Détecteurs de fumée : 26% des Français sont toujours hors la loi !

Détecteurs de fumée
Seulement 38% de locataires équipés en détecteur de fumée

Il est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 d’installer un détecteur de fumée (Daaf) dans tous les locaux d’habitation. Mais selon un sondage réalisé par ManoMano.fr, le constat est alarmant, 26% des Français sont toujours hors la loi ! Seulement 45% des Français prévoient de s’équiper en Daaf courant 2018.

Seulement 38% de locataires équipés en détecteur de fumée

 

Déjà en janvier 2017, seulement 37% des Français locataires d’un logement déclaraient êtres équipés d’un détecteur de fumée. En janvier 2018, ces locataires n’ont que légèrement augmenté pour atteindre les 38%.

Même faible augmentation du côté des propriétaires qui déclarent avoir installés eux-mêmes un détecteur chez eux et qui passent de 33% en 2017 à 34% en 2018.

Seulement 3% ont fait installer un Daaf par un professionnel en 2017 et ce chiffre baisse à 1% en 2018. 7% avouaient même en avoir acheté un en 2017 mais sans l’installer, ce qui est encore le cas pour 8% en 2018.

Enfin, alors que 5% des propriétaires déclaraient n’en avoir toujours pas acheté en 2017, ils sont plus de 9% en 2018 à ne pas avoir pris les devants.

Des détecteurs installés aux mauvais endroits ?

 

Normalement, ce sont les pièces à risque (cuisine, salon ou garage) qui doivent être en priorité équipées en Daaf, et même si la loi n’oblige l’installation que d’un seul détecteur, il est fortement recommandé d’en placer à chaque endroit sensible.

Il semblerait que les Français ne soient pas bien informés et qu’ils installent ces détecteurs à des endroits peu stratégiques. Ainsi, ce sont les couloirs qui arrivent en tête avec 22% d’installations en 2018 (21% en 2017), suivis des entrées avec 21% (16% en 2017).

De ce fait, les cuisines n’enregistrent que 10% d’installations de Daaf (6% en 2017) et les salons uniquement 11% en 2018 (10% en 2017).

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Des détecteurs pas vraiment utiles pour les Français

 

En 2017, plus de 80% des Français interrogés considéraient les détecteurs comme inutiles. En 2018, ce chiffre est heureusement plus bas mais il reste cependant bien au dessus de la majorité.

Ainsi, plus de 59% des Français ne voient pas encore l’utilité d’un Daaf dans leur domicile.

Même si la part des personnes qui considèrent le prix des détecteurs comme un frein est en augmentation depuis un an (2% en 2017 et 15% en 2018), la grande majorité des Français ne pense pas que les Daaf soient trop chers.

Il est important de repréciser que la loi n’impose l’installation que d’un seul détecteur de fumée par logement et que celui-ci doit être positionné dans un endroit à risque, excepté dans les habitations composées de plusieurs niveaux où il est nécessaire d’en mettre un par étage.

1 détecteur sur 3 ne fonctionnerait pas…

 

Malheureusement, beaucoup de Français ont vécu une mauvaise expérience. Ils sont ainsi plus de 59% à déclarer avoir déjà eu un problème de fumée ou d’incendie.

Pour les personnes équipées en Daaf, le détecteur a parfaitement fonctionné dans 64% des cas… Ce qui tend à prouver que dans plus d’un cas sur trois, le système ne s’est pas déclenché correctement.

Le mauvais fonctionnement des détecteurs est un problème récurrent. Si parfois, le matériel n’est pas fiable, il est souvent très mal installé ou positionné au mauvais endroit. C’est pour éviter ce genre de problème que nous conseillons activement nos clients sur des produits efficaces et sur la possibilité de faire appel à un Supermano, c’est à dire à l’un de nos bricoleurs certifiés que l’on peut contacter via Supermano.fr. Ils savent où et comment installer ce genre de dispositif pour un coût moyen avoisinant seulement les 25€. Ce n’est pas cher payé pour éviter un sinistre

Christian Raisson et Philippe de Chanville, cofondateurs de Manomano.fr et Supermano.fr.

Méthodologie : sondage réalisée auprès de 2653 personnes et effectué en ligne, entre le 1er et le 9 janvier 2018, selon la méthode des quotas. Ces données ont été croisées avec un précédent sondage réalisé auprès de 1.001 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus et ayant été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France, entre le 16 et le 19 décembre 2016, selon la même méthode des quotas.