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Qualité de vie, habitants, territoires : Rapport de l’Observatoire des territoires 2014

Qualité de vie, habitants, territoires : Rapport de l’Observatoire des territoires 2014

L’Observatoire des territoires vient de publier son 4e rapport, disponible en ligne. À partir d’études, de données statistiques, de cartographies et d’analyses approfondies, il dresse le panorama des dynamiques et des disparités territoriales.

Au sommaire : 2 parties, 12 fiches thématiques traitant des disparités territoriales en termes de démographie, d’économie, de développement durable et de structuration du territoire, ainsi qu’un dossier thématique consacré à la qualité de vie dans les territoires.

Remis à la ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, le 11 mai, ce rapport 2014 met en lumière les faits saillants qui caractérisent l’évolution de nos territoires, ruraux et urbains, et de leur développement économique et démographique. Constatant que les disparités entre territoires ne sont pas obligatoirement sources d’inégalité, Sylvia Pinel a évoqué « la nécessaire prise en compte, dans les logiques d’aménagement, des besoins des citoyens dans des territoires où l’offre de services vient à manquer ». Elle a ensuite rappelé la fonction du Commissariat général à l’égalité du territoire (CGET) et de son Observatoire des territoires : mettre à la disposition des élus et des décideurs publics des éléments de connaissance et d’information pour mettre en œuvre l’égalité des territoires.

Dans son édition 2014, le rapport relève notamment que :

  • l’importance des pôles urbains, où réside 60 % de la population, structurent les disparités territoriales. Par exemple, les espaces urbains accueillent en moyenne des populations plus jeunes et concentrent la majorité des emplois ;
  • sous l’impact de la crise, les inégalités de revenus progressent plus vivement dans des territoires déjà fragiles ;
  • mesurer la qualité de vie qu’offre un territoire implique la prise en compte simultanée des caractéristiques socio-économiques de la population et des cadres de vie offerts par les territoires.

Le rapport constate aussi une homogénéisation progressive des modes de vie et des comportements, même dans les espaces autrefois considérés comme ruraux. Le modèle urbain s’est peu à peu diffusé des principaux centres urbains vers les centres moyens, puis vers les plus petits.

Ce phénomène résulte d’un rattrapage global des économies et d’une homogénéisation de la structure sociale des espaces : les différentes catégories sociales cohabitent aujourd’hui davantage que dans les années 1960. Cependant, la crise a remis en cause ces phénomènes de convergence. Elle a impacté les territoires et les individus les plus fragiles.

Par ailleurs, les travaux de l’Observatoire indiquent que le modèle de développement métropolitain, qui concentre des métiers très qualifiés, n’a pas vocation à s’appliquer à tous les territoires. L’attractivité résidentielle et touristique de l’ouest et du sud de la France a permis à d’autres espaces de créer des emplois et de mieux faire face à la crise. Ainsi, l’économie présentielle constitue une opportunité de développement pour certains territoires de plus faible densité économique.

À noter : l’Observatoire des territoires a été créé par décret en 2004 et renouvelé en 2011. Il est animé par un conseil d’orientation composé de représentants des différents ministères (au travers de leur service statistique), de représentants des collectivités locales, d’élus nationaux et de personnalités qualifiées. Ses travaux sont coordonnés par la direction des stratégies territoriales du Commissariat général à l’égalité du territoire (CGET).

Lire le rapport dans son intégralité (90 Mo)

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Manda R.

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