55% des Français disent subir leur facture de chauffage

facture de chauffage
Un confort de chauffage limité par des contraintes budgétaires.

Fioulmarket.fr et OpinionWay ont une nouvelle fois sondé les Français sur leurs dépenses de chauffage à l’approche de l’hiver. Ainsi, 55% d’entre eux disent subir leur facture de chauffage. Ils sont également plus d’un tiers à craindre de ne pas pouvoir se chauffer suffisamment cet hiver.

 

Un confort de chauffage limité par des contraintes budgétaires

 

Les Français ne maîtrisent plus leurs dépenses de chauffage. Ils sont dépassés par les prix de l’énergie et plus d’un tiers d’entre eux craignent de ne pas pouvoir se chauffer suffisamment cet hiver. Le constat est simple : 49% ont déjà arrêté leur chauffage alors qu’ils en avaient besoin et pour la majeure partie (36%), ce sont pour des raisons économiques.

Ce sentiment de précarité énergétique prend source dans les augmentations récentes du prix des énergies : l’électricité, le gaz et notamment le fioul domestique qui a connu une hausse de 39% par rapport à la même époque l’année précédente. Aux hausses de prix s’ajoutent celles des taxes qui interviendront dès le 1er janvier 2019.

Les hausses de prix ont conduit les Français à s’adapter. Ils sont 59% à avoir changé leurs habitudes de consommation du fait des hausses.

Stéphane Séguin, PDG de Fioulmarket.fr.

 

La facture s’alourdit pour les français chauffés au fioul

 

Dérivé du pétrole, le fioul dépend en majeure partie des prix du baril de pétrole. Avec les différentes tensions géopolitiques actuelles, les prix du fioul sont en nette augmentation depuis le mois d’août. Le prix moyen en France est en moyenne supérieur de 250 euros par rapport à l’année dernière à la même époque.

En ce mois de novembre il faut débourser 962€ pour une commande de 1000L de fioul domestique, soit 70€ de plus par rapport au mois d’août et 216€ de plus par rapport à la même époque l’année dernière.

Une inflation des prix de plus de 30% à laquelle il faudra ajouter la hausse des taxes à partir du 1er janvier 2019.

C’est pourquoi 59% déclarent avoir changé leurs habitudes d’achat de fioul suite à l’augmentation des prix. Ainsi 25% commandent plus tôt dans l’année, 23% commandent de plus petites quantités, 18% attendent que les prix baissent en vivant sur leurs réserves.

Ce n’est pas une méthode recommandée par Fioulmarket. En effet, commander en petite quantité n’est pas synonyme d’économies. Un individu qui se fait livrer des volumes réduits paiera au final plus cher que celui qui commande directement une quantité plus importante.

Stéphane Séguin

21% des utilisateurs de fioul commandent leur fioul en fonction des prix, quelle que soit la saison.

 

Un prix impacté par les hausses de taxes

 

Les prix du fioul sont également très impactés par les taxes. 4ème impôt le plus important de France, la TICPE représente aujourd’hui plus d’un tiers du prix d’une commande de fioul. Pourtant, près de 2 Français sur 3 n’ont pas connaissance de cette taxe et 94% d’entre eux ne connaissent pas son montant.

Destinée à financer la transition énergétique, la TICPE est perçue comme une bonne mesure énergétique par 46% des Français mais comme ayant un impact négatif sur leur pouvoir d’achat.

La nouvelle hausse de la TICPE au 1er janvier 2019 devrait représenter une augmentation de 33€ pour une commande de 1000L.

Entre la traditionnelle TVA et la Taxe Intérieure de Consommation Energétique, aussi appelée TICPE, la part des taxes dans le fioul est méconnue alors qu’elle représente une part importante sur la facture de chauffage. 36% des Français sous-estiment la part des taxes dans le fioul. Elle représente aujourd’hui entre 30 et 40% sur la facture d’un consommateur.

Il y a un manque de transparence auprès des consommateurs qui ne comprennent pas les prix pratiqués.

Stéphane Séguin

 

Sondage OpinionWay pour Fioulmarket

Les interviews ont été réalisées du 26 septembre au 3 octobre 2018. Étude quantitative menée auprès d’un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas puis redressé au regard des critères de sexe, âge, CSP, région et catégorie d’agglomération.