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Développement durable

Compensation carbone : un moyen pour combattre l’effet de serre

Compensation carbone

L’environnement, le développement durable et l’augmentation du prix des énergies sont au cœur des préoccupations des citoyens et des états. C’est pourquoi, les entreprises font preuve de volontarisme, de recherche et d’innovation pour diminuer leur consommation d’énergie. La compensation carbone est un moyen d’atteindre ces objectifs.

Sommaire :

Compensation Carbone : combattre le réchauffement climatique et l’effet de serre

Le réchauffement climatique est un enjeu crucial. Il est lié à l’effet de serre causé par les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces gaz piègent la chaleur solaire renvoyée par la Terre, augmentant ainsi la température moyenne de notre planète.

La compensation carbone

La compensation carbone volontaire

Pour lutter contre ce phénomène, nous devons réduire nos émissions de GES. Pour cela, il faut mettre en place des solutions de compensation carbone pour compenser les émissions restantes. Selon le GIEC, si aucune action n’est entreprise, la température moyenne pourrait augmenter de 3 degrés d’ici à 2050. Il est donc urgent d’agir.

Pour autant, notons que l’azote, l’oxygène et l’argon représentent 99% des gaz sur notre planète. Or, ces gaz n’ont aucun impact sur l’effet de serre.

Le Bilan Carbone une étape de la Compensation Carbone

Qu’est-ce que le Bilan Carbone®, d’après vous ?

Comme son nom l’indique, c’est une méthode permettant de mesurer les émissions de gaz à effet de serre d’une activité. De plus, le Bilan Carbone® doit permettre à l’entreprise de prendre conscience de sa dépendance à l’énergie fossile.

En effet, cet outil stratégique permet de s’affranchir des fluctuations des coûts de l’énergie. De même, il aide à la planification des investissements matériels et humains nécessaires pour réduire les émissions de GES. Enfin, notons qu’il est également un moyen de mettre en place des solutions de compensation carbone.

En effet, les employés des entreprises sont de plus en plus sensibilisés à l’environnement. À cet égard, ils souhaitent participer à la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES).

En cela, la compensation carbone est un moyen efficace pour atteindre cet objectif. Et, le Bilan Carbone® est un outil clé pour y parvenir. Puisqu’il permet de mesurer les émissions de GES de l’entreprise et de les compenser de manière crédible.

Grâce au Bilan Carbone®, les employés peuvent s’engager dans une démarche de réduction des émissions de GES. Ainsi, ils contribuent à la transition vers une économie plus durable. Les investissements réalisés grâce à la compensation carbone permettront également de réduire les émissions de GES durablement.

Une obligation pour les grandes entreprises

Depuis juillet 2011, doivent réaliser un Bilan Carbone® en conformité avec la loi Grenelle II :

  • les entreprises de plus de 500 employés,
  • les administrations de plus de 250 employés,
  • les collectivités territoriales de plus de 50 000 personnes.

Cette réglementation a incité de nombreuses sociétés et organisations non soumises à cette obligation à se lancer dans une démarche volontaire de Bilan Carbone®. Ainsi déjà avant juillet 2011, près de 2000 entreprises, administrations et collectivités avaient entamé cette démarche en partenariat avec l’ADEME. Parmi lesquelles 95% sont des entreprises.

La compensation carbone est une étape incontournable dans le Bilan Carbone®. C’est un moyen efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. De fait, elle contribue à la transition énergétique.

Les objectifs et le protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, est une étape importante dans la prise de conscience mondiale concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la lutte contre le réchauffement climatique. Précisons qu’il a été ratifié par 156 pays le 16 février 2005. Depuis, il a été remplacé en 2021 par l’Accord de Paris.

Ainsi, il engage les pays signataires à respecter des obligations chiffrées de limitation ou de réduction des émissions de GES.

En outre, ces obligations visent 39 pays industrialisés. Or, certains sont en transition vers une économie de marché, notamment les pays de l’Europe de l’Est. Le protocole de Kyoto prévoit également des objectifs spécifiques pour chaque pays signataire, avec une moyenne de réduction par période. Ainsi, les périodes fixées par le protocole s’étendaient de 2008 à 2012 (première période d’engagement) et de 2013 à 2020 (deuxième période).

Les objectifs du protocole de Kyoto ont-ils été atteints??

Les engagements pris dans le cadre de la première période d’engagement du protocole de Kyoto ont généralement été respectés. Par exemple, 15 pays de l’UE, y compris la Suisse, qui s’étaient engagés à une réduction moyenne de 8% ont atteint une réduction de 11,7% par rapport à 1990.

Cependant, d’autres pays, comme les États-Unis et les pays émergents tels que la Chine, le Mexique, le Brésil et l’Inde, ont continué à augmenter leurs émissions de CO2 lors la même période. Pour autant, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de près de 29% entre 1990 et 2010.

La deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto a été décidée en 2012 à Doha, pour prolonger les engagements jusqu’en 2020. Néanmoins, cette deuxième période a été marquée par des différends quant aux volumes et à la répartition des réductions futures. En conséquence, elle n’est entrée en vigueur qu’à la fin de l’année 2020.

L’accord de Paris sur le climat

En 2015, l’Accord de Paris est adopté lors de la COP21 à Paris. Il marque un pas en avant dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, il inclut un objectif concret visant à limiter le réchauffement de la planète à moins de 2°C, avec un objectif de 1,5°C.

Contrairement au protocole de Kyoto, tous les États signataires s’engagent à atteindre des objectifs contraignants de réduction de CO2. D’ailleurs, ces niveaux sont en constante augmentation avec un objectif final de zéro émission nette.

Enfin, l’article 6 de l’Accord de Paris met en avant l’importance des mesures volontaires de protection du climat de la part des entreprises et des particuliers. Telles que la compensation carbone qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de contribuer à la transition vers une économie plus durable.

La compensation carbone volontaire

En 2021, lors de la Conférence de Glasgow sur les changements climatiques (COP26), 151 États se sont fixés de nouveaux engagements. Après six ans de négociations difficiles, les règles relatives à l’article 6 de l’Accord de Paris sont adoptées.

Un moyen de contribuer à la lutte contre le changement climatique

Ainsi, compenser ces émissions de carbone dans une démarche volontaire est pour l’entreprise, le particulier un moyen de contribuer à la lutte contre le changement climatique. Dès lors, cette démarche s’inscrit souvent dans la politique de développement durable ou/et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de l’entreprise. Elle lui permet également de se distinguer de ses concurrents.

La compensation carbone, ou la contribution carbone, consiste pour un financeur (entreprises, collectivités ou particuliers) à soutenir des projets de réduction ou de séquestration d’émissions de GES qui ne sont pas directement de leur responsabilité.

À cet effet, les impacts de ces projets sont mesurés et aboutissent à la création de crédits carbone. Ils représentent une tonne équivalente de CO2 réduite ou séquestrée. Ensuite, ces crédits deviennent la propriété du financeur. Ils pourront alors être utilisés dans le cadre de sa stratégie climatique ou de certaines de ses obligations réglementaires.

La démarche de réduction des émissions de GES est avantageuse pour les entreprises. Parce qu’elle permet de réduire les coûts en limitant le gaspillage tout en améliorant leur image interne et externe.

La compensation carbone devient une solution de plus en plus incontournable

En effet, la vision marketing et commerciale des entreprises se tourne de plus en plus vers l’environnement. De surcroît, la compensation carbone devient une solution de plus en plus incontournable.

De plus, le Bilan Carbone® et la compensation carbone permettent également de produire de manière plus responsable en réduisant les distances de production et en consommant localement. Cela permet, à la fois de réduire les émissions de GES, et les coûts énergétiques. D’ailleurs, cette vision est complémentaire aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), qui visent aussi à réduire les consommations énergétiques.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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