Report d’un an de la transformation du CITE en prime

Transformation du CITE en prime

A la suite des révélations du journal Les Echos concernant le report d’un an de la prime aux travaux de rénovation énergétique, la CAPEB déplore cette décision et demande au gouvernement de revenir sur les restrictions appliquées au crédit d’impôt transition énergétique (CITE).

 

Un report dommageable à l’activité du secteur du bâtiment

 

Le report d’un an de la transformation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en prime pour certains travaux de rénovation énergétique risque d’être dommageable à l’activité du secteur du bâtiment. En effet, il ne faudrait pas que s’ajoute à cela un nouveau coup de rabot sur le CITE, après celui de juillet dernier sur les menuiseries et les chaudières fioul.

Au contraire, la CAPEB demande au Gouvernement de revenir sur ces restrictions. La campagne FAIRE que le gouvernement vient de lancer ne suffira pas, à elle seule, à rénover les 500.000 passoires thermiques par an.

Remplacer le crédit d’impôt par une prime était une bonne proposition de nature à encourager les ménages à effectuer davantage des travaux de rénovation. Le report de celle-ci ajouté à la diminution du champ du CITE rend impossible le défi de rénover 500.000 passoires thermiques par an.

Patrick Liébus, président de la CAPEB

 

Le Gouvernement doit revenir sur les restrictions prises en 2018

 

Pour pallier le report de cette nouvelle subvention, qui devrait figurer dans le projet de loi de finances le 24 septembre prochain selon Les Echos, il est primordial que le Gouvernement s’engage à revenir sur les restrictions prises en 2018 qui ont consisté à exclure du champ du CITE les menuiseries et les chaudières fioul.

En effet, éradiquer les passoires thermiques suppose de traiter non seulement les systèmes de chauffage et d’eau chaude, mais aussi tous les postes de déperdition, dont font partie les menuiseries. Les exclure du champ du CITE revient à rendre impossible les objectifs de performance fixés par le plan de rénovation énergétique des logements : à savoir une consommation inférieure à 50 KWh / m².

Le CITE est un dispositif bien identifié par les ménages, qui bénéficie à plus d’un million de foyers chaque année. En 2015 il représentait plus de 6,5 milliards d’euros de travaux. L’exclusion des menuiseries et des chaudières fioul diminuera nécessairement le nombre de chantiers.

Patrick Liébus

Alors, que les travaux d’amélioration d’amélioration de la performance énergétique du logement sont moteurs de croissance (+2,5% en un an), une mauvaise configuration du CITE donnerait un coup d’arrêt au marché. Ce qui est certain c’est que la CAPEB suivra de près toutes les évolutions du CITE, y compris sa transformation en 2020 en prime.