Insécurité électrique : Le nombre de dégâts a doublé entre 2012 et 2013

Insécurité électrique : Le nombre de dégâts a doublé entre 2012 et 2013

L’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE) a présenté les dernières statistiques concernant l’insécurité électrique et ses conséquences humaines et financières. Le nombre de dégâts électriques a doublé entre 2012 et 2013 pour s’établir à 600.000.

En 2015, la collaboration des différents acteurs a permis de rassembler plus de 80 études et expertises et de consolider les statistiques. Près de 29 millions de logements auraient plus de 15 ans, dont 11 millions sont antérieurs à 1949 ; 600 à 800.000 logements anciens sont vendus chaque année.

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Les enjeux sont considérables si l’on considère que les foyers français sont de plus en plus équipés de biens électroniques, qu’il s’agisse de produits électroménagers ou multimédia, sollicitant davantage les installations électriques. Un constat alarmant : 200.000 incendies surviennent en moyenne chaque année dans les logements et un quart d’entre eux environ serait d’origine électrique.

L’année 2013 a compté 590.000 dégâts électriques, deux fois plus que l’année précédente. Ces sinistres sont provoqués par des dégâts subis par les équipements électriques ou électroniques du logement, du fait d’accidents électriques d’origine externe (foudre, surtension, surintensité, etc.) et/ou d’explosions ou d’incendies ayant pris naissance à l’intérieur de l’appareil (échauffement, défaillance d’un composant, défaut électrique, etc.).

Ces dégâts ne sont pas sans conséquences lourdes, humaines et financières. Le Docteur Bertrand Thélot, de l’Unité Traumatismes, Département Maladies Chroniques et Traumatismes à l’Institut de veille sanitaire, indique qu’en France et par an, il y a environ 3.000 personnes victimes chaque année d’électrisation et 60 d’électrocution. Les électrisations touchent 6 à 8 fois plus les hommes que les femmes. Les conséquences économiques sont estimées à plus d’un milliard d’euros par an par l’ONSE. Ce chiffre intègre à la fois le coût pour les assureurs et pour les blessés, les décès, les électrocutions et les électrisations.

Le directeur de la Confédération générale du logement (CGL), Stéphane Pavlovic, a souligné l’importance de « construire des campagnes de communication à tous les niveaux et notamment auprès des consommateurs, (…) afin de les éduquer pour les aider à améliorer eux-mêmes leur propre sécurité en leur faisant prendre conscience des risques et en leur inculquant les gestes et comportements pour les supprimer. »

Il a également rappelé que la CGL et le Gresel* ont porté la mise en place des diagnostics de l’état de l’installation électrique à la vente et à la location. La CGL et le Gresel appuient actuellement la création d’un diagnostic obligatoire dans les parties communes pour vérifier l’état de l’installation électrique ainsi que la présence et le bon fonctionnement de l’installation de mise à la terre.

Pour 2016, l’ONSE souhaite affiner l’analyse des conséquences économiques des incendies d’habitation, en particulier le coût pour la société d’un décès ou d’un blessé dû à l’insécurité électrique. Autre piste de réflexion : mesurer l’impact des installations de production et de stockage d’énergie sur la sécurité électrique.

Le décret instaurant le diagnostic électrique à la location (état de l’installation intérieure d’électricité), obligatoire à chaque changement de locataire, est attendu. Il permettra également d’apporter de nouvelles données sur l’état des installations électriques dans les logements.

*Gresel : Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement.

Source : www.promotelec.com

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