Près de 8 Français sur 10 prennent des résolutions financières en début d’année. Pourtant, seuls 21% d’entre eux les tiennent jusqu’au bout, selon une enquête Yomoni. Le leader français de la gestion d’épargne en ligne a interrogé 2 101 personnes pour comprendre ce paradoxe. La peur de perdre son investissement, des revenus insuffisants et un manque de connaissances financières freinent les meilleures volontés. Malgré ces échecs répétés, 84% des Français comptent retenter leur chance en 2026. Cette fois, ils privilégient la sécurité et l’épargne de précaution. Comment transformer ces intentions en actions durables ? L’enquête révèle les clés pour enfin réussir ses résolutions financières.
Sommaire :
- Pourquoi les Français prennent-ils autant de résolutions financières ?
- Quels sont les 4 obstacles qui font échouer les résolutions financières ?
- Quels bénéfices tirent ceux qui tiennent leurs résolutions ?
- Comment les Français abordent-ils leurs résolutions financières en 2026 ?
- Quel rôle joue l’éducation financière dans la réussite des résolutions financières ?
À retenir – Résolutions financières des Français en 2026
- 79% des Français ont pris une résolution financière en 2025, mais seulement 21% l’ont tenue jusqu’au bout.
- La peur de perdre (27%) et les revenus insuffisants (25%) constituent les deux principaux obstacles à la réussite.
- 84% des Français comptent reprendre une résolution financière en 2026, avec une priorité donnée à l’épargne de précaution.
- Les fonds en euros (32%) et l’immobilier (27%) dominent les choix d’investissement, traduisant une recherche de sécurité.
- YouTube (25%) et les vidéos courtes (28%) s’imposent comme les canaux privilégiés pour s’éduquer à la finance.
Pourquoi les Français prennent-ils autant de résolutions financières ?
Une volonté massive en début d’année
Les résolutions financières séduisent une écrasante majorité de Français. En 2025, 79% d’entre eux déclarent avoir pris un engagement lié à leur argent, selon l’enquête Yomoni réalisée en décembre 2025 auprès de 2 101 personnes. Cette tendance reflète une prise de conscience croissante. Les épargnants veulent mieux gérer leur budget. Ils souhaitent aussi préparer l’avenir face aux incertitudes économiques. Seulement 19% n’ont pris aucune résolution, et 2% ne se prononcent pas.
Des objectifs variés mais concentrés sur l’épargne
Les motivations diffèrent selon les profils. Pour 2026, 13% veulent commencer à épargner et 8% souhaitent débuter en investissement. L’épargne de précaution mobilise 15% des intentions. La gestion du budget quotidien reste également une priorité pour 12% des sondés. Ces résolutions financières traduisent un besoin de reprise en main de ses finances personnelles.
Comme le souligne Tom Demaison, Directeur de la communication de Yomoni : « Les Français ne manquent pas de motivation, ils manquent de repères. »
Quels sont les 4 obstacles qui font échouer les résolutions financières ?
La peur de perdre, premier frein psychologique
L’enquête Yomoni identifie la peur de perdre comme obstacle numéro un. Elle concerne 27% des personnes n’ayant pas tenu leurs engagements en 2025. Cette crainte atteint même 29% lorsqu’on interroge les Français sur leurs freins actuels à l’investissement. Cette peur paralyse les épargnants. Elle les empêche de passer à l’action, même avec de bonnes intentions. Les résolutions financières se heurtent ainsi à un mur émotionnel difficile à franchir.
Des revenus jugés insuffisants
Le deuxième frein concerne le pouvoir d’achat. Un quart des Français (25%) estiment ne pas gagner assez pour épargner. Ce chiffre monte à 28% concernant les freins actuels à l’investissement. Cette perception limite leur capacité à tenir leurs résolutions financières. La hausse du coût de la vie constitue d’ailleurs le premier déclencheur potentiel d’investissement pour 28% des sondés. Le contexte économique pèse lourdement sur les décisions.

Le manque de connaissances financières
L’éducation financière fait défaut. Près de 19% des sondés admettent manquer de connaissances pour avoir échoué en 2025. Ce taux atteint 20% parmi les freins actuels.
Tom Demaison analyse : « La finance reste perçue comme complexe, risquée et réservée à une minorité. Tant que l’éducation financière ne sera pas plus accessible, concrète et personnalisée, les bonnes résolutions continueront de s’éroder. Les résolutions financières restent alors des vœux pieux. »
Des démarches perçues comme complexes
La complexité administrative décourage également. Les procédures d’ouverture de compte ou d’investissement semblent fastidieuses. Ce frein touche 10% des répondants ayant échoué. Le manque de temps affecte 8% des sondés, et 11% le citent comme frein actuel. Les résolutions financières s’érodent face à ces obstacles pratiques du quotidien.
Quels bénéfices tirent ceux qui tiennent leurs résolutions ?
Une épargne en hausse pour un tiers des Français
Les efforts paient pour ceux qui persévèrent. Parmi les Français ayant tenu leurs engagements en 2025, 33% déclarent avoir épargné davantage. Ce résultat concret motive les épargnants. Il prouve que les résolutions financières peuvent produire des effets tangibles et mesurables sur le patrimoine.
Une meilleure gestion budgétaire
Au-delà de l’épargne, 22% ont amélioré le suivi de leur budget et réduit leurs dépenses. Par ailleurs, 13% ont franchi le pas et commencé à investir. Cette discipline financière apporte une sérénité nouvelle. Les résolutions financières transforment ainsi les habitudes quotidiennes de manière durable.
Un sentiment de sécurité renforcé
La dimension psychologique compte aussi. Près de 19% se sentent plus sereins financièrement après avoir tenu leurs engagements. De plus, 12% déclarent mieux comprendre les produits et enjeux financiers. Cette tranquillité d’esprit constitue un bénéfice majeur. Elle encourage à maintenir ses résolutions financières sur le long terme.
Comment les Français abordent-ils leurs résolutions financières en 2026 ?
Une volonté intacte malgré les échecs passés
L’optimisme persiste malgré un taux d’échec de 48% en 2025. En 2026, 84% des Français prévoient de prendre une nouvelle résolution financière. Seuls 13% refusent de s’engager, et 3% restent indécis. Les échecs précédents ne découragent pas. Au contraire, ils poussent à adopter une approche différente. Les résolutions financières restent un rendez-vous annuel incontournable.
La sécurité comme priorité absolue
Les priorités évoluent vers plus de prudence. L’épargne de précaution arrive en tête des intentions pour 15% des Français. La gestion du budget quotidien suit avec 12%. Commencer à épargner motive 13% des sondés. La mise en place de versements automatiques intéresse 7% des répondants. Les résolutions financières reflètent cette quête de sécurité et de stabilité.
Des produits d’investissement rassurants plébiscités
Le choix des placements confirme cette tendance prudente. Les fonds en euros séduisent 32% des sondés, en tête des préférences. L’immobilier attire 27% des répondants. La Bourse intéresse 14% des Français, suivie par les cryptomonnaies à 9%. Les ETF ne convainquent que 5% des épargnants. Ces véhicules perçus comme sûrs dominent largement. Les résolutions financières s’orientent vers des solutions connues et rassurantes.
Quel rôle joue l’éducation financière dans la réussite des résolutions financières ?
YouTube et Instagram en première ligne
Les canaux d’information évoluent rapidement. YouTube domine avec 25% des préférences pour l’éducation financière. Instagram suit à 18%, devant la presse traditionnelle à 14%. TikTok capte 12% des répondants, et Facebook 11%. LinkedIn ferme la marche des réseaux à 10%. Ces plateformes digitales deviennent les principaux vecteurs d’éducation financière. Elles permettent de vulgariser les concepts liés aux résolutions financières.
Les vidéos courtes, format préféré des épargnants
Le format compte autant que le contenu. Les vidéos courtes séduisent 28% des Français pour apprendre la finance. Les simulateurs personnalisés attirent 22% des répondants. Les vidéos longues et podcasts intéressent 13% des sondés. Les articles et livres blancs ne convainquent que 9%. Ces outils interactifs facilitent la compréhension. Ils aident à concrétiser les résolutions financières de manière ludique et accessible.
Un besoin d’accompagnement personnalisé
Les Français réclament plus de pédagogie. Ils veulent comprendre avant d’agir.
Tom Demaison insiste : « L’enjeu, ce n’est pas d’investir plus, mais d’investir mieux, en comprenant ce que l’on fait. »
Cette demande d’accompagnement traduit une maturité nouvelle. Elle conditionne la réussite des résolutions financières en 2026. Seuls 31% des Français abordent l’année de façon pessimiste, tandis que 18% se montrent très optimistes. La majorité (46%) reste neutre, attendant de voir l’évolution du contexte économique.

