Le DPE bashing prend de l’ampleur dans les médias. L’Alliance du Diagnostic Immobilier tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse publié le 19 janvier 2026, le syndicat unifié des diagnostiqueurs dénonce fermement les attaques répétées contre leur profession. En cause : une étude de la société KRNO qui prétend révéler une fraude massive au diagnostic de performance énergétique. Or, les chiffres officiels de l’ADEME contredisent ces affirmations. Seulement 1,7% des DPE relèveraient de pratiques frauduleuses. La filière rappelle également que les variations de classement s’expliquent par des ajustements réglementaires légitimes. Face à ce DPE bashing médiatique, les professionnels réclament un traitement journalistique équilibré et factuel.
Sommaire :
- Qu’est-ce que le DPE bashing et pourquoi fait-il polémique ?
- Comment les diagnostiqueurs expliquent-ils les variations de classement énergétique ?
- Pourquoi le traitement journalistique est-il critiqué par la profession ?
- Quelles garanties encadrent la profession de diagnostiqueur immobilier ?
À retenir – DPE bashing et défense des diagnostiqueurs immobiliers
- L’ADEME estime à 1,7% la part de DPE frauduleux.
- L’étude KRNO présente un conflit d’intérêts manifeste.
- Les variations de classement relèvent d’ajustements réglementaires légitimes.
- Le rapport Labaronne a été relayé de manière partielle par les médias.
- Les diagnostiqueurs exercent une profession strictement encadrée et contrôlée.
Qu’est-ce que le DPE bashing et pourquoi fait-il polémique ?
Une étude KRNO au cœur de la controverse
Le DPE bashing trouve son origine dans une étude publiée en décembre 2025 par la société KRNO. Cette publication prétend démontrer l’existence d’une fraude massive au diagnostic de performance énergétique. L’Alliance du Diagnostic Immobilier, syndicat unifié issu du rapprochement entre la FIDI et la CDI, conteste vivement cette analyse. Elle pointe « une lecture orientée des données ainsi qu’un conflit d’intérêts manifeste ». En effet, le modèle économique de KRNO repose précisément sur la remise en cause de la fiabilité du DPE. L’entreprise commercialise ses propres analyses et services dans ce domaine, ce qui questionne son objectivité.
Des chiffres infondés selon les données officielles
Les professionnels du diagnostic immobilier s’appuient sur les statistiques officielles de l’ADEME pour contrer le DPE bashing. Selon l’agence gouvernementale, seulement 1,7% des DPE relèvent de pratiques frauduleuses. Ce chiffre, issu des contrôles réalisés sur le terrain, contredit totalement les accusations de fraude massive avancées par KRNO. L’Alliance du Diagnostic Immobilier souligne que ces « chiffres infondés » sont « en totale contradiction avec les données officielles ». La filière insiste sur ce point fondamental pour rétablir la vérité auprès du grand public et des médias.
Comment les diagnostiqueurs expliquent-ils les variations de classement énergétique ?
Des ajustements réglementaires légitimes
Le DPE bashing repose souvent sur l’incompréhension des variations de classement entre deux diagnostics successifs. L’Alliance du Diagnostic Immobilier rappelle que les phénomènes observés autour des seuils E, F et G s’expliquent par des « ajustements parfaitement légitimes et strictement conformes à la méthode réglementaire ». Ces modifications ne traduisent pas des pratiques frauduleuses mais répondent à des évolutions normales du processus de diagnostic.
Des causes techniques identifiées
Plusieurs facteurs expliquent les écarts de classement énergétique. Selon le communiqué, ces variations sont « liées notamment à la transmission tardive d’informations par les propriétaires ou à la réalisation d’investigations complémentaires ». Un propriétaire qui fournit des documents techniques supplémentaires (factures de travaux, caractéristiques de l’isolation) peut ainsi voir son classement évoluer légitimement. Ces éléments techniques échappent souvent aux analyses simplistes qui alimentent le DPE bashing médiatique.

Pourquoi le traitement journalistique est-il critiqué par la profession ?
Un rapport parlementaire cité de manière partielle
Le DPE bashing s’est amplifié avec la reprise médiatique du rapport parlementaire du député Daniel Labaronne. L’Alliance du Diagnostic Immobilier dénonce un traitement biaisé de ce document. Les journalistes ont relayé « de manière partielle le résumé des conclusions » du rapport, « alors même que ce rapport n’est pas public à ce jour ». Les médias se sont focalisés exclusivement sur le renforcement des contrôles et l’encadrement des diagnostiqueurs. Ils ont ainsi passé « sous silence les nombreuses appréciations positives du métier et les autres propositions contenues dans ce rapport non publié ».
Une séquence médiatique orientée
La profession dénonce une séquence de DPE bashing qui « s’est transformée en diagnostiqueurs bashing ». Selon Lionel Janot, président de l’Alliance du Diagnostic Immobilier, cette campagne « repose sur des éléments erronés et orientés » et « met injustement en cause l’ensemble de la filière ». Le phénomène a été « artificiellement amplifié par la modification au 1er janvier 2026 du coefficient de conversion de l’énergie primaire (CEP) ». Paradoxalement, la profession réclamait cette évolution « depuis de nombreuses années » pour améliorer la pertinence des diagnostics.
Quelles garanties encadrent la profession de diagnostiqueur immobilier ?
Une profession strictement réglementée
Face au DPE bashing, l’Alliance du Diagnostic Immobilier rappelle le cadre légal strict de la profession. Les diagnostiqueurs immobiliers constituent « l’une des professions les plus encadrées et contrôlées » en France. Ils doivent obtenir une certification délivrée par des organismes accrédités par le COFRAC (Comité français d’accréditation). Cette certification fait l’objet de renouvellements réguliers et de contrôles sur site. Les diagnostiqueurs doivent également souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. En effet, le cadre réglementaire du DPE est défini par les articles L126-26 à L126-33 du Code de la construction et de l’habitation.
Un engagement constant pour la qualité
La filière « poursuit son travail avec les pouvoirs publics et les acteurs de l’immobilier afin de renforcer la qualité et la bonne compréhension du DPE, dans l’intérêt général ». L’Alliance du Diagnostic Immobilier « refuse toute tentative de discrédit fondée sur des analyses orientées, des informations inexactes ou une mise en cause excessive de la profession ». Le syndicat professionnel, basé au 66 rue de Rome à Paris, reste mobilisé pour défendre l’image et le sérieux des diagnostiqueurs face au DPE bashing.

