Syndic de copropriété : quand l’innovation se met au service de la relation humaine

Syndic de copropriété : quand l’innovation se met au service de la relation humaine

Si l’on en croit l’étude IFOP réalisée pour Bellman, 36% des copropriétaires souhaitent changer de syndic de copropriété. Dans leur choix, ils privilégient ceux qui pratiquent un juste prix en rapport avec leur service. Le principal souhait exprimé est toujours celui d’une meilleure communication avec les syndics…

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À la recherche d’un syndic de copropriété performant

Les Français sont attachés au syndic de copropriété professionnel. En effet, ils gèrent 68% des immeubles en copropriété. Ce chiffre grimpe encore en Ile-de-France, il passe à 73% et à Paris, on atteint même les 80% ! Alors qu’est-ce qui ne va pas entre les copropriétaires et les syndics ? Pourquoi le taux de satisfaction est de seulement 66% ? Qu’est-ce qu’on leur reproche exactement ?

Peut-être que les attentes des copropriétaires ont quelques peu évoluées et que certains syndics n’ont pas su se remettre en question à temps…. Quant au métier de syndic de copropriété, il n’affiche pas une belle image et peine à attirer les jeunes diplômés. Alors que les gestionnaires en place se plaignent de leur condition de travail du fait notamment du trop grand nombre d’immeubles à gérer.

Il est très courant que les gestionnaires des grandes agglomérations aient à gérer entre 50 et 60 immeubles.

Cette surcharge de travail nuit à la qualité du service. Ce qui entraine sans conteste, un grand turn-over du personnel. Une situation que subissent aussi les copropriétaires. Puisque 56% des Français ont eu plus de deux gestionnaires pour leur copropriété. 27% en ont eu plus de trois.

Or, il est très important que le gestionnaire assure une continuité dans la gestion de la copropriété. Changer trop souvent peut nuire à l’avancement de projets de travaux ou encore compliquer la communication.

Alors quelles solutions peut-on apporter à cette situation ? Comment est-il possible de réduire les tâches répétitives et chronophages ? Il est temps de se former aux nouvelles technologies et de se lancer dans une transformation numérique.

Encore trop de freins au changement pour le syndic de copropriété…

À l’heure actuelle, les cabinets de syndics doivent intégrer pleinement les technologies digitales dans l’ensemble de leurs activités. D’ailleurs, c’est aussi une demande des Français qui estiment à 67% que le syndic de copropriété utilise des outils obsolètes.

On peut par exemple citer les procédures chronophages en assemblées générales :

  • fiches de présence à remplir à la main,
  • comptabilisation fastidieuse des votes et traduction en tantièmes,
  • édition de convocations ou de procès verbaux d’assemblées générales, imprimés et envoyés en RAR,
  • facturation de photocopies, etc.

Signe d’un décalage entre les attentes du copropriétaire et les réponses du syndic de copropriété. Une immense majorité (87%) des copropriétaires souhaitent que le gouvernement incite les syndics à mettre en place de meilleurs outils de communication et de collaboration avec les syndicats de copropriétaires.

Parallèlement, ils sont 85% à vouloir que le syndic de copropriété fournisse l’ensemble des documents de façon digitalisée (comptabilité, factures, devis, contrats, appels d’offre, etc.). Ils sont même 76% à souhaiter un contrat révocable à tout moment, sans motif pour les syndicats de copropriétaires.

Syndic de copropriété Bellman

 

“ Le fonctionnement des syndics traditionnels et leurs outils ont peu ou pas évolué en 20 ans. Le turn-over des gestionnaires en est un symptôme. Ils sont eux-mêmes en recherche d’une structure moderne, leur apportant des outils performants et une culture d’entreprise obsédée par la satisfaction client.” – Antonio Pinto DG et cofondateur de Bellman.

Nul doute, pour Antonio Pinto, la clé se trouve dans la création d’un syndic de copropriété d’un nouveau genre, le “néosyndic”. Un modèle exemplaire où les gestionnaires sont à 100% alignés sur les intérêts des copropriétaires et qui disposent d’outils leur permettant d’être 10 fois plus performant qu’avant…

Comment augmenter le niveau de satisfaction selon les services rendus ?

L’étude IFOP réalisée pour Bellman révèle que 34% des Français copropriétaires sont insatisfaits de la gestion de leur syndic de copropriété. Parfois, cela ne tient à pas grand-chose : une présentation obscure ou un manque de disponibilité du gestionnaire pour répondre aux questions…

À ce propos, seuls 27% des copropriétaires sont très satisfaits de la disponibilité du gestionnaire par mail. Quant à le joindre par téléphone, c’est mission impossible ! D’une manière générale la réactivité du gestionnaire face aux demandes ne satisfait pleinement que 22% des Français et ils sont même 32% à se déclarer insatisfaits. Par ailleurs, on reproche au syndic son manque de proactivité ainsi qu’une capacité insuffisante à agir dans l’intérêt de la copropriété.

Il s’ensuit que la communication du syndic à l’égard des copropriétaires vis-à-vis de l’avancement des dossiers de la copropriété ne satisfait amplement que 20% des copropriétaires. Pour résumer, si le syndic de copropriété ne communique pas assez sur les actions en cours, sur ce qu’il engage pour mener à bien la gestion de la copropriété, de leur côté les copropriétaires pensent qu’il ne fait rien ! Dans ce cas, pour les copropriétaires, le syndic est bien entendu payé beaucoup trop cher pour le niveau de service rendu.

Ce qui explique, cette défiance envers les syndics de copropriété. Si l’on considère que 38% des copropriétaires estiment que le prix ne se justifie pas par rapport à la qualité de service. D’ailleurs, une grande partie d’entre eux souhaite que le gouvernement encadre davantage les pratiques du syndic de copropriété.

Une volonté de réformes pour plus de transparence dans la gestion du syndic de copropriété

En effet, l’étude révèle que les Français souhaitent que le gouvernement prenne des mesures pour encadrer le fonctionnement des syndics. 90% des copropriétaires veulent que le gouvernement oblige les syndics à justifier le pourcentage de rémunération qu’ils appliquent aux budgets travaux votés en AG. Cela dans le cadre du suivi administratif et technique du chantier. De même, pour 87% des Français, l’état daté ne devrait plus être facturé.

Aussi, certains critères sont primordiaux pour le choix d’un syndic de confiance. Puisque pour 77% des Français, il est essentiel de choisir un syndic qui agit systématiquement dans l’intérêt de la copropriété.

Enfin, la pratique d’un prix juste par rapport à la qualité du service rendu est une priorité pour 76% des Français. Si 72% désirent des gestionnaires réactifs, ils sont 62% à vouloir privilégier une réactivité par mail. Enfin 64% estiment qu’il est important que le gestionnaire sache bien gérer des travaux et des sujets légaux.

Alors, est-ce que pour autant les copropriétaires souhaitent changer de syndic de copropriété ? Bien qu’ils ne soient pas entièrement satisfaits, les copropriétaires conservent leur syndic. En effet, 44% des Français interrogés ont le même syndic depuis au moins 6 ans. Ils sont même 11% à avoir le même syndic depuis plus de 20 ans !

Ce désir de changement est le plus prégnant chez les jeunes propriétaires : 51% des 35/49 ans contre 44% des 50/64 ans. Les jeunes copropriétaires sont naturellement les plus favorables à un changement de syndic. Est-ce que c’est compliqué de changer de syndic de copropriété ?

Les copropriétaires n’osent pas changer de syndic

Il s’avère que 73% des Français ne connaissent pas d’alternative à leur syndic actuel. Pour 58% d’entre eux, les difficultés se situent au niveau des démarches pour changer de syndic de copropriété.

“Même s’ils sont insatisfaits, les copropriétaires se contentent de leur syndic et ne le mettent pas en compétition par méconnaissance de solutions alternatives.” – Antonio Pinto.

Car, il faut qu’un candidat ait obtenu la majorité absolue des voix du syndicat des copropriétaires en assemblée générale. Toutefois, il faut déjà en arriver là et préparer ce changement. Pour cela, les copropriétaires doivent pouvoir échanger en amont. Or, 58% n’ont ni les coordonnées ni les moyens de communiquer avec les autres copropriétaires.

Une autre raison prédomine, celle des travaux en cours d’exécution dans la copropriété. Dans ce contexte, 65% des copropriétaires n’osent pas changer de syndic de peur que les travaux soient suspendus. Alors même qu’un nouveau syndic de copropriété est tout à fait à même d’assurer la continuité d’un chantier.

Enfin, le fait qu’il y ait des litiges dans la copropriété peut freiner le changement. Les copropriétaires préfèrent qu’ils soient réglés avant de changer de syndic. Même chose que pour la gestion des travaux. Le fait de changer de syndic ne va pas remettre en question la bonne gestion des litiges en cours.

En conclusion

On le voit, par principe les copropriétaires ne souhaitent pas changer de syndic. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est de ne pas avoir de raisons pour devoir en changer. Aussi, les syndics doivent s’adapter aux exigences de transparences, de réactivité, d’efficacité en améliorant la qualité des services rendus. Il est temps de mettre à profit l’innovation technologique en déployant de nouveaux outils de communication. On ne peut que conseiller aux syndics de copropriété d’adopter les bonnes pratiques pour voir rapidement s’améliorer la satisfaction des copropriétaires…


Bellman et l’IFOP dévoilent une étude exclusive menée auprès d’un échantillon de 990 copropriétaires, extrait d’un échantillon global de 5 011 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


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