Classement des syndics : faut-il investir dans sa e-réputation ?

Classement des syndics : faut-il investir dans sa e-réputation ?

MeilleureCopro publie les résultats de son étude sur le classement des syndics en fonction de leur e-réputation. 70% des syndics les moins bien notés se situent dans des grandes villes de province. Les grands groupes n’ont pas la cote…

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Les syndics sont mieux notés en région

Pour mener à bien cette enquête nationale, Meilleurecopro a recensé les syndics de copropriété disposant d’un site internet et d’un système de notation Google. De cette façon, 80.275 avis clients ont pu être collectés en juillet 2020. Soit 25 avis en moyenne par cabinet ou agence.

La note moyenne Google des syndics en France est de 3,1 sur 5. Toutefois, 56% des syndics notés bénéficient d’une appréciation générale supérieure à 3/5.

C’est un petit peu moins que l’étude de satisfaction réalisée par la FNAIM en 2019. En effet, 65% des copropriétaires se disaient satisfaits de leur syndic.

Le taux de satisfaction semble inégal sur le tout le territoire. Les scores pour Paris et l’Ile-de-France sont équivalents avec en moyenne 2,9 sur 5. Pour autant, la relation avec la clientèle est plus apaisée dans les petites villes en région où la note monte à 3,2 sur 5. Alors que dans les plus grandes villes, on ne dépasse pas les 3 sur 5.

Ces résultats peuvent s’expliquer en partie par le turnover des gestionnaires. Dans les cabinets des plus petites villes, il est bien plus faible. On a ainsi le temps de renforcer le lien avec les habitants.

« D’autre part, dans les grandes villes, il y a en général plus de services, tels que les gardiens ou la présence d’ascenseurs, et d’actes de vandalisme, ce qui rend plus compliquée la gestion des immeubles », explique Edouard-Jean Clouet, Président de MeilleureCopro.

Cela est confirmé dans le classement des 10 plus grandes villes en France. On se rend compte que les 4 villes les plus peuplées de France se retrouvent parmi celles où la satisfaction des copropriétaires est la plus faible. Si bien que Marseille obtient la note de 2,7 et Lyon ou Toulouse celle de 2,9.

classement des syndics dans les 10 plus grandes villes de France

Classement des 10 syndics les mieux notés en France

Parmi les 10 syndics les mieux notés (ayant reçu au moins 100 avis), 4 cabinets indépendants remportent l’adhésion des clients :

  • Immobilière Pujol (Marseille),
  • Grand 10 Immo (ERA, à Bordeaux),
  • Cabinet Moisson (Nantes),
  • Les Damiers d’Annecy (Annecy).

Notons également que deux agences Oralia/Nexity de Paris figurent parmi les 3 syndics les mieux notés de France. Il en est de même pour le groupe CITYA qui occupe 40% des places de ce classement des syndics. Alors que les autres groupes en sont absents.

« Citya fait figure d’exception parmi les grands groupes, avec un niveau de satisfaction élevé de 3,7 sur 5 et une gestion très dynamique de sa e-reputation. Soit 97 avis par agence en moyenne. » – Edouard-Jean Clouet.

Classement des 10 syndics les moins bien notés en France

Parmi les 10 syndics les moins bien notés (ayant reçu au moins 100 avis), 70% se situent dans des grandes villes de province. Le Groupe Foncia comptabilise six syndics parmi les moins bien notés de France. Toutefois, Foncia a le mérite d’être présent dans le classement, ce qui n’est pas le cas des autres groupes.

Notons que les avis négatifs ne touchent pas que les grands groupes. On trouve également quatre cabinets indépendants qui souffrent d’une e-réputation très dégradée :

  • Michel & Neumayer,
  • Regis St Louis,
  • ADL,
  • Régie Pedrini.

Des startups mieux armées pour gérer leur e-réputation

Il semble bien que les modèles innovants de syndics s’en sortent mieux dans ce classement des syndics. La bataille des avis clients sur Internet est à présent déclarée ! On comprend mieux pourquoi il est important d’être actif sur les réseaux sociaux, sur Google pour engager une relation de proximité avec ses clients.

Les plateformes d’autogestion travaillent plus facilement à partir des outils numériques

Ainsi, elles ont développé leur communication dès leur création pour tenir compte de leur image. Parfois la méthode peut paraitre agressive et ne pas faire l’unanimité vis-à-vis de la concurrence. Pour autant, ils semblent que cela convienne aux clients.

On peut citer les exemples de Matera, Bellman, Homeland… qui travaillent leur e-réputation en capitalisant sur leurs clients satisfaits. Leur note moyenne sur Google est de 3,9 sur 5, avec environ 95 avis par acteur.

Si l’on prend le cas de Matera, la société utilise cet outil comme un levier de “réassurance” auprès de ses prospects. Aussi la société affiche le nombre d’avis le plus important soit 160 avis déposés pour une notation de 4,4 sur 5. À ce propos, signalons quand même que la Startup a été pointée du doigt par l’ARC pour avoir posté un faux avis client par l’un de ses salariés.

Plus généralement, les avis clients peuvent aussi être contreproductifs et se retourner contre vous. C’est ce qui est arrivé à SyndicOne qui a subi un “badbuzz” en 2018 et 2019 et qui n’est plus référencé sur les notes Google.

En ce qui concerne les syndics traditionnels, les groupes (Foncia, Nexity, Citya…), obtiennent la moins bonne moyenne, avec 2,9/5. Alors qu’au contraire les syndics familiaux obtiennent en moyenne 3,1 sur 5. Pourtant, ils sont passifs dans la gestion de leur e-réputation avec seulement 20 avis clients par acteur.

Les syndics familiaux restent trop peu actifs

On remarque également que chez les syndics familiaux, plus ils sont « gros », plus la note a tendance à baisser. Alors que les plus « petits » ont de meilleures notes malgré des comptes peu actifs.

“ 82% des comptes Google des syndics sont peu actifs (- de 40 avis) voire dormants (- de 10 avis). Les syndics familiaux, principaux intéressés, n’ont pas encore pris la mesure de l’importance d’investir dans leur e-réputation, à l’heure où la mise en concurrence des syndics passe de plus en plus par internet.” – Edouard-Jean Clouet.


MeilleureCopro publie les résultats de son étude sur les syndics en fonction de leur e-réputation dans les 10 villes les plus peuplées de France. Cette étude se base sur plus de 80.000 avis clients analysés sur plus de 3.200 syndics et plateformes de gestions d’immeubles, gérant plus de 185.000 copropriétés.


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