Relance du logement : la FNAIM révèle ses propositions

Relance du logement : la FNAIM révèle ses propositions

Pour limiter l’impact de la pandémie et permettre une relance de l’économie, de nombreux plans voient le jour. Dans ce contexte, la FNAIM dresse huit propositions pour un plan de relance du logement. Car l’immobilier est créateur de richesse et d’emplois pour l’économie française.

Le secteur immobilier : créateur de richesse et d’emplois

On l’oublie souvent, mais l’activité immobilière est un secteur majeur de l’économie nationale. En effet, les dépenses globales pour l’achat de logements neufs et existants (terrains et travaux inclus) constituent 337 milliards d’euros ! Dans son ensemble, la filière immobilière représente près de 2,5 millions d’emplois, non-délocalisable.

« L’immobilier a toujours été une pierre de la croissance économique, générant des richesses considérables pour le pays, et, ce qui n’est pas des moindres, des rentrées fiscales à hauteur de près de 80 milliards par an. » -Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM.

À cet enjeu économique de relance du logement s’ajoute l’enjeu sociétal. D’ailleurs l’habitation est une donnée élémentaire pour chacun : un impératif social. Ce qui explique son éternelle définition de valeur refuge. Que l’on soit propriétaire occupant ou bailleur, le marché de la pierre est un actif patrimonial de la classe moyenne et une épargne-retraite.

Le logement : initiateur de la relance économique

La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) a des adhérents TPE, implantés sur tout le territoire. Bien que le Gouvernement se prépare à venir en aide à de nombreux secteurs, l’immobilier ne doit pas se faire oublier. Il doit même être un moteur primordial de la relance.

D’ailleurs, pour Jean-Marc Torrollion : la politique du logement en France repose sur quatre piliers : logement social, parc privé locatif, accession et aide à la personne.

Aussi, le plan de relance repose sur trois principes : l’équilibre des territoires, la rénovation énergétique, ainsi qu’une politique de l’offre concernant l’ensemble de la filière (neuve et ancienne).

Pour la FNAIM, le secteur joue un rôle d’accélérateur de la relance du logement du pays si ces quatre impératifs sont réunis :

  • Créer les conditions générales pour redonner confiance aux Français dans l’avenir,
  • Faire des années futures un support d’investissement solide et attractif,
  • Ne pas envoyer de signaux contraires,
  • Corriger le déséquilibre des finances publiques mises à mal par la crise.

Faciliter la relance du logement selon la FNAIM

Promouvoir la politique du logement

Dans ce cadre, la FNAIM élabore huit propositions concrètes réparties en quatre grands thèmes. En premier lieu, la fédération souhaite promouvoir une politique du logement équilibrée sur tout le territoire. Pour cela, il est nécessaire de mettre un terme au zonage qui concentre les investissements uniquement sur des zones dites tendues.

Par ailleurs, il est proposé d’étendre le dispositif Denormandie dans l’ancien à toutes les villes. En effet, ce dispositif encourage les copropriétaires solvables à remobiliser leurs logements anciens rénovés.

Un dispositif unique pour soutenir la rénovation énergétique

De même, il convient de créer un dispositif unique, simple et universel de soutien aux travaux de rénovation énergétique. Aussi, il faut un dispositif simple qui soit dédié à la rénovation et qui n’exclura aucun profil de ménage.

En même temps, les banques doivent financer les travaux collectifs, quitte à adosser les crédits consentis à des produits d’épargne originaux. Elles doivent soutenir l’effort des ménages. Il s’agit de doubler le plafond des déficits fonciers, imputable sur le revenu du bailleur. Toutefois, le montant des travaux doit être composé pour 40 % de travaux d’économie d’énergie. Notons que ce plafond n’a jamais été réévalué depuis 25 ans que ce soit en collectif ou en individuel.

Réviser les recommandations du HCSF pour la relance du logement

Par ailleurs, la Fédération Nationale de l’Immobilier compte bien lever les obstacles au crédit. Elle envisage de réviser les recommandations du HCSF. Sur ce point, rappelons, qu’en décembre 2020, le HCSF recommandait un taux d’effort qui n’excède pas 33 % et une durée du crédit qui n’excède pas 25 ans. Ces recommandations semblent désormais inadaptées à la nouvelle ère économique et à la nécessaire relance du logement.

Non seulement, les banques renforcent les conditions d’accès aux crédits, mais elles demandent des apports inatteignables pour de nombreux primo-accédants. C’est pourquoi, le PTZ doit être pleinement réhabilité par les banques. Il est considéré comme un apport par les banques et s’avère un des derniers dispositifs d’aide à l’accession à la propriété efficace.

Soutenir les petits bailleurs en mesurant la fiscalité

Enfin, la FNAIM soutient les petits bailleurs qui sont le plus souvent taxés sur le foncier et l’immobilier : : IFI, prélèvements sur l’investissement en logement, impositions sur les revenus immobiliers, taxe foncière, prélèvements sur les mutations… La fiscalité du marché de la pierre représente déjà 100 milliards d’euros. N’oublions pas que l’immobilier doit rester un investissement productif pour les ménages de classe moyenne.

D’autres chantiers ne sont pas à négliger en matière de relance du logement. À savoir que les pouvoirs publics doivent poursuivre et même accélérer la digitalisation du secteur immobilier. D’ailleurs, ce mouvement impacte les assemblées générales de copropriété comme la transaction immobilière. En effet, la digitalisation est indispensable si l’on souhaite moderniser et fluidifier l’ensemble de la chaîne immobilière.

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