Les jeunes générations et leur rapport à la propriété

Questionnées par l’IFOP dans le cadre d’une enquête, les jeunes générations du Grand Paris ont été invitées à répondre à des questions sur leur rapport à la propriété. La fameuse génération Y ou Millennials se distingue-t-elle du reste de la population ?

Quel est le rapport à la propriété des jeunes générations ?

 

La Chambre de Notaires de Paris s’intéresse au rapport qu’entretiennent les jeunes générations vivant en région parisienne avec la propriété immobilière. Pour disposer d’une vue d’ensemble, l’IFOP a réalisé une enquête pour déterminer les grandes tendances remarquées chez les jeunes. L’échantillon sélectionné est représentatif de la population française et l’ensemble des personnes interrogées sont âgés de 20 à 45 ans. Une catégorie de la population aussi appelée Millenials ou Génération Y.

L’enquête est pour le moins clair sur un point précis : les jeunes générations ont une belle image de la propriété immobilière.

Ainsi 9 jeunes sur 10, ont une bonne image de la propriété immobilière, perçue comme valorisante. Près d’un tiers déclarent même en avoir une très bonne image. Un plébiscite qui contraste avec les difficultés rencontrées par ces générations avec le logement. Des difficultés d’autant plus présentes à Paris où les prix de l’immobilier flambent. 92% des interrogés affirment que l’accès à la propriété est plus compliqué en région parisienne qu’ailleurs.

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La propriété immobilière, qu’est-ce que cela signifie pour les jeunes ?

 

Pour les jeunes, la propriété immobilière s’associe avec l’image d’un investissement sur le long terme. C’est la réponse la plus rapidement donnée et la plus fréquemment citée par les sondés. C’est aussi l’idée d’un accomplissement personnel et un symbole de sécurité, des réponses citées par plus d’un tiers des sondés. Certains, l’associent au contraire à un endettement.

Interrogés sur le sujet de la propriété immobilière, les sondés déclarent, en grande majorité (79%), préférer la possession d’un bien immobilier plutôt que sa simple jouissance.

Une bonne partie des sondés perçoivent la propriété immobilière comme un moyen de se constituer un patrimoine (43%). Le côté rassurant du placement et l’envie de transmettre à leurs enfants font également partie des raisons qui justifient l’achat d’un bien.

Un engouement général qui explique la multiplication des envies en matière d’immobilier des jeunes générations. Ainsi, 67% des Franciliens âgés de 20 à 45 ans, envisagent de réaliser un projet immobilier dans les 5 ans à venir.

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Dans le détail, ce projet immobilier consiste souvent en l’achat d’une résidence principale (59%). L’investissement locatif (28%) ou l’achat d’une résidence secondaire figurent également dans les souhaits.

Propriétaires, oui, mais où et comment ?

 

Les résultats de l’enquête démontrent que la propriété immobilière continue d’être prisée. Mais les jeunes Franciliens affiche des réserves quant à leur actuelle région. En effet, 49% déclarent vouloir changer de commune d’ici à 10 ans.

Parmi les sondés désireux de changer de commune, 6 sur 10 déclarent vouloir quitter l’Ile-de-France au cours des 10 prochaines années.

Ces jeunes désireux de quitter la région voudraient rejoindre la campagne ou une ville intermédiaire. La raison majoritairement évoquée est celle d’améliorer sa qualité de vie. L’idée d’être plus proche de la nature et de disposer d’un logement plus grand sont appréciées. En revanche, 31% des jeunes Franciliens se satisfont de leur commune actuelle et se voient toujours y vivre dans 10 ans.

Notons que le projet du Grand Paris Express est très connu par les jeunes Franciliens mais il ne semble pas dissuader ceux qui veulent partir. De même, la construction neuve ne pourra pas résoudre à elle seule les déséquilibres de l’agglomération.

Certains jeunes remettent aussi en cause de le modèle de la propriété classique. De nouveaux modes de propriété voient le jour, tels que la propriété à vie ou le démembrement de propriété. D’autres privilégient l’habitat participatif ou encore la cohabitation intergénérationnelle.

Autant de nouveaux usages à prendre en considération pour les pouvoirs publics et pour les différents acteurs de l’immobilier, notamment les notaires.

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