Le télétravail favorise-t-il la mobilité géographique ?

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32% des salariés ont recours au télétravail.

Le réseau immobilier Optimhome par le biais d’une étude menée avec l’Ifop, interroge les Français sur l’impact des nouvelles pratiques de travail sur la mobilité géographique : Frein ? Motivation ? Les repères de l’investissement dans la pierre semblent être bousculés.

32% des salariés ont recours au télétravail

 

Près d’un tiers des Français actuellement en poste ont recours au télétravail (32%).

Alors que les technologies de l’information et de la communication favorisent cette pratique, il s’avère que le télétravail peut avoir bien des avantages pour une entreprise.

Une productivité en hausse de 5 à 30%, une baisse d’absentéisme de 20%, jusqu’à 30% d’économie de surface immobilière de locaux … De plus, depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le renforcement du dialogue social, il n’est plus nécessaire de modifier le contrat de travail pour permettre à un salarié de télétravailler.

En 2019, le télétravail est de plus en plus courant et visiblement, il séduit autant les salariés que les employeurs. Pourtant la pratique du télétravail est différente selon les situations : elle atteint 37% chez les Millenials, 62% chez les cadres et 41% chez les habitants de l’agglomération parisienne.

Les nouvelles méthodes de travail et la mobilité géographique

 

La mobilité géographique est concrètement envisagée par une forte proportion des Français : 40% pourraient réaliser une mobilité géographique dans les cinq prochaines années.

Pour aller où ? Bordeaux et plus généralement l’Ouest de la France demeurent particulièrement attractifs. Bordeaux arrive donc encore en tête (19%) devant Nantes (12%) qui précède cette année Paris (11%). A l’opposé, Marseille est de nouveau la grande métropole la moins plébiscitée (2%).

Pourquoi déménager ? L’intention de mobilité n’est toutefois pas homogène selon les différentes catégories de population.

Une fracture générationnelle, géographique et sociale se dessine.

Avec moins de contraintes familiales et un état d’esprit traditionnellement plus dynamique, une majorité des 25-34 ans (53%) pourraient envisager une mobilité dans les 5 ans qui viennent contre 39% des 35-49 ans et 33% des 50-64 ans.

On note que la volonté de bouger dépend aussi de la taille de la commune. En effet, une majorité des habitants de la région parisienne (57%) se placent dans cette perspective contre seulement 37% de ceux des communes rurales et des communes urbaines de Province.

Donc pour résumer, si on et plutôt dans une tranche d’âge à être en couple avec des jeunes enfants, on aspire a un environnement plus sain, confortable pour sa famille avec un budget limité. On sera amené à déménager surtout si la famille s’agrandit et que l’on habite en région parisienne ! Mais comment concilier ce projet de mobilité avec son travail ?

Le télétravail : un booster pour les futurs projets immobiliers ?

 

L’efficacité des moyens de transport (44%) constitue le principal levier permettant de déclencher une mobilité géographique, suivi par une plus grande facilité à être en télétravail (21%).

Ce dernier constat démontre que, pour beaucoup de Français, des conditions de travail plus confortables peuvent-être étroitement corrélées à une perspective de mobilité géographique. Inversement, le télétravail peut être une solution pour limiter les désagréments de l’éloignement de son lieu de travail.

On observe que pour 72% des 25-65 ans actifs occupés, le recours au télétravail incite à réaliser une mobilité géographique, dont 76% chez les femmes et 69% chez les hommes.

Le lien entre enjeux immobiliers et télétravail est évident.

La pratique du travail à distance est en effet répandue chez 45% des acheteurs récents d’une résidence principale ; 55% de ceux d’un bien immobilier locatif, 54% des vendeurs d’une résidence principale et 58% de ceux d’un bien immobilier locatif.

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1503 personnes, représentatif de la population française âgée de 25 à 65 ans. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 26 février au 4 mars 2019.

https://www.ifop.com