Coronavirus : des risques d’intoxication liés à la désinfection

Coronavirus : des risques d’intoxication liés à la désinfection

Rangement, nettoyage, jardinage, ou bricolage… Confinement oblige, nous nous sommes mis à prendre soin de notre cocon. L’Anses nous rappelle les précautions à prendre pour limiter les risques d’intoxication à la maison.

Éviter les risques d’intoxication

En cette période de confinement, le nombre d’accidents de la vie courante ne fait qu’augmenter. En effet, le centre antipoison signale de nombreux risques d’intoxication en lien avec le Covid-19. Les accidents domestiques concernent toutes les catégories de la population.

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À l’origine du problème : les nettoyants, désinfectants, solutions hydro-alcooliques, huiles essentielles et anti-inflammatoires. Pour pallier ces risques d’intoxication, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) et les centres antipoisons soumettent des recommandations.

Ces trois premières semaines du mois de mars 2020, plus de 337 appels liés à des cas d’exposition ou des demandes d’information ont été identifiés. Ces dernières sont associées au contexte sanitaire de désinfection lié au COVID-19.

Des conseils pour les nettoyants et désinfectants

Dans ce cadre précis, plusieurs risques d’intoxication sont identifiés. Inhalation de vapeur toxique, intoxication accidentelle de jeunes enfants qui font suite aux transferts des produits ménagers, au nettoyage des aliments à l’eau de Javel….

Pour les éviter l’Anses vous conseille de :

  • Respecter formellement les conditions d’usage des produits nettoyants ou désinfectants (sols et surfaces).
  • Ne pas mélanger des produits nettoyant ou désinfectant entre eux, notamment eau de Javel et détartrant.
  • Mentionner très clairement la nature du contenu des produits déconditionnés et les tenir hors portée des enfants.
  • Ne pas utiliser les produits nettoyants et désinfectants de sols et de surfaces pour des besoins d’hygiène corporelle.
  • Ne pas nettoyer les aliments à l’eau de Javel. Ou tout autre produit nettoyant ou désinfectant non destiné à entrer au contact de denrées alimentaires.

Des précautions particulières pour les solutions hydro-alcooliques

D’autre part, ces risques d’intoxication concernent aussi l’exposition accidentelle d’enfants ayant à portée de mains les solutions hydro-alcooliques. De même que pour les produits utilisés durant la préparation faite-maison des solutions hydro-alcooliques.

Pour les éviter l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire vous propose de :

  • Tenir les solutions hydro-alcooliques hors portée des enfants.
  • Pour les produits déconditionnés, mentionner très clairement la nature du contenu (nom du produit au feutre, étiquette de couleur…) et tenir ces produits hors de portée des enfants.
  • Pour les solutions faites-maison, respecter minutieusement les consignes officielles de fabrication (site de l’OMS) et tenir les produits issus de cette fabrication hors de portée des enfants.

Auto-médication : le danger des huiles essentielles

L’auto-médication par l’utilisation d’huiles essentielles par voie orale peut contenir de réels risques d’intoxication si elles sont mal utilisées. Bien que la naturopathie soit en effervescence, il convient de maîtriser le sujet. Car certaines plantes présentent en effet des risques d’intoxication chez l’Homme (et l’animal) et peuvent vite s’avérer être du poison !

Aussi, la pulvérisation d’huiles essentielles pour assainir un espace clos fait partie des risques d’intoxication pour les personnes rencontrant des problèmes respiratoires.

L’Anses rappelle que les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus.

Par ailleurs, on rappelle que les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas utiliser ces huiles essentielles qui sont, pour elles, trop concentrées en principes actifs.

N’oubliez pas, avant tout usage, demandez conseil à votre pharmacien. Pour « renforcer ses défenses naturelles » et « lutter contre le coronavirus », pourquoi ne pas essayer de boire une tisane au thym avec du miel ?

Les médicaments anti-inflammatoires

L’Anses a constaté un fort besoin en rapport avec l’utilisation des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, corticoïdes, bronchodilatateurs et anti-inflammatoires associés. Cela fait suite aux informations du Ministère de la Santé mentionnant que les anti-inflammatoires pouvaient aggraver les signes d’infection du Coronavirus.

Les bons comportements à adopter :

  • Ne pas arrêter un traitement anti-inflammatoire prescrit pour une affection chronique ! Sinon, demandez conseil auprès de votre médecin traitant. Car, l’arrêt brutal d’un traitement anti-inflammatoire peut entraîner une recrudescence des symptômes de l’affection chronique.
  • En dehors de tout traitement chronique, ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et privilégier la prise de paracétamol en cas de fièvre, comme recommandé par le Ministère de la Santé.

Faire face aux risques d’intoxication

Préserver sa sécurité, et limiter ses déplacements sont essentiels au bon déroulement de cette crise pandémique. C’est pour cela que nous devons éviter de mobiliser le matériel et le personnel soignant.

Toutefois, en cas d’intoxication, il ne faut pas refuser, ni reporter une consultation aux urgences par peur d’être infecté par le covid-19. Pensez à mettre en place les indications données par le Centre antipoison. Tout devrait aller pour le mieux… Si ce n’est notre moral !

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