Incendie domestique : les Français ont-ils conscience de ce risque ?

Incendie domestique : les Français ont-ils conscience de ce risque ?

Cette deuxième édition de l’Observatoire de la Sécurité des Foyers créé par Covéa / Verisure / Saretec porte sur l’incendie domestique. Les Français ont-ils conscience de ce risque ? Le risque incendie demeure globalement sous-estimé des Français. Pourtant des comportements dangereux peuvent les exposer.

L’incendie domestique, un sinistre fréquent et en hausse

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’incendie domestique est loin d’être anecdotique. Leur nombre a bondi de 50 % en dix ans ! En 2018, ils représentaient 6% de l’ensemble des sinistres “habitation”. Chaque jour, les assureurs gèrent 580 dossiers incendies sur les 10000 dossiers sinistres « habitation ». Le coût moyen des indemnisations pour les assureurs est d’environ 7500 euros. Pourtant, 9 Français sur 10 ignorent le montant maximum couvert par leur assurance habitation en cas de sinistre incendie.

L’incendie domestique est plus fréquent en hiver. Car les chauffages de tout type (poêle, cheminée, chaudière…) fonctionnent à plein régime. Ils se produisent surtout le soir et la nuit (à 41 %), et sont plus meurtriers la nuit (70 %). Toutefois, avec le développement du télétravail et les périodes de confinements, les Français sont de plus en plus à leur domicile. Le risque est donc plus grand !

“ Il est essentiel qu’ils prennent conscience que le risque incendie existe bel et bien malgré leur présence à domicile et que des gestes simples existent pour limiter ce danger.” – Jean-Vincent Raymondis, Directeur général adjoint de Saretec.

Un risque sous-estimé par les Français

Selon l’Observatoire de la sécurité des foyers, 17 % seulement considèrent que l’incendie est la menace principale qui pèse sur leur foyer. En effet, le cambriolage reste le sinistre le plus craint pour près d’un Français sur trois (32 %).

Plus étonnant encore, près de 9 Français sur 10 considèrent le risque d’incendie comme inexistant dans leur résidence principale !

Globalement, on constate que le risque d’incendie demeure sous-estimé. Mais ce qui est plus grave c’est la méconnaissance des risques. Car elle peut induire des comportements dangereux qui les exposent davantage. Ce phénomène témoigne d’un décalage important entre la perception du risque incendie et la réalité.

Aussi quand on les interroge les Français estiment être informés des principales menaces d’incendie domestique ainsi que les réflexes à adopter en cas de sinistre. Toutefois, il semble que dans la réalité, ils continuent à avoir certaines pratiques dangereuses. Parmi plus de 30 comportements à risque recensés, les Français en adoptent en moyenne 7 !

TOP 5 des comportements à risques

  1. Laisser des chargeurs ou des appareils électriques branchés
  2. Avoir plusieurs appareils ou plusieurs multiprises branchés sur une même prise
  3. Laisser des aliments sur une plaque de cuisson sans surveillance
  4. Recharger un smartphone/tablette/ordinateur sur une surface facilement inflammable
  5. Ne pas entretenir les installations électriques du domicile

Pour les installations de chauffage nécessitant un entretien régulier (gaz/fioul/cheminées), seulement 50% des usagers déclarent avoir souscrit un contrat d’entretien. C’est inquiétant de savoir que dans 4 cas sur 10, les installations ne sont pas contrôlées annuellement.

incendie domestique

 

Un incendie dans une habitation est un évènement extrêmement traumatisant. Or, la majorité des incendies domestiques pourrait être évité par des gestes simples que chacun peut appliquer dans son quotidien.

“Il est primordial de sensibiliser les Français, de leur apprendre ces gestes qui contribuent à éviter les incendies. D’autant plus dans cette période où ils passent beaucoup de temps à leur domicile.” – Xavier Ducurtil, Directeur de l’Engagement Sociétal de Covéa.

Des gestes simples pour limiter le risque incendie domestique

Les causes des incendies en France sont d’abord liées aux équipements et installations électriques notamment les appareils et prises en surcharge. Ensuite, ils sont dus aux sources de chaleur mal maîtrisées ou à des gestes malencontreux. Notamment dans la cuisine, premier lieu de départ d’un feu dans une habitation.

Par ailleurs, la vitesse de développement d’un feu est exponentielle. Au bout d’une minute, un verre d’eau ou un torchon humide peut l’étouffer. Mais au bout de trois minutes, il faudra une citerne de pompiers.

Heureusement, il est possible de limiter considérablement les risques en suivant quelques conseils simples :

  • couper le gaz et l’électricité en sortant,
  • entretenir les appareils,
  • ranger les produits inflammables,
  • ne pas surcharger les branchements,
  • débrancher les appareils inutilisés…

Et surtout, vous devez vous doter de détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF). Ils ont permis de sauver 400 vies en France en deux ans. Soit une réduction spectaculaire de 25 %. Bien qu’il soit obligatoire dans chaque logement depuis la loi Morange et Meslot de 2015, encore plus d’1 foyer sur 10 n’est toujours pas équipé d’un détecteur de fumée. Rappelons qu’il doit être installé aux bons endroits. L’emplacement idéal est dans les pièces de vie et les chambres. Le couloir qui mène aux chambres peut aussi être une solution. De plus, il faut le teste régulièrement, l’idéal est de le faire tous les 1 à 3 mois.

Un livre blanc pour mieux prévenir l’incendie domestique

L’Observatoire de la sécurité des foyers publie également un Livre blanc pour éviter, faire face et se remettre d’un incendie domestique. Ce document donne de multiples conseils pour protéger au mieux son habitation et ses occupants. Il évoque le rôle de l’assurance et détaille les procédures à suivre dans le cadre d’une indemnisation incendie. Ce guide pratique évoque également les aspects de responsabilité de chacun face à ce type de risques.

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