Revalorisation du métier de syndic : faut-il un changement de nom ?

Si on appelait le syndic autrement ?

Votre chronique de la copropriété est de retour ! Je vais essayer d’être régulière, mais je ne vous promets rien, car dans les semaines à venir, je participe à plusieurs évènements dont le salon de la copropriété. Un point de vue, une idée ou une actualité, je partage tout avec vous ! Dans cette chronique, je me demande si la revalorisation du métier de syndic ne devrait pas passer par un changement de nom ? Vous en pensez quoi ?

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Comment faire pour changer cette mauvaise image qui colle à la peau du métier de syndic ?

Alors voilà, il y a quelques jours, à l’occasion de la soirée annuelle de la Fnaim du Grand Paris, je discute ici où là avec des syndics de copropriété. L’un d’entre eux m’interpelle : “ Pouvez-vous me dire pourquoi nous ne sommes pas aimés du grand public ni des médias ?

On échange quelques instants à ce sujet, puis on en vient naturellement à essayer de trouver des parades pour que cela change. “ Comment faire pour changer cette mauvaise image qui nous colle à la peau ? ”, me demande ce syndic.

Et, là, il me dit, on devrait peut-être supprimer le terme “syndic” et changer tout simplement notre dénomination. Une opération de communication, en quelque sorte. Mais, pas seulement, si l’on considère que la dénomination d’une profession a aussi un rôle social dans notre société. Aussi, certains syndics préfèrent se faire appeler “administrateurs de biens”. C’est plus distingué et plus facile à placer dans une conversation.

D’ailleurs, pour la petite histoire, en France sous l’Ancien Régime, le syndic est un notable. Ainsi, il est chargé de représenter, d’administrer et de défendre les intérêts d’une paroisse ou d’une communauté rurale.

Assurément, on peut affirmer qu’il a perdu de sa superbe ! Désormais, ce mot “syndic” évoque les affaires, les casseroles et porte en lui une connotation négative. Comme si un syndic ne pouvait qu’être un mauvais syndic ou un syndic escroc ! Aussi, le syndic attise la suspicion, la méfiance. On doute de ses capacités, de son expertise, de son professionnalisme. Il coûte trop cher, il ne fait rien, il est absent… Aussi, on aimerait bien s’en passer et tout faire soi-même…

Un ressenti collectif alimenté par les médias

Mais, voilà, ce n’est pas la réalité, c’est juste un ressenti collectif qui est alimenté par les médias et ceux qui veulent prendre leur place. Puisque finalement, on convoite la gestion de leurs immeubles, leurs relations, leurs réseaux. À y regarder de plus près, ils sont indispensables à l’écosystème de la copropriété. Ils détiennent un savoir-faire rare nécessaire au bon fonctionnement de nos immeubles.

Alors si on devait appeler le syndic autrement, on choisirait quel mot pour le définir ?

Il est vrai, que changer les intitulés de postes, c’est plutôt la tendance, ces dernières années. Cela rend certains métiers pénibles plus nobles, moins dégradants, plus sexy, plus faciles à reconnaître auprès de tous.

Si on appelait le syndic autrement ?

 

Je vais vous donner quelques exemples, vous allez comprendre :

  • Le maître est devenu un professeur des écoles,
  • La femme de ménage est devenue un agent d’entretien ou agent de surface
  • Une caissière est devenue une hôtesse de caisse
  • La garde-malade est devenue aide ménagère à domicile

Alors si l’on considère que la profession de syndic est un métier mal-aimé et dévalorisant, comment doit-ton la renommer ? Avez-vous des idées ? Voici quelques pistes que je vous suggère :

  • un régisseur d’immeuble
  • un manager de copropriété
  • un responsable de copropriété (déjà utilisé par l’ARC)
  • un administrateur d’immeuble
  • Un gérant d’immeuble (comme au Québec)

Faites travailler votre imagination, c’est parti ! J’aimerais bien avoir votre avis sur la question.

Je vous dis à très bientôt pour la prochaine chronique Hebdo Copro.

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