perception du domaine immobilier par les habitants des villes en France est bonne. En effet, l’immobilier joue un rôle positif sur la qualité de vie des urbains (68%) et la création des liens sociaux (55%).

Pourtant, les villes françaises sont constamment à l’affût de nouveaux enjeux sociétaux. En effet, près d’un tiers des sondés sont moins cléments quant à l’impact de l’immobilier sur l’environnement et l’intégration des plus défavorisés. Sous prétexte qu’ils jouent un rôle négatif dans ces domaines.

D’autre part, sur la question précise de la performance énergétique des bâtiments, le taux d’insatisfaction des utilisateurs atteint les 37%. En effet, la mesure s’applique autant aux logements qu’aux bureaux occupés, sans distinction.

Des progressions attendues

Il faut le dire : “on peut toujours mieux faire” ! C’est ce que pense un quart des urbains vis-à-vis de leur quartier. Surtout les jeunes, qui portent un regard deux fois plus sévères que leurs aînés à l’égard de leur ville. Ils ont des attentes précises quant à l’immobilier et le logement.

La majorité pense que l’amélioration de la qualité de vie est le premier domaine dans lequel l’immobilier doit encore développer son action (49 %). Dans un second temps, ils espèrent réduire l’impact environnemental de l’immobilier. C’est un enjeu important où l’on doit encore progresser pour 61% des citadins.

Enfin, les avis se partagent quant à la question de la mixité sociale. Pour 39 % des personnes interrogées : l’immobilier peut encore aider à l’intégration des plus défavorisés. Pourtant, 64 % estiment que les nouveaux programmes immobiliers intègrent suffisamment de mixité sociale.

Des projets urbains mixtes et collectifs

Dans l’idéal collectif des Français, le désir d’une ville horizontale avec des immeubles d’une hauteur limitée prime parmi ces enjeux environnementaux.

Plus surprenant, les Français expriment nettement un besoin de quartiers plus mixtes, mêlant logements, commerces et bureaux. Ce sont exactement 81% des sondés qui préfèrent des quartiers commerciaux contre 57% qui favorisent les quartiers avec bureaux.

Mazars étude villes françaises enjeux

Quant aux nouveaux concepts immobiliers, on constate qu’une majorité des Français (58%) serait prête à vivre dans un habitat collectif avec plus de parties communes. D’autres se projettent dans des grattes ciels multi-usages qui pourraient accueillir des restaurants, commerces et jardins (43%).

 »[…] pour les personnes de moins de 35 ans, deux tiers seraient prêts à habiter en habitat collectif et plus de 40% en habitat partagé. » Claire Gueydan-O’Quin, associée responsable du Conseil Immobilier chez Mazars

Des consultations citoyennes locales à longs termes

Bonne nouvelle, 65 % des urbains interrogés sont prêts à contribuer à la définition de ces nouveaux programmes immobiliers et urbains. Ce n’est pas sans conditions.

Dans un premier temps, les espaces d’expressions doivent être offerts par plusieurs parties prenantes : élus, promoteurs, associations d’usagers… De plus, la consultation se réalisera à l’échelle des villes françaises selon leurs enjeux.

Une grande majorité des répondants (82%) estiment qu’il faut réaliser davantage de consultations, et les rendre plus visibles (87 %). C’est une démarche qui favorise le vote des élus.

Néanmoins, nous devons nous méfier de la contre-productivité de ces consultations si elles sont mal utilisées. D’après 72% des sondés, les consultations sont davantage des opérations de communication. De plus, 78% de ceux qui y ont déjà répondu n’ont pas eu le sentiment d’avoir été réellement écoutés.

 »Si la méthode collaborative est jugée intéressante, les sondés en soulignent aussi très bien les limites. » Claire Gueydan-O’Quin

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