Qualité du logement : calculez votre Qualiscore

L’Association Qualitel vient de publier son Baromètre annuel consacré à la qualité du logement, en partenariat avec Ipsos. Cette étude, d’une ampleur inédite, explore les perceptions des Français quant au logement.

Un Qualiscore pour déterminer la qualité du logement

 

L’association Qualitel, en partenariat avec l’IPSOS vient de publier son baromètre annuel consacré à la qualité du logement. Cette étude est d’une ampleur inédite. 80 questions ont été posées et 4.850 personnes ont été interrogées. Grâce aux résultats obtenus, les équipes scientifiques d’IPSOS peuvent déterminer la moyenne nationale du Qualiscore.

Cet indice synthétique permet de noter la qualité perçue du logement sur la base de dix-sept critères de satisfaction. Une note sur 10 est obtenue en pondérant le poids de chacun de ces critères.

D’une part en fonction de sa contribution à la satisfaction globale et d’autre part fonction de l’intensité de la satisfaction exprimée par les répondants. Les sondés déterminent leur satisfaction sur une échelle de 4 allant de « très satisfait » à « très insatisfait ». Cette année, la moyenne nationale du Qualiscore est de 6.8 sur 10.

Mais plus on habite dans une petite commune, plus on est satisfait de la qualité de son logement ! Ici, la fracture territoriale doit se lire à l’envers.

En effet, le niveau de qualité perçue décroît à mesure que la taille de la commune grandit. Le Qualiscore s’élève ainsi à 7 dans les communes rurales, 6,9 dans les villes moyennes, 6,7 dans les métropoles de plus de cent mille habitants et 6,4 dans l’agglomération parisienne.

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Une multitude de facteurs influent sur la qualité perçue

 

Ces chiffres résultent de la conjugaison de plusieurs facteurs. L’un des critères déterminant est la surface du logement. Dans les communes rurales, la surface jugée idéale pour un logement est de 134 m², soit quasiment identique à la surface réelle de 135 m². A contrario, les habitants des grandes villes vivent dans un espace moins important que celui rêvé avec 82 m2 réels contre 105 m2 en agglomération parisienne.

Autre facteur déterminant, l’environnement immédiat. Les habitants de l’agglomération parisienne sont trois fois plus susceptibles d’être dérangés par des bruits venant de logements voisins ou de la rue. 33 % entendent de jour comme de nuit, des bruits venant du voisinage contre 11 % des habitants des communes rurales.

Le statut du logement n’est pas non plus négligeable, le Qualiscore moyen des propriétaires est 7.2 / 10 contre 6 pour les locataires.

Autre élément en jeu, la qualité intrinsèque du logement. Les logements des communes rurales et moyennes devancent systématiquement ceux des grandes villes. Parmi les 5 critères les plus importants, les communes rurales devancent systématiquement les grandes villes.

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La qualité du logement, ça compte !

 

Comme on pouvait s’y attendre, la qualité du logement compte vraiment ! Elle apparaît comme un « avantage compétitif » pour les territoires ruraux et les villes moyennes. Ce qui risque de peser dans l’avenir sur les grands équilibres démographiques et territoriaux. Car la qualité du logement – et la qualité de vie induite – est devenue un élément d’attractivité pour des territoires périphériques ou ruraux.

En effet, c’est dans les petites et moyennes villes qu’on trouve le plus de Français qui déclarent ne vouloir changer de logement « pour rien au monde » !

Le manque de services et de commerces semble ainsi être compensé par la qualité des logements, jugée meilleure.

Au sein de ces territoires, le logement mobilise davantage d’investissement personnel et joue un rôle social plus important. On y est plus souvent propriétaire, on réalise davantage de travaux.

37 % des habitants de communes rurales jugent que les travaux de rénovation et d’aménagement sont un motif de fierté. Et de fait, ils réalisent davantage de travaux, ce qui contribue directement à l’amélioration globale de la qualité perçue de l’habitat.

Un gap entre les anciennes et les nouvelles villes

 

L’observatoire confirme aussi que l’ancienneté du parc impacte nettement la qualité perçue du logement.

Les anciennes métropoles enregistrent les scores les plus bas : 6,2 pour Paris, 6,4 pour Lille et 6,5 pour Marseille.

Seule Nice fait exception parmi les métropoles anciennes avec un Qualiscore de 6,9.

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Pour ces métropoles anciennes, le défi en matière de qualité du logement est encore plus important. Compte-tenu de la densité déjà forte de ces communes, la construction de logements neufs ne saurait être la seule solution. Il faut donc prioritairement axer les efforts sur la rénovation du parc de logement existant pour renforcer leur attractivité.

Quel est votre Qualiscore ?

Jusqu’à quel point êtes-vous satisfait de votre logement ? Faites le test et obtenez la réponse en quelques clics !

« L’hebdo copro », chaque lundi, retrouvez Isabelle DAHAN, fondatrice de Monimmeuble.com pour un point sur l’actualité de la copropriété. Cette chronique est diffusée sur la radio web de l’immobilier : Radio Immo.

En savoir plus sur le Qualiscore

Chronique enregistrée le 14 octobre à 17h30, durée : 5 minutes.

Vous pouvez retrouver cette chronique sous forme de podcast ICI

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