Espaces verts : les clés pour maîtriser les dépenses d’entretien en copropriété

Espaces verts
Les copropriétés qui disposent d’espaces verts vont voir leurs charges de copropriété augmenter.

Les copropriétés qui disposent d’espaces verts vont voir leurs charges de copropriété augmenter prochainement, conséquence de l’interdiction d’utilisation des pesticides. Alors quelles sont les pratiques à adopter afin de maîtriser au mieux les charges dans ce nouveau cadre réglementaire ?

Espaces verts : objectif zéro pesticide !

 

Dans une optique de conservation de l’environnement et de protection de la santé, la loi Labbé interdit l’usage de produits phytosanitaires comme le glyphosate pour l’entretien des espaces verts, accessibles ou ouverts au public.

Depuis le 1er janvier 2019, l’interdiction s’étend aux particuliers et donc pour les copropriétaires.

Toutefois, les prestataires ont encore la possibilité d’écouler les stocks qu’ils ont constitués avant cette date. Mais la vente de pesticides chimique de synthèse est désormais interdite aux particuliers. A noter toutefois que les produits de biocontrôle et ceux utilisables en agriculture biologique ne sont pas concernés par cette loi.

Le maintien des espaces verts nécessitera le double voire le triple en matière d’efforts, puisque les méthodes de substitution au glyphosate s’appuient principalement sur le travail manuel, comme le désherbage à la main, le désherbage éco-responsable ou le désherbage thermique, qui doit être réalisé régulièrement et plus fréquemment.

Bien que ces méthodes soient onéreuses et peuvent peser sur les charges de copropriété, elles préservent la santé et l’environnement.

Sur les copropriétés accompagnées en 2019, les coûts d’entretien des espaces verts ont en moyenne doublé ! Cette augmentation peut même être multipliée par quatre en fonction du niveau de service et des prestataires consultés.

Edouard-Jean Clouet, Président de MeilleureCopro.

Opter pour l’entretien durable de vos espaces verts

 

Plusieurs techniques sont mises en place afin d’optimiser ces charges. C’est le cas par exemple grâce à un aménagement adéquat et un entretien durable des espaces verts.

Le choix des variétés de plantes devient stratégique ! Par exemple, il vaut mieux privilégier les plantes vivaces qui se renouvellent d’elles-mêmes et qui ne nécessitent pas autant d’efforts et de coûts d’entretien que celles à re-planter annuellement.

L’utilisation de paillage au pied des arbres et des massifs permet de maintenir la terre à une humidité constante, évitant ainsi la repousse d’herbes invasives. De plus, ce paillage se décompose en 2-3 ans et enrichit la terre comme un tapis de feuilles en forêt.

Hadrien Lecoeur, expert de la société Mugo Paysage.

En effet, le paillage naturel, organique ou minéral empêche la repousse des herbes indésirables, garde le sol humide et frais, et économise l’eau d’arrosage. Des atouts non négligeable !

Mettre en concurrence les contrats d’entretien des paysagistes

 

Il est important de mettre régulièrement en concurrence vos contrats d’entretien d’espaces verts, d’autant qu’à la suite de ce nouveau cadre juridique, le marché est en pleine structuration.

Faute de temps ou d’expertise nécessaire pour l’évaluation de ces offres, la société MeilleureCopro se charge de cette mission en intégralité et gratuitement. Que ce soit pour analyser les contrats de la copropriété, rédiger le cahier des charges, lancer l’appel d’offres auprès de prestataires recommandés, négocier les propositions reçues et présenter les économies potentielles aux membres du conseil syndical

Ainsi, les charges sont optimisées et la qualité des services est garantie.

Vers une conception durable des espaces verts

 

Certaines copropriétés ont opté pour le jardin à l’anglaise, avec un agencement et des formes irrégulières. Le retour au naturel nous pousse instinctivement à privilégier un style de jardin moins sophistiqué, à l’aspect plus sauvage. Et le jardin anglais en est la parfaite représentation car il laisse la nature reprendre le dessus.

À l’opposé du jardin à la française aussi bien esthétiquement que symboliquement, le jardin à l’anglaise est une option respectueuse de l’environnement et du portefeuille, puisqu’il permet d’espacer les fréquences de passage et de laisser le rythme naturel prendre le dessus.

Pour les copropriétés neuves, il est indispensable d’intégrer cette conception durable en amont des projets de construction.

Ces dernières pourront être conçues de façon intelligente pour privilégier la biodiversité tout en maîtrisant les charges : par exemple en évitant les grandes cours ainsi que les jardins de nature exigeante en matière d’entretien.

Edouard-Jean Clouet.

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