« Les passages couverts de Paris » : un ouvrage de référence pour les amoureux de Paris et du Patrimoine culturel !

Les passages couverts de Paris
©Studio Traktir PdM

Depuis la dernière édition de 2002, beaucoup de changements ont eu lieu au sein des passages couverts parisiens. L’auteur de cet ouvrage de référence, Patrice de Moncan, historien de la ville de Paris, propose une version revisitée de son best-seller (plus de 400.000 exemplaires vendus) !

 

Ce livre, illustré de plus de 330 illustrations (gravures, peintures et photographies), offre une promenade historique et sociétale au coeur de ces passages qui sont, depuis le XIXe siècle, autant de « villes dans la ville ».

 

Faut-il parler de passage ou de galerie ?

 

Au XIXe siècle, plus d’une cinquantaine de passages permettaient de traverser Paris à l’abri des intempéries et à l’écart de la circulation hasardeuse dans des rues sales et dangereuses.

Sous leurs hautes verrières, les Parisiens découvraient alors, avec admiration, les récentes prouesses du progrès technique : l’éclairage au gaz, le travail du verre et du fer qui permettaient l’élaboration de longues verrières, tout ceci créant une nouvelle esthétique. Le capitalisme naissant s’empressa d’y installer ses boutiques de luxe.

La foule envahit les passages, se précipitant dans ces « villes dans la ville » où, chacun pouvait trouver ce qu’il désirait. Des boutiques de nouveautés, d’excellents restaurants, des théâtres et des salles de spectacles, mais aussi le jeu et la prostitution.

De ces lieux aujourd’hui empreints d’un certain mystère, où la beauté de l’architecture le dispute à la richesse de l’histoire, il ne reste plus que dix-huit survivants que le temps a miraculeusement préservés. Les provinces françaises ne sont pas en reste où il en existe encore 27.

Leur terme générique, privilégiait à l’origine la fonction de circulation. Il y eut le Passage Feydeau, le Passage du Caire, le Passage des Panoramas, etc. C’est vers la fin de la Restauration que le terme Galerie apparut en introduisant une idée de supériorité esthétique.

En l’appelant ainsi, les promoteurs de la Galerie Vivienne voulaient afficher une différence entre leur passage et ceux qui l’avaient précédé. Il est vrai que ses dimensions et le soin apporté à sa décoration la démarquaient de ceux réalisés auparavant.

La Galerie Colbert, sa voisine, l’imita. Sa rotonde, qui fut la première construite dans un passage, en donnant une solution esthétique et technique aux changements de direction, révolutionna ce mode architectural. Tous les grands passages italiens la copieront.

La Galerie Véro-Dodat, puis la Galerie d’Orléans qui fut la plus luxueuse de tous les passages parisiens, s’ajouteront au nombre de ces galeries qui voulaient être des passages de luxe.

Ceci n’empêchera pas d’autres passages, plus populaires, d’être construits à la même époque sous l’ancien vocable. Il en sera ainsi du passage Choiseul, du passage du Ponceau, du passage de Bourg-l’Abbé et du passage des Princes.

Les passages couverts de Paris.
Les passages couverts de Paris. ©Studio Traktir PdM.

Qu’est-ce qui a changé depuis la dernière édition de 2002 ?

 

Si certains commerces et boutiques y demeurent depuis le début du XIXe siècle comme la librairie Petit-Siroux (Galerie Vivienne) ou le Café de l’Epoque (Galerie Véro-Dodat), certains fleurons ont depuis abandonné ces passages. C’est le cas de JeanPaul Gaultier (Galerie Vivienne) ou de l’éditeur italien FMR (Galerie Véro-Dodat).

De nouvelles enseignes s’y sont installées comme Christian Louboutin (Galerie Véro-Dodat), ou Marks & Spencer (Passage Jouffroy). Mais le changement le plus marquant, peut-être, est la vague de rénovation qui a déferlé dans ces allées vitrées au cours des dernières années. Phénomène nouveau, comme si les commerçants et leurs copropriétaires prenaient soudain conscience de la valeur historique et patrimoniale de leurs passages.

Ces passages ne sont globalement pas inscrits ou classés au titre des monuments historiques. Néanmoins, douze d’entre eux, sur les dix-huit existant, ont été récemment rénovés : le passage Bourg-l’Abbé, la Galerie Véro-Dodat, le Passage Jouffroy, le Passage des Princes, la Galerie Vivienne (en cours), le Passage du Caire, le Passage Brady, le Passage du Grand Cerf, le Passage Puteaux, la Galerie de la Madeleine (en partie), le Passage du Prado.

Ce livre raconte l’apparition et l’histoire de ces galeries, comme il invite à s’y promener, sans oublier d’évoquer certaines disparues comme le Passage de l’Opéra, chanté dans « Le Paysan de Paris » par Aragon, le Passage du Pont Neuf où se situe le roman de Zola, « Nana », le Passage du Saumon décrit dans « Numa Roumestan » par Alphonse Daudet ou encore la Galerie d’Orléans au Palais-Royal sur la colonnade de laquelle s’alignent les colonnes de Buren.

« Les passages couverts de Paris »

Descriptif

Format fermé : 18,5 x 23 cm .

224 pages en couleur.

Relié, cousu-collé, sous couverture souple à larges rabats.

ISBN : 978 235 896 0618

Prix public : 29,90 €