Marché immobilier : vers une baisse des volumes de transaction ?

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Une année 2019, dynamique mais en léger recul.

MeilleursAgents prévoit, une année 2019, dynamique mais en léger recul. Les volumes de transactions devraient légèrement se tasser pour atterrir entre 850.000 et 900.000 transactions dans l’ancien.

Un ralentissement du nombre de nouveaux mandats

 

L’observatoire de MeilleursAgents laisse entrevoir un ralentissement de l’offre avec moins de nouveaux mandats signés mais le maintien d’une demande assez soutenue en particulier dans les grandes métropoles régionales. La stabilité des taux très bas et la légère amélioration de l’environnement économique encouragent toujours les ménages solvables à entrer sur le marché immobilier.

51,7% des quelques 11.000 agences immobilières partenaires de MeilleursAgents interrogées, ont vu leur stock de mandats baisser au cours des 3 derniers mois.

Cependant, comme en témoigne l’indicateur de tension immobilière (ITI), la demande reste bien dynamique dans la plupart des villes économiquement fortes. On observe des surplus de demande de 20% dans les villes de Paris, Lyon, Nantes ou encore Toulouse.

Il est donc tout à fait logique de constater que les délais de commercialisation se réduisent à 42 jours à Lyon et Paris. Mais ce n’est pas le cas à Bordeaux, où les délais de vente continuent de s’allonger : 67 jours contre 60 en décembre. Preuve sans doute de la forte accalmie sur ce marché.

Pour l’année 2019, les volumes de transactions devraient légèrement se tasser pour atterrir entre 850.000 et 900.000 transactions dans l’ancien.

En ce qui concerne les prix en France, ils devraient augmenter de +1% en moyenne tirés par les 10 plus grandes villes (entre +2% et +4%). Le printemps 2019 devrait ainsi confirmer cette dynamique.

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En Seine-Saint-Denis, les prix augmentent plus vite qu’à Paris

 

Avec la moitié des arrondissements à plus de 10.000 €, les ménages parisiens sont repoussés au-delà du périphérique. Ce phénomène de report joue sur les prix de la petite couronne et particulièrement, ceux de la Seine-Saint-denis qui voit ses prix augmenter plus vite de ceux de Paris sur les 12 derniers mois.

Le maintien des prix élevés dans la capitale rend difficile l’entrée des primo-accédants et limite les possibilités d’achat-revente.

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Même si Paris accélère fortement depuis un an (+4,7%) avec un prix moyen au m2 de 9.463 €/m2, la Seine-saint-Denis progresse encore plus fortement de +5,2%. Rien que pour le mois de Février, on a pu observer une augmentation de +0,3%.

Le marché de Saint-Denis est extrêmement dynamique, sur la plaine Saint-Denis, la part des acheteurs en résidence principale est passée de 40 à 70% en un an, au détriment des investisseurs. Il y a une véritable gentrification dans ce quartier. Pour des biens sans défauts et au bon prix, les délais de vente excèdent rarement 15 jours.

Nourredine Benouhoub, ERA Agence immobilière du Stade.

Le Grand Paris devrait redistribuer les cartes de la mobilité francilienne et accélérer l’augmentation des prix dans des villes comme Aubervilliers ou Saint-Denis. Ce département est caractéristique de la situation contrastée de la France avec de grandes disparités sur un même territoire !

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Le contexte actuel est toujours caractérisé par la stabilité des taux à des niveaux toujours bas, des banques toujours aussi agressives sur le plan commercial et un léger allongement des durées d’emprunt à 245 mois en moyenne.

Ainsi, dans les principales villes régionales, le pouvoir d’achat immobilier des ménages reste encore assez bon.