Valeur verte des logements : +10% pour la classe A-B

valeur verte d'un bien immobilier
L’effet positif d’une bonne étiquette (A-B) est presque toujours plus important que l’effet négatif Iié à une mauvaise étiquette (F-G).

La valeur verte définie comme la plus-value engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier est toujours moins significatif sur le marché des appartements que sur celui des maisons. Mais l’effet positif d’une bonne étiquette (A-B) est presque toujours plus important que l’effet négatif lié à une mauvaise étiquette (F-G).

 

Une étude a été réalisée à partir des données des notaires par le notariat pour l’Ile-de-France et la province sur les mutations de logements anciens en 2017. La performance énergétique et environnementale est mesurée dans cette étude par la seule étiquette énergie du DPE.

La valeur verte est définie comme l’augmentation de valeur engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs et selon l’information disponible dans les bases notariales. Elle est exprimée en termes de « valeur vénale ».

 

La valeur verte des logements par région

 

L’effet des étiquettes est toujours moins significatif sur le marché des appartements que sur celui des maisons. En Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, seules les bonnes étiquettes induisent des variations de prix mesurables.

Contrairement aux maisons, l’effet positif d’une bonne étiquette (A-B) est presque toujours plus important que l’effet négatif lié à une mauvaise étiquette (F-G). Toutefois, en Occitanie, les appartements d’étiquette énergie de classe F ou G se sont vendus en moyenne 7% moins cher que les appartements de classe D, toutes choses égales par ailleurs.

En Normandie, dans le Centre Val de Loire et à Paris, l’étiquette énergie n’exerce pas d’influence significative sur les prix. Dans la capitale, ce constat peut s’expliquer par une demande supérieure à l’offre et donc une tension sur le marché.

 

La valeur verte des logements par époque de construction

 

La répartition des étiquettes énergie est très variable selon l’époque de construction. Plus les maisons sont anciennes, plus l’impact des étiquettes énergivores sur le prix est négatif.

Par exemple, par rapport aux maisons de classe D, les maisons avec une étiquette F-G subissent une décote en moyenne de 18% lorsqu’elles ont été construites entre 1850 et 1913, contre 11% entre 1981 et 1991.

Pour les maisons et les appartements construits au XXIe siècle, la plus-value engendrée par les étiquettes économes est presque équivalente : par rapport aux logements de classe D, les maisons de classe A-B ont en moyenne une plus-value de 9%, contre 5% pour celles de classe C.

Pour les appartements, elle est légèrement supérieure : en moyenne 10% pour la classe A-B et 6% pour la classe C.