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Energie

Plan de résilience énergétique : des mesures pour se détourner des énergies fossiles

Plan de résilience énergétique

En application du plan de résilience, Barbara Pompili facilite le raccordement des énergies renouvelables, des pompes à chaleur et des bornes de recharge. Par ailleurs, le gouvernement annonce 1000 € d’augmentation de maprimerenov’. Ce dispositif entre en vigueur à partir du 15 avril pour tout changement de système de chauffage qui permet de sortir du fioul ou du gaz. C’est une avancée concrète pour faire avancer la transition énergétique du pays.

Plan de résilience énergétique : une accélération de la sortie des énergies fossiles

Le 16 mars 2022, le premier ministre a présenté un plan de résilience pour faire face aux conséquences de la crise en Ukraine. À cette occasion, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a détaillé les mesures concernant la résilience énergétique de la France et l’accélération de la sortie des énergies fossiles.

plan de résilience énergétique

 

En France, près des deux tiers de notre consommation énergétique dépend aujourd’hui des énergies fossiles. Dont une partie est importée de Russie. La volonté affichée par le Président de la République et la Présidente de la Commission européenne est de ne plus dépendre du tout du gaz et du pétrole russes. Et, cela au plus tard d’ici à 2027.

L’enjeu du plan de résilience énergétique est double. Sécuriser l’approvisionnement énergétique dans les mois à venir et accélérer la sortie des énergies fossiles.

La règlementation française impose que les stocks de gaz soient remplis à plus de 85% au début de chaque hiver. Cette mesure est renforcée pour l’hiver 2022. Le Gouvernement a demandé aux fournisseurs de gaz de commencer à remplir les stocks dès à présent. En effet, on doit s’assurer que les stocks soient remplis dès l’été.

Par ailleurs, il est question de Poursuivre l’augmentation des capacités de production de biogaz en France. Notre production a été multipliée par 5 lors des deux dernières années. L’objectif est que le biogaz représente 10% de notre consommation de gaz à l’horizon 2030.




Enfin, le déploiement des énergies renouvelables devrait s’accélérer. Du fait d’une augmentation de 40 % à 60 % de la prise en charge des frais de raccordement pour les installations de biogaz.

Plan de résilience énergétique : une prise en charge bonifiée des coûts de raccordement

La feuille de route énergétique et climatique du gouvernement vise d’une part, à réduire la dépendance aux énergies fossiles et d’autre part, à développer les énergies renouvelables électriques. Ainsi, en application du plan de résilience, il est question du déploiement des pompes à chaleur et des véhicules électriques.

“ Le coût du raccordement aux réseaux peut être un frein au déploiement de certains petits projets. Notamment à ceux qui conduisent à la production d’électricité renouvelable ainsi qu’à l’installation de pompes à chaleur. Diminuer les coûts de raccordement va permettre d’accélérer leurs installations, notamment dans les zones rurales. C’est une avancée concrète pour faire avancer la transition énergétique du pays.” – Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

Les coûts de raccordement des petits projets d’électricité renouvelables seront assurés à hauteur de 60 % contre 40 %.

C’est un tiers d’économies sur les travaux de raccordement pour les petits producteurs. Cela concerne, en particulier les ménages et les projets citoyens.

La loi climat et résilience permet d’augmenter la prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). De fait, cela va réduire les coûts de raccordement des installations de production d’électricité renouvelable. Ceux d’une puissance inférieure à 500 kilowatts.

Un arrêté, qui sera publié dans les prochains jours, porte ainsi à 60 % cette prise en charge au lieu de 40 %. Elle reste dégressive pour les puissances supérieures.

Les coûts de raccordement des pompes à chaleur et des bornes de recharge chez les particuliers et les petits professionnels seront pris en charge à hauteur de 80%.

Un projet de décret d’application de la loi Climat et résilience en cours de consultation sera ainsi soumis au prochain Conseil supérieur de l’énergie. Ainsi, dans les prochains jours, une publication en application du plan de résilience portera à 80% la prise en charge de ces coûts de raccordement.

Le gouvernement annonce 1000 € d’augmentation de Maprimerenov’ à partir du 15 avril

Cette décision intervient dans le cadre de sa politique de réduction de la dépendance aux énergies fossiles et du plan de Résilience. Ainsi, MaPrimeRénov’ sera bonifiée de 1000 € pour tout changement de système de chauffage vers un système renouvelable. Ce qui devrait encourager le remplacement d’une chaudière au gaz ou au fioul.

À noter, cette augmentation prend effet pour tous les dossiers de demande d’aide déposé à compter du 15 avril et jusqu’au 31 décembre 2022. Par ailleurs, à compter du 1er janvier 2023, les forfaits MaPrimeRénov’ pour l’installation de nouvelles chaudières au gaz seront arrêtés.

Ce petit “coup de pouce” sera donc accordé aux systèmes de chauffage renouvelable comme les pompes à chaleur (y compris hybrides) ou les chaudières biomasse. Cela concerne tous les ménages déjà éligibles aux aides MaPrimeRénov’ pour ce type d’opération.

Ainsi, il sera encore plus avantageux pour les ménages les plus modestes de choisir une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse et de se passer du gaz. Ils pourront obtenir jusqu’à 9 000 euros d’aides contre 8 000 euros auparavant. De sorte qu’avec des pompes à chaleur à 12 000 euros, cela conduit à un reste à charge de 3 000 euros. C’est une opération dont le montant serait équivalent à celui pour l’installation d’une chaudière gaz. Toutefois, elle permet par la suite de bénéficier d’économies sur la facture énergétique.

Par ailleurs, les aides MaPrimeRenov’ pour l’installation d’une chaudière au gaz sont amenées à disparaitre progressivement. Ainsi, elles ne pourront plus être déposées à compter du 1er janvier 2023. Ce délai devrait laisser le temps nécessaire aux ménages et aux entreprises pour s’adapter.

Flambée des prix gaz et fioul : quelles solutions pour éviter l’explosion de la facture de chauffage ?

Alors que les prix des énergies continuent de flamber, les Français sont de plus en plus nombreux à chercher des solutions. Ils veulent éviter de voir leur facture de chauffage exploser. C’est le constat de la société Effy qui accompagne les particuliers dans la réalisation de leurs travaux de rénovation énergétique

En seulement une semaine, elle a ainsi enregistré une hausse de plus d’un tiers de demandes. Les familles chauffées au gaz et au fioul, en première ligne face à l’envolée des prix, veulent se détourner des énergies fossiles.

Les demandes ciblées sur les pompes à chaleur ont augmenté de près de 70 % ; + 75 % pour les chaudières bois et + 44 % sur l’autoconsommation solaire.

“ La guerre devrait malheureusement peser lourdement et pour longtemps sur le prix du gaz et du fioul. À l’instant T, personne ne saurait réellement estimer ni jusqu’où ni jusqu’à quand ces prix vont augmenter. Les familles ont donc tout intérêt à envisager dès aujourd’hui des solutions durables pour faire face à l’augmentation des tarifs. L’objectif est de réaliser des économies d’énergie qui permettront de neutraliser au mieux ces augmentations. Tout en conservant une même qualité de vie à la maison.” – Audrey Zermati, directrice stratégie Effy.

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Isabelle DAHAN

Rédactrice en chef de Monimmeuble.com. Isabelle DAHAN est consultante dans les domaines de l'Internet et du Marketing immobilier depuis 10 ans. Elle est membre fondatrice de la Fédération Française de l'Immobilier sur Internet (F.F.2.I.) www.ff2i.org et membre de l’AJIBAT www.ajibat.com, l’association des journalistes de l'habitat et de la ville. Elle a créé le site www.monimmeuble.com en avril 2000.

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