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Travaux

​Comment réussir la détection de fuites en copropriété avant qu’il ne soit trop tard ?

​Comment réussir la détection de fuites en copropriété avant qu’il ne soit trop tard ?

Une fuite dans une copropriété, ce n’est jamais un problème anodin. L’eau s’infiltre en silence, se propage discrètement et finit par provoquer des dégâts coûteux. Pourtant, la détection de fuites en copropriété reste souvent tardive, faute de méthode adaptée. Dans ce nouvel épisode d’Allô l’Expert, Souad Bertin, co-fondatrice de Méthode Alpine — entreprise spécialisée dans les travaux sur corde et l’audit technique des bâtiments en Île-de-France — répond à une question que se posent de nombreux syndics et copropriétaires : comment identifier rapidement l’origine d’une infiltration et la traiter efficacement ? Elle dévoile une approche qui combine expertise terrain, techniques d’accès en hauteur et compétences multi-corps de métier. Une méthode qui fait la différence entre une petite réparation et des travaux lourds.


Sommaire :


L’eau, un ennemi silencieux dans les immeubles en copropriété

Des dégâts invisibles mais coûteux

L’eau ne prévient pas. Elle s’infiltre, progresse et abîme sans bruit. Dans une copropriété, une fuite non détectée à temps devient vite un cauchemar collectif. Les conséquences sont lourdes pour tous : plafonds effondrés, façades dégradées, reprises de toiture onéreuses.

Souad Bertin, co-fondatrice de Méthode Alpine, le confirme : « Le temps joue contre la copropriété : un désordre non traité s’aggrave. Une simple infiltration peut évoluer vers des plafonds endommagés, des façades dégradées et des réparations lourdes en toiture. »

Le principe est simple : plus tôt on détecte, plus on économise. Les chiffres confirment l’ampleur du problème. Selon la Fédération Française de l’Assurance, les dégâts des eaux représentent le sinistre le plus fréquent en habitation collective. On recense plus de 1,2 million de déclarations par an en France. Le coût moyen d’un sinistre dépasse 1 800 euros. À cela s’ajoutent les frais indirects : conflits entre copropriétaires, procédures d’assurance, délais de décision.

Un effet domino difficile à enrayer

Une infiltration ne touche jamais qu’un seul logement. Elle déclenche aussitôt une chaîne de réactions : dégâts dans les appartements, plaintes des résidents, échanges tendus entre syndic et copropriétaires, déclarations d’assurance, recherche de responsabilité. Parfois, des blocages surgissent en assemblée générale. Les décisions tardent. Les dégâts s’aggravent.

​Comment réussir la détection de fuites en copropriété avant qu'il ne soit trop tard ?

Or, la détection de fuites en copropriété engage directement la responsabilité du syndic. L’article 14 de la loi du 10 juillet 1965 impose au syndicat des copropriétaires d’assurer la conservation de l’immeuble. Face à toute infiltration signalée, le syndic doit donc réagir sans délai.

La méthode Méthode Alpine : expertise, accès et polyvalence

Une connaissance approfondie des bâtiments parisiens

Méthode Alpine ne mise pas tout sur la technologie. L’entreprise mise avant tout sur la méthode et l’expérience.

Souad Bertin l’explique clairement : « Notre force, ce n’est pas uniquement l’outil. C’est surtout la méthode et l’expérience. On s’appuie sur notre parfaite connaissance des immeubles parisiens et de la région sur presque 20 ans. »

Cette expertise de terrain change tout. Un immeuble haussmannien ne vieillit pas comme une résidence des années 1970. Les matériaux diffèrent, les systèmes d’étanchéité aussi, tout comme les circuits d’eau. Connaître ces spécificités permet d’anticiper les zones à risque. Les cordistes orientent ainsi leurs investigations directement au bon endroit.

C’est un avantage décisif. Car comme le rappelle Souad Bertin : « Une fuite, ce n’est presque jamais là où on la voit. »

L’eau circule, dévie, remonte parfois. Elle s’infiltre loin de sa source réelle. Sans cette lecture fine du bâtiment, la détection de fuites en copropriété tourne souvent à l’errance.

L’accès en hauteur : atteindre les zones invisibles

C’est sur ce point que Méthode Alpine se distingue nettement. Grâce aux techniques de travaux sur corde, les équipes accèdent à des zones totalement inaccessibles depuis le sol ou depuis un échafaudage classique. Toitures, solins, raccords, chéneaux, relevés d’étanchéité, points singuliers : c’est précisément là que se cache la cause réelle d’une infiltration.

Un audit visuel depuis le sol ne suffit pas. Un simple passage en toiture avec une échelle non plus. Les cordistes de Méthode Alpine, eux, progressent sur l’ensemble de la surface. Ils observent chaque détail et documentent chaque anomalie avec précision. Cette approche répond pleinement aux obligations issues de la loi ALUR du 24 mars 2014. Ce texte encourage les syndicats de copropriétaires à mieux connaître leur patrimoine bâti, notamment via le diagnostic technique global (DTG).

Des compétences multi-corps de métier pour aller jusqu’à la réparation

La détection de fuites en copropriété ne s’arrête pas au repérage. Il faut ensuite comprendre l’origine précise du problème et proposer la bonne solution. C’est pourquoi Méthode Alpine réunit dans ses équipes des maçons, des plombiers, des couvreurs et des étancheurs.

Cette polyvalence fait toute la différence. Souad Bertin le souligne : « C’est indispensable pour comprendre l’origine d’une infiltration, mais c’est surtout pour savoir comment la réparer. Soit on intervient immédiatement avec une mesure conservatoire, soit on propose un devis très documenté pour des travaux plus conséquents et durables. »

Intervenir en urgence permet de stopper les dégâts sans attendre les travaux définitifs. Résultat : la facture finale diminue. Et les copropriétaires retrouvent plus vite leur tranquillité.

Syndics et copropriétaires : comment agir face à une fuite ?

Ne pas attendre : les bons réflexes dès les premiers signes

Face à une infiltration, chaque heure compte. Dès qu’une tache d’humidité apparaît, qu’un plafond gondole ou qu’une odeur de moisi persiste, le syndic doit agir. Il déclare le sinistre auprès de l’assurance de la copropriété, conformément aux conditions générales du contrat multirisque immeuble.

En parallèle, il fait appel à un spécialiste de la détection de fuites en copropriété. Ce réflexe réduit considérablement le délai entre le signalement et la réparation. Méthode Alpine intervient rapidement. Elle remet ensuite un rapport technique détaillé. Le syndic dispose ainsi de tous les éléments pour prendre les décisions qui s’imposent.

Anticiper grâce à l’audit technique préventif

La meilleure détection reste celle qui intervient avant le sinistre. Un audit technique préventif des parties communes — toiture, façades, gaines techniques — permet d’identifier les zones fragiles avant qu’elles ne cèdent. C’est une démarche proactive. Elle s’inscrit pleinement dans l’esprit du diagnostic technique global (DTG).

Le DTG est d’ailleurs obligatoire dans certaines situations, en vertu du décret du 26 mars 2016 pris en application de la loi ALUR. De plus, la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 impose aux copropriétés de plus de 15 ans d’élaborer un plan pluriannuel de travaux (PPT). Les travaux d’étanchéité et de traitement des infiltrations y trouvent naturellement leur place.

Méthode Alpine accompagne les syndics dans cette démarche préventive. Elle produit des rapports documentés, photographiés et hiérarchisés selon l’urgence des interventions. Ces éléments facilitent la prise de décision en assemblée générale. Ils permettent aussi de planifier les travaux dans un cadre structuré et budgétisé.

Isabelle DAHAN

Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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