Jeunes adultes : pourquoi vivre encore chez ses parents ?

Jeunes adultes : pourquoi vivre encore chez ses parents ?

La part du revenu dédiée aux dépenses de logement s’est accrue pour les locataires depuis les années 2000. De plus, la hausse des prix immobiliers freine l’accession à la propriété. C’est pourquoi vivre chez autrui est une solution alternative pour les jeunes adultes qui ne peuvent pas accéder à leur propre logement.

Ces jeunes adultes vivant chez leurs parents

Vous connaissez ce fameux Tanguy ? Vous savez, ce jeune adulte vivant encore chez ses parents. Aujourd’hui, Monimmeuble vous présente la génération “boomerang” ! Ce sont ces jeunes contraints de venir revivre chez leurs parents. À savoir qu’ils sont 920.000 en France, selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques).

Ce retour intervient le plus souvent à la fin des études ou pour rechercher un emploi (26 %), au cours des études (24 %) ou suite à une rupture ou un deuil (20 %). Vient s’ajouter à ce profil, les 3,8 millions d’autres adultes qui n’ont jamais quitté le cocon familial. La raison la plus souvent invoquée est celle d’un manque d’autonomie financière.

Qui sont ces jeunes adultes ?

Alors qui sont ces 4,7 millions de personnes ? La Drees, dépendante du Ministère de la Santé dresse le portrait de ces jeunes adultes dans une étude publiée récemment. Aussi, on observe que ce sont majoritairement des hommes (57 %) et de jeunes adultes. Sept sur dix (soit 3,3 millions de personnes) ont entre 18 et 24 ans, avec un âge moyen de 22 ans.

« Les adultes vivant chez leurs parents sont deux fois plus souvent au chômage que les occupants en titre (propriétaires ou locataires). » – Pauline Virot, auteur de l’étude.

activité-des-jeunes-adultes-vivant-chez-leurs-parents-drees

Même si les étudiants sont nombreux (42 % des adultes vivant chez leurs parents), ils sont pourtant 58 % à ne plus l’être. Effectivement, près d’un tiers, occupent un emploi et 19 % sont au chômage. À noter que 60 % d’entre eux disposent d’un Bac ou plus.

Les principales raisons pour rester chez ses parents

Sans grande surprise, c’est le manque de ressources financières qui apparaît comme la raison principale du maintien au domicile parental (à 75 %). Pourtant, seul un tiers de ces jeunes quitterait le domicile familial s’il en avait les moyens.

jeunes-adultes-vivant-chez-leurs-parents-drees

Ce sont donc 23% des jeunes adultes qui font le choix de rester vivre chez leurs parents. Même si la plupart ont la possibilité d’avoir un logement indépendant.

Vivre chez son conjoint quand on est jeune représente un risque de précarisation, surtout en cas de séparation. Cette situation concerne surtout les femmes, mais aussi les personnes au chômage ou les salariés en contrat court. À savoir plus de la moitié des trentenaires ou plus qui vivent chez autrui vivent chez leur conjoint. Globalement, dans 13 % des couples, un des conjoints n’est pas l’occupant en titre du logement.

Vivre chez son enfant ou sa famille quand on est adulte

Par ailleurs, les adultes vivant chez leurs enfants sont essentiellement des femmes dans 82 % des cas. On remarque qu’il agit souvent de personnes âgées (71 % ont plus de 75 ans). Pour ces derniers, la contrainte n’est pas seulement financière.

En effet, elle concerne la plupart du temps leur état de santé (47 %). En effet, Le vieillissement entraîne un risque accru de perte d’autonomie et vivre chez son enfant est pour certaines femmes une alternative à la vie en institution.

Rien qu’en France, 340 000 adultes vivent chez un autre membre de leur famille ou chez un tiers sans lien familial. D’ailleurs, 30 % vivent chez leur frère ou leur sœur, 24 % chez le conjoint de leur parent et 20 % vivent chez le(s) parent(s) de leur conjoint.

Ces situations s’expliquent du fait que 27 % sont en couple avec une personne de ce ménage. Dans une autre mesure, 15 % veulent se rapprocher du lieu d’étude ou d’emploi, ou 13 % sortent d’une rupture familiale.

Guide des Pros 2020 (728×150)